![]() Tout le monde parle du flamenco comme d'une danse ce qui n'est pas le cas. En fait ce mot est utilisé pour désigner différentes danses qui nous viennent du sud de l'Espagne concrètement de la région d'Andalousie. Je passe à vous en décrire quelques'une, ce sont celles que je préfère sans pour autant prétendre que les autres n'ont pas de mérite. Le nombre de danses qu'englobe le terme flamenco est de vingt-quatre.
Les sévillanes, les bulerías, les rumbas, le tango flamenco, le fandango, las seguirillas,
LES SÉVILLANES : Sont colorées tant par leurs musiques que par la robe des danseuses: celle-ci est longue, droite ou ample, unie ou à motifs, ornée d'un un plusieurs volants, les manches sont longues, trois quart ou courtes également ornées de volants, les cheveux sont ornés de fleurs et de "peineta": grand peigne incurvé, servant à retenir un magnifique chignon, un " manton": grand châle en soie uni et brodé complète l'ensemble. Le costume des danseurs est généralement noir composé d'une " chaquetilla": veste courte style boléro, d' une chemise blanche, de pantalons fuseaux et d'une "cinturilla" : large et longue étole rouge ou violette dont ils s'entourent la taille, leur tête est coiffée d'un " sombrero" : chapeau noir et rigide en feutrine ou satin. Cette danse représente la joie de vivre et la chaleur qu'on dans leur coeur les gens du sud. La musique qui l'accompagne peut être lente ou rapide, elle rythme la vitesse à laquelle se déplacent en petits cercles les danseurs. Il faut un partenaire, pour les femmes homme ou femme , pour les hommes impérativement une femme. L'expression du corps et des bras y est très importante, de même que la grâce et la légèreté. Au début de chaque strophes le couple est face à face sans se toucher et petit à petit la féerie commence. . Elles se composent de trois temps et de quatre strophes à chorégraphies différentes, leurs lieu d'origine est Séville.
LES BULERIAS : Danse axée sur la séduction. Des hommes et femmes forment un cercle ( demi ou complet ) au milieu du quel se trouve un danseur/se qui exprime au travers de son corps, ses bras et son visage la sensualité. Ses pas et gestes peuvent être lents ou rapides, il charme, s'insinue et provoque prêtant attention a que ces gestes ne soient jamais vulgaires. Il faut avoir de la force et de la vitesse dans les jambes et pieds pour pouvoir exécuter le " zapateado" qui consiste en battre le sol avec la plante et talon des pieds en variant les sons et ce à certain moments de la chorégraphie. Lentement il se dirige vers quelqu'un de son choix parmi les personnes qui l'entoure et l'invite à prendre sa place au centre, moment auquel il se retire et se met à former partie du cercle. Les femmes sont vêtues d'une longue jupe ample de couleur vive ornée d'un volant au bas celui-ci étant de différente couleur que la jupe, le haut se compose d' un body à manches 3/4 généralement de la même couleur que la jupe, un " mantoncillo " : châle en polyester, de la même couleur que le volant recouvre les épaules et sert à enjolivé la chorégraphie puisqu' il est utilisé dans certains mouvements comme accessoire, les cheveux si ils sont porté longs ne sont jamais attachés car ils font partie du jeu de la séduction, ils peuvent être ornés ou non d'une grande rose à hauteur de l'oreille gauche si la danseuse est mariée droite si elle ne l'est pas . Les hommes portent une chemise cintrée et un pantalon ample tous deux de couleur noir. C'est de toutes les danses faisant partie du flamenco la seule dans laquelle les hommes peuvent exécuter des sauts .Elles se composent de quatre temps, leurs lieu d'origine est Cadiz.
LES RUMBAS : A la base sont d'origine sud américaine, mais les professionnels du flamenco les ont progressivement modifiée pour en faire quelque chose qui se retrouve de par ses modifications entre le tango flamenco et la bulería. Cette variante du flamenco est, avec les sévillanes, la plus dansée dans les bals, discothèque etc... de part son côté festif. Lorsqu'elle est dansée sur scéne elle reste de par tradition le territoire exclusif et en solitaire de la " bailaora" : danseuse. Les mouvements, lorsque celles-ci sont exécutées par une femme d'ethnie gitane, sont énergiques, passionnels, violents, représentatifs de la force de cette communauté ; sinon ils sont harmonieux, gracieux, d'une grande fluidité et comportent un grand nombre de torsions. Les compas sont de quatre temps. L'habit de scène se compose d'une jupe pour laquelle la couleur recommandée mais non imposée est le noir et d'un body à manches longues de même couleur.
LE TANGO FLAMENCO : Cette variante du flamenco est l'une des plus anciennes et, n'a absolument rien à voir avec le: tango argentin. C'est un style de danse très rythmique, vif dont les pas sont très marqués. Conjointement à: la bulería, elle compose l'essence même de la fête du flamenco. Son rythme joyeux et son compas mesuré permettent d'inclure dans cette danse des mouvements d'une grande brillance, très larges et expressifs, les contorsions agiles accompagnées de gestes insinuants y sont de mises. Le compas est de quatre temps, le premier y est silencieux et ce les deux, trois et quatre y sont marqués. La robe utilisée pour la scène est généralement à fond de couleur unie, parsemée de gros pois de couleur différent que celle du fond, les hommes portent en général une chemise et un pantalon noir et attache autour de leur coup un petit foulard rouge. L'origine de cette danse est: Cadiz.
LE FANDANGO : Le fandango est une danse d'un style très ancien et à caractère populaire qui avec le temps a acquis des caractéristiques propres du flamenco. Elle s'exécute en couple, l'homme y a des gestes très courtois envers la femme qui se laisse séduire par le galant, ce qui caractérise cette danse sont les mouvements des bras qui sont larges, généreux et enveloppants. La robe portée sur scéne est généralement cintrée à bretelles et de couleur noir, le costume pour les hommes est également de couleur noir et se compose d'une chemise, d'un pantalon et d'un gilet qui lui est en satin également de couleur noir. Le compas y est de trois temps et est un exemple basique du ternaire ce qui signifie que chaque temps y est divisible par trois. Cette danse nous vient de Huelva.
LAS SEGUIRILLAS: Las seguirillas est une danse austère, sévère, très stylisée et rituel. Elle alterne des mouvements de pieds doux et légers suivis de " zapateados " ce dernier consistant à frapper le sol avec la pointe et le talon ce qui permet un son d'accompagnement au mouvement. Elle est indistinctement interprété pas une femme ou un homme et requiert un fort tempérament de la part du danseur. La solemnité y est d'entrée présentée puisque au début de la danse la personne parcourt la scène de façon lente et sévère. Cette danse s'exécute en marchant de façon rythmique, les pas y sont entrecoupés par des coups secs et sonores produis par le battement du sol par les pieds, le danseur avance puis recule pour se retrouver à la place de départ. Le son des castagnettes accompagne le danseur. La robe utilisé est à traîne accompagnée d'un " mantoncillo ", pour l'homme le costume est composé d'une chemise grise et d'un pantalon de la même couleur. La mesure pour cette danse y est un peu complexe car elle se compose de douze temps ce qui nous donne un compas mixte ou alterné. Cette danse est originaire de Cadiz. |
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