LES 22 EN VACANCES

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Toute ressemblance avec des personnes qui existent ou qui auraient existés, ne pourrait être que fortuite. De même que l’intrique, celle-ci n’est autre chose que de l’imagination. Tous faits ou personnages similaires à cette histoire ne peut être considéré que comme pure coïncidence. Les faits se déroulent aux environ de 1965 L’auteur.


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1 : Le club

C’est un village bien tranquille que ce tout petit hameau situé à quelques kilomètres de Spa et portant toujours le nom de « Creppe ». Je ne pense pas que son nom soit le résultat d’une spécialité culinaire traitant de crêpes, qu’elles soient suzettes, normandes, flambées au grand Marnier ou autre.


Il y a bien sûr une école hôtelière qui est située sur le territoire spadois, mais rien à voir avec le village de Creppe qui se trouvait déjà là bien avant elle.

Quand je dis village bien tranquille, entendons-nous : de temps à autre, une bande de motards vient perturber le calme qui y règne. Ils sont au nombre de 22, et ont crées un club: « LES 22 ». Hé oui, 22 motards dont une fille, et ont comme point de ralliement le garage chez Jérôme.

Jérôme, 45 ans, 1m85 pour 80 kg, cheveux noirs, coupés en brosse, mécanicien moto hors pair, et bien dans sa peau malgré le fait qu’il soit veuf depuis deux ans. Sa femme est décédée en accouchant de jumelles adorables : Caroline et Véronique dont il est naturellement fier, et qui sont devenues les coqueluches du club.

Jérôme possède donc ce garage dont l’activité principale est destinée aux motos. Il répare aussi les voitures et machines agricoles du patelin étant le seul garage dans ce petit village, où il se fait très bien seconder par son contremaître; nous les motards nous l’appelons « Chef ». Il y a tellement longtemps qu’il y travaille (déjà pour le compte du père de Jérôme), qu’on ne sait plus très bien son nom. Bref, nous les 22, ça nous arrange de l’appeler « Chef ». D’ailleurs ici nous avons tous notre surnom.

Voici par exemple Serge : il a 20 ans, on l’appelle « Le casseur ». Il n’y en a pas deux comme lui dans la région pour replier les motos. A croire qu’il veut vraiment faire carrière chez les cascadeurs. En tout cas il n’a pas encore fait de casting pour cette fonction. Quant à sa carrière proprement dite, il travaille chez Jérôme comme aide-mécanicien; ce qui bien sûr l’arrange car il peut retaper les motos qu’il a repliées en ne payant que les pièces, et en travaillant après journée.

Serge n’est pas mauvais garçon, mais je préfère de loin sa sœur Yolande. 22 ans qu’elle a cette Yolande. C’ est une fille ravissante et merveilleuse. En tout cas elle n’a pas sa langue en poche. Toujours prête à mettre son petit grain de sel là où il ne faut pas, Et pas toujours quand il faut, ni parfois même comme il faut. Ha sacrée « Gonzesse » .Vous l’aurez compris, c’ est ainsi que nous l’avons baptisée étant la seule fille du bataillon. Cheveux aux vent, longs et blonds évidemment, possédant une poitrine des plus aguichante, elle vous ferait se retourner un mort dans sa tombe.

Tout le monde a bien sûr essayé de la draguer. Personne à ce jour n’a encore réussi ce tour de force. C’ est vraiment comme dans la chanson de Joe Dassin lorsqu’il dit « Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline, de l’attendre avec un bouquet d’églantines, etc...etc... ». Ben quoi, je vais quand même pas vous chanter toute la chanson, vous n’avez qu’a vous payer le disque. En tout cas, c’est comme cela que çà se passe. A croire vraiment qu’on se butte sur un iceberg détaché de sa banquise, comme celui qui se promène quelque part entre l’Inde et Madagascar, et qui se joue de tout en ne voulant pas fondre.

Nous avons quand même remarqué que cet iceberg (entendez par-là « la Gonzesse » ou Yolande si vous préférez) aurait l’impression de fondre lorsqu’il est en présence de Jérôme. En effet, Yolande s’intéresse vivement à celui-ci, et essaye par tous les moyens d’attirer ses bonnes grâces.

 

Elle s’est proposée dernièrement à Jérôme comme secrétaire bénévole, tout en faisant un stage chez lui, car elle a fini ses études de secrétariat et a obtenu son diplôme avec mention. Il faut croire que Jérôme n’a rien compris ou n’a pas voulu comprendre, car il lui a répondu que pour l’instant il n’avait besoin de personne. De toute manière Yolande ne se tient pas pour battue.

A chaque fois qu’elle peut, elle s’occupe des enfants de Jérôme qui l’adorent. Elle ne lésine pas sur les moyens. Une glace par-ci, un tour de manège par-là, une petite ballade de temps à autre, un passage à la piscine, quelque fois un petit cinéma, sans oublier aussi les jours de baby-sitting quand Jérôme est submergé, bref tout ce qui tombe sous la main pour se faire accrocher royalement par ces jumelles. Toutes choses que leur adoré papa ne sait pas faire, non pas parce qu’il ne veut pas, mais bien parce que trop souvent pris par son travail.

Il y a ensuite un petit groupe de quatre : « Les inséparables ». Ce sont des joueurs de belote. Ils ont tellement la belote dans le sang qu’ils ont réussis l’exploit de pouvoir la jouer en moto ! Figurez-vous ! Maintenant bien entendu, on trouve cela normal, avec les ordinateurs actuels qui sont de plus en plus petits, et avec les gsm nouvelle génération il faut s’attendre à tout. Un vrais régal quand ils jouent à la belote. Ce sont Patrick, Gunther, Joseph et Pierre. Tous les quatre ont 25 ans. Des gaillards solides qui n’ont pas froid aux yeux et dont il vaut mieux avoir comme amis plutôt que comme ennemis.

Patrick tout d’abord, dit « Le tatoué ». Ancien marin ayant bourlingué et navigué sur toutes les mers, y compris la Mer Noire, la Mer Rouge, mais pas la mer de Charles Trenet (tout comme dans la chanson « Un clair de lune à Maubeuge » (chanté par Bourvil) dont vous n’avez qu’a acheter aussi le disque si vous voulez écouter les paroles.

 

C’est durant cette période qu’il s’est fait faire les innombrables tatouages qu’il a sur le corps, en passant par le traditionnel cœur transpercé d’une flèche, le petit papillon, sans oublier le sempiternel « Je t’aime » (moi non plus...chanson de Serge Gainsbourg - oui je sais, vous pouvez aussi acheter ce disque), une belle nana sur une moto de rêve évidemment, et en terminant par un boa qui fait trois fois le tour de son corps. Bien sûr je ne peux pas énumérer tous les tatouages qu’il a, le mieux serait de le voir au naturel tellement il est resplendissant.

 

En tout cas, méfiez-vous des marins, ce ne sont pas des enfants de cœur, surtout lorsqu’ils ont le vent en poupe.

Gunther le moustachu, ou « Moustache ». Aussi fier de sa moustache qu’un paon peut l’être quand il fait la roue. Il fait office de sorteur dans un dancing de la région. Ben quoi, on gagne sa vie comme on peut, et un proverbe dit bien qu’il n’y a pas de sot métier.

 

En tout cas, mis à part le tout premier mois, étant donné qu’il n’était pas connu, il n’y a plus de bagarre dans ce dancing. Comme il risquait de se rouiller, il s’est inscrit dernièrement dans un club où l’on pratique la boxe française. Cela lui permet de garder la forme tout en se défoulant afin de conserver tous ses réflexes.

Joseph, c’est « Pipo ». Pourquoi Pipo ? On n’en sait fichtre rien. Il faudra qu’on se renseigne pour savoir ce qui peut motiver ce surnom. En tout cas il n’est pas gros notre Pipo; mais il faut bien se garder des faux maigres. Un jour je l’ai vu faire tout seul le nettoyage par le vide d’un bistro, où cinq crétins voulant jouer aux fiers à bras se sont retrouvés vite fait bien fait au devant de la porte. Ils ont valsés dans les airs à une vitesse vé prime, et cela sans casser une seule vitre ! L’air de rien Pipo !

 

On dit de lui que c’est un braconneur né. Aussi bien pour la pêche que pour la chasse, dont il ne possède aucun permis, il connaît toutes les ficelles et les endroits où se placer, car au grand jamais il n’est revenu bredouille. De plus, il est rusé comme un renard, on n’a jamais réussi à le prendre sur le fait. Le garde forestier qui doit le pincer, à mon humble avis n’est pas encore né.

Pierre, connu sous le nom d’« Hercule ». Un routier super sympa, doté d’une force herculéenne, vous avez tout à fait compris pourquoi ce surnom d’Hercule. Une de ses spécialités entre-autre est le bras de fer. Vous savez, ce jeu qui consiste à coucher le bras de son adversaire sur la table.

 

Ce jeu (qui serait plutôt une épreuve de force) en général se joue à deux; chacun des adversaires est placé en vis-à-vis, coude contre coude et appuyés contre la table, la seconde main levée pour bien montrer qu’on ne s’en sert pas pour avoir un avantage quelconque, et où chacun force l’autre a abaisser le bras.

 

J’ai déjà vu des joueurs corser le jeu en ajoutant uns planche remplie de clous, d’autres placer une bougie de chaque côté, ou des morceaux de verres, et aussi une fois avec des scorpions (mais çà c’était dans un film dont je ne me rappelle plus le titre). Enfin bref, à ce jeu-là, notre ami Hercule est toujours actuellement invaincu. Et si je peux vous donner un conseil (malgré qu’on ne suive pas les conseils qu’on vous donne, allez savoir pourquoi, mais tant pis pour vous, un homme averti en vaut deux), ne le provoquez pas à ce jeu-là; certains des candidats qui ont voulu à tout pris le tester, se sont fait déchirer le muscle du biceps ou casser le bras carrément.

 

Cela ne l’empêche pas pour autant d’être quelqu’un d’aimable et serviable. Besoin d’un coup de main pour déménager, Hercule est là pour vous aider à porter le piano du grand-père, la commode de la grand-mère, vous savez, celle qui ne se démonte pas (mais non, pas la grand-mère; les anciens meubles c'était quand-même plus solide que maintenant), où de tout autre objet dont vous êtes incapable de déplacer tout seul.

Notre regard est ensuite attiré, chose incroyable mais pourtant vraie, vers un gars à la tenue impeccable, irréprochable. Pas un seul faux plis ne vient froisser le beau costume que voici. D’allure bien stylée, genre britannique si vous voyez ce que je veux dire, ne cherchez plus, vous avez bien deviné, c’est naturlich de John qu’il s’agit.

 

Il mérite bien son surnom : l’« English », qui lui va comme un gant (même s’il en porte une paire). Toujours bien nippé, de la tête aux pieds, et qui plus est, ne se promène jamais sans son parapluie. La raison qu’il nous a donnée : « On ne peut pas faire confiance aux avis météo, quels qu’ils soient, ici en Belgique ou ailleurs ».

 

Mais nous savons aussi que c’est pour une autre raison, car figurez-vous que nous avons appris que son parapluie pouvait se transformer en une splendide épée. Encore un gadget et une personne qu’il vaut mieux éviter si on ne veut pas se faire piquer. John, l’« English », a évidemment décidé (cela va de soi, avec le surnom qu’il possède) d’apprendre l’anglais par la méthode « Assimil ».

 

Comme ses parents sont riches, il n’a pas besoin de se tracasser question finances, et encore moins pour ce qui est boulot. Il aurait bien trop peur de souiller ou froisser ses vêtements par le travail qu’il devrait fournir, et de ce fait, laisse les emplois à ceux qui veulent bien travailler. On a eut beau lui dire « Le travail c’est la santé », il répond immanquablement sur l’air bien connu de Henri Salvador « Rien faire c’est la conserver ... » pour le reste de la chanson, achetez le disque (c’est bien connu).

Ayant pour lui les moyens, il se permet d’être toujours à la mode. Cela l’amène parfois dans des situations un peu cocasses, comme le jour où nous l’avons vu vêtu d’une jupe ! Oui oui, j’ais bien dis une « jupe ». Un jour, un créateur un peu farfelu, a décrété naturellement que les hommes pouvaient porter la jupe. Après tout, pourquoi pas, puisque les femmes, elles, mettent bien des pantalons; ce qui est dommage car elles perdent non pas leur vertu, mais leur féminité ! Ce jour-là en tout cas, nous n’en pouvions plus; nous avions mal au ventre tellement nous avions ri.

Une tache sombre vient faire contraste dans ce joli tableau, car voici qu’apparaît André dit « le Fauché ». A croire qu’il n’a rien d’autre a se mettre que les seuls vêtements que nous lui connaissons : un pantalon blue-jeans, une chemise à carreaux style écossais, des chaussettes couleur marron, des souliers noirs, et si c’est en hiver, vous lui rajoutez un pull col roulé bleu, et une veste fourrée grise plus une paire de gants en laine pour les grands gels. Je n’ais pas dis pour autant que c’était un sale garçon ! Non, mais plutôt le genre « je m’en fou », et un peu délaissé.

Il est au chômage depuis qu’il a quitté l’école, et il serait temps pour lui de trouver du boulot. Il faut dire aussi qu’il est orphelin et a toujours été en pension. Dans le fond, c’est un bon gars; toujours prêt à rendre service. Jugez plutôt : quel que soit le problème, excepté financier naturellement, il se décarcasse pour vous dépanner.

 

Il peut vous dire où trouver le timbre qui manque à votre collection, le disque version originale que vous recherchez, la pièce de rechange d’une ancêtre (voiture ou moto), et je vous parie même qu’il vous indiquera aussi où vous procurer le bouton de culotte le plus original. Vous devez prendre le train, avec lui pas de soucis, il connaît les heures de départ ou d’arrivée par cœur (celle de la région spadoise bien sûr, pas celle du pays, faut pas pousser quand même).

Vous en voulez plus ?

 

Il vous conseillera d’acheter cette boîte de conserve au Sarma plutôt que dans un Delhaize; certains produits blancs dans tel ou tel magasin, et un article dans cette droguerie au lieu d’une autre. Bien que ne possédant pas beaucoup d’argent, il vous dira d’aller dans ce restaurant si vous désirez bien manger et bon marché, ou si vraiment le cœur vous en dit (mais à vos risques et périls) cet autre restaurant où l’on mange mal et où l’addition est comme un coup de fusil (parfois à deux coups si on s’est fait accompagner !).

 

Une petite réparation à faire, un coup de peinture à donner, un coup de main quelconque, hé bien faites-lui confiance, cela vous reviendra moins cher que d’appeler le spécialiste. En tout cas n’hésitez pas à faire appel à ses services pour la bonne occase, car c’est son hobby préféré que de flâner dans les magasins.

Deux gars sont en train de se disputer. Y aurai-t-il du grabuge au sein du club des 22 ?

 

Un cercle vient de se former où l’on entend des cris d’encouragement tantôt envers Rogier, tantôt envers René. Allez maintenant savoir qui est Rogier et qui est René. Car bien sûr comme vous l’avez compris, il s’agit là de vrais jumeaux (remarquez que je n’ais pas dis « deux jumeaux », parce que dans ce cas ils auraient étés quatre; or on sait que des jumeaux sont toujours à deux, mais tout le monde fait cette erreur !). Ce qui de toute manière ne nous arrange pas lorsque l’on appelle l’un des deux. Ils n’en font qu’à leur tête et viennent toujours ensemble; à croire qu’ils aiment bien narguer celui (ou celle) qui a appelé l’un d’eux.

Tout motif leur est bon pour entamer une bataille. Il suffit d’un rien, et les voilà qui se chamaillent comme chien et chat pour un oui pour un non. Faut dire qu’ils pratiquent la lutte en simples amateurs, mais veulent se lancer dans le monde du spectacle, car ils aiment faire les clowns, ainsi que de la prestidigitation (ouf, je l’ai dis sans me gourer). Ce sont eux qui animent nos soirées d’hiver et qui sont également réquisitionnés à l’occasion de chaque fêtes organisées pour un des membres du club, ou parfois aussi dans les maisons de retraites de la région, auxquels ils apportent un peu de gaieté aux pensionnés.

On n’oubliera pas non plus Albert. « Pépé » que nous l’avons baptisé. C’est le plus âgé du club des 22. Il a 45 ans, et nous sommes fiers de l’avoir dans notre groupe. Pensez donc ! Chaque fois que l’on va pique-niquer, qui c’est qui nous fait à manger ? C’est notre ami « Pépé ».

 

Un véritable virtuose de la cuisine, peu importe quelle soit française, grecque, italienne, chinoise ou japonaise, il l’a pratique comme un art. Sa devise est : « Pour bien manger, il faut d’abord bien cuisiner, et pour bien cuisiner, il ne faut pas être pressé » (mais non voyons, pas comme un citron !). Rien que d’en parler, j’ai les papilles qui se mettent à danser, car avec lui on s’est toujours bien régalé.

 

Bien sûr il pratique cet art également dans son restaurant auquel vous êtes évidemment conseillé d’y faire un passage. Son restaurant porte le joli nom de : « C’est ici qu’on les pètes ! ».

 

Oh, n’y voyez certes pas une allusion quelconque et vulgaire, le nom qu’il a choisit n’a rien à voir avec les mauvaises pensées qui vous viennent à l’esprit ! Non, c’est de patates ici qu’il est question. Ces pommes de terre en question sont cuites sur des braises (en Wallon, on appelle cela des pétées crompires ! Ou quelque chose dans ce genre. Excusez l’orthographe wallonne mais je ne suis pas un grand spécialiste).

J’ais maintenant l’honneur et la joie de vous présenter notre « Don Juan » national. Il s’appelle Christian. Ce n’est pas un Adonis, ni le plus beau de notre comité, mais il possède une façon bien à lui de racoler les nanas qu’il s’envoient derrière la cravate, si toute fois on peut parler comme çà.

 

Elles (les nanas), tombent toutes dans le panneau; il leur demande de venir admirer ses estampes japonaises ! La curiosité des filles est bien connue; toutes veulent savoir ce que c’est des « estampes », et elles disent oui naturellement. Une fois arrivée sur place, la conversation ayant entre temps changé de sujet, volontairement ou de façon involontaire, allez savoir, cela se termine toujours par un jeu de jambes en duo.

 

Méfiez-vous mesdames (et vous aussi mesdemoiselles) lorsqu’une personne vous invite chez elle à venir voir ses estampes japonaises (ou chinoises). Vraiment , on ne connaît qu’un seul échec chez Christian : celui de la « Gonzesse ». T’a déjà oublié qui c’est ? Ben voyons c’est la sœur de Serge, l’iceberg, Yolande, celle qui courre après Jérôme !

Bon ! Passons à autre chose. Sujet bien différent dans notre assemblée.

 

Figurez-vous que nous avons « le Sportif » de haut niveau dans ce fameux club. Sportif c’est beaucoup dire ! Mais voyez un peu, à côté de notre « Don Juan », voici venir le « Roi du flipper », qui n’est autre que Claudy. Fort difficile de lui prendre sa place lorsqu’il est comme une sangsue collée à son sport favori.

 

Nous, nous appelons cela un jeu ! Lui il dit un sport ! Dernièrement, il a ramené un flipper chez lui; il en a même acheté un miniature qu’il emporte avec lui lors de nos randonnées. En tout cas il est la terreur des cafetiers, et également celle des cafetières (mais non, pas l’ustensile qui sert à faire du café, vous savez bien que cafetier au masculin, fait cafetière au féminin), c’est toujours lui qui rafle les prix lorsqu’ils organisent un concours.

 

Nous , nous faisons toujours office de figurants pour faire augmenter le nombre des candidats, et à la dernière minute, qui s’inscrit en catimini ? Eh bien le « Roi du flipper », notre bon copain Claudy. Du coup notre moral est à zéro. Nous perdons tous nos moyens, et le premier prix s’envole chez Claudy. Malgré cela, lorsqu’il gagne le prix, Claudy a bon cœur, et la plus part du temps, il en fait cadeau à celui qui aurait bien aimer le gagner.

Comme toute société qui se respecte, j’ai aussi l’avantage de vous présenter François notre avocat de l’année. Bien entendu, on ne peut pas encore l’appeler Maître car il doit seulement passer sa thèse dans un an.

 

C’est notre « Intellectuel ». Déjà très calé; c’est d’ailleurs sur ses conseils judicieux que Jérôme a gagné un procès intenté par une drôle de bonne femme qui se disait enceinte de lui. Chose complètement absurde qui a été réfutée et de toute évidence prouvée. Il avait suffit de demander un test ADN pour prouver qu’effectivement Jérôme était bel et bien innocent, mais la bonne femme en question s’est désistée. Elle a préférer se retirer sur la pointe des pieds. Nous avons appris plus tard qu’en fait d’enfant, elle avait un gros ventre en mettant un coussin.

Il y a aussi Constant le « Flic », Marc surnommé « Popeye » à cause de sa pipe; Léandro dit le « Rital » vu ses origines, Antoine communément appelé « Barbe Noire » tellement celle-ci est épaisse et noire de surcroît. Charles, le « Rouquin », ben oui quoi, vous avez bien devinez que c’était sa chevelure qui en est responsable. Tiens, voici Bernard le « Plouc » de notre bataillon; il est en permission aujourd’hui. Trois mois encore et ce sera la démob pour lui, sans oublier la virée traditionnelle en ces cas-là. Sauf s’il décide de faire carrière à l’armée, son nouveau surnom est déjà tout trouvé. On lui a réservé « Adonis ». Ce n’est pas un Dieu naturellement, mais physiquement c’est le plus beau de notre groupe. Hé oui, que voulez-vous, l’armée çà vous forme son homme.

Comme je suis impardonnable, j’allais oublier notre Luis Mariano national dit le « Rossignol ». Il s’agit bien sûr de notre guitare accompagnée de son Johnny. Evidemment vous avez compris et automatiquement rectifié par Johnny et sa guitare.

 

Il connaît tous les tubes de l’année. Une nouveauté sort, et Johnny se met à l’ouvrage en l’apprenant par cœur. Il connaît le répertoire complet de Luis Mariano qu’il imite parfaitement. Ses disques sont toujours d’actualité (ceux de Luis bien entendu, et vous pouvez toujours vous les procurer chez votre disquaire attitré). Il fait partie aussi des copains qui animent nos soirées avec les jumeaux (non, pas Luis, mais Johnny).

Ais-je bien présenté tout le monde ? Voyons un peu, nous sommes 22. Il y a eut Serge et sa sœur Yolande, Les 4 inséparables joueurs de belote (Patrick, Gunther, Joseph et Pierre). Cela nous en fait déjà six. Viennent ensuite John l’english, André le fauché, les jumeaux René et Rogier, et Pépé le cuisinier. Cela en fait encore quatre. Pardon , cinq car (répétition) tout le monde sait que les jumeaux vont par deux. Donc nous en sommes à onze. Je vous ais ensuite parlé de Christian le Don Juan, Claudy le sportif, notre avocat François, Constant le flic, Marc et sa pipe, Léandro le rital. Si le compte est bon nous obtenons dix-sept. J’ais continué par la barbe-noire d’Antoine, Charles le rouquin, Bernard le plouc et Johnny le rossignol. Conclusion : j’en ais oublié un. Ha oui, maintenant je me rappelle qui c’est. Le voici qui passe justement : l’« Eclair ».

L’éclair, c’est notre petit futé japonais. En réalité il s’appelle Shu-Yen. Pourquoi l’éclair ? Parce que simplement comme tout japonais qui se respecte, Shu-Yen est passé maître dans les arts martiaux. Un vrais Samouraï. Il est tellement rapide dans ses exécutions qu’on ne voit pas comment il procède lorsqu’il se bat. Le judo, le karaté, le jiu-jitsu et tous les autres noms imprononçables, font partie de ses sports favoris. Je crois que tout le monde comprend cela.

 

Autre corde à son arc, c’est un passionné de l’électronique et de la photo. Il reçoit par ailleurs régulièrement les dernières nouveautés bien avant qu’elles ne soient commercialisées. En effet, il a pour mission de tester tous les appareils que fabriquent ses parents. Du plus simple au plus sophistiqué, pouvant servir aussi bien à l’amateur qu’au professionnel, sans oublier pour autant l’espion genre OSS 117, Dereck Flint ou encore James Bond 007.

Et voilà. Le premier tour d’horizon s’est terminé par la présentation de toute cette association. Nous pouvons dès à présent entamer la lecture du prochain chapitre en ayant soin avant de passer à la page suivante.

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2 : Faux départ

C’est ainsi qu’au mois de juillet, par une belle journée ensoleillée, comme on en voit rarement chez nous, que tout ce beau monde s’apprêtait à partir en congés. On entendait chanter les oiseaux dans ce vert feuillage qui nous entourait de toutes parts. On voyait virevolter les hirondelles bien haut dans le ciel, sans l’ombre d’un nuage à l’horizon, signe de bon présage. Un soleil éclatant déjà levé depuis quelque temps, annonçait doucement dans la clarté de cette matinée, qu’il allait réellement nous gâter.

C’était la veille, pour nous les 22, que nous avions décidés de partir en congé, en accompagnant Jérôme. Celui-ci avait organisé sa période depuis bien longtemps, et ne s’attendait vraiment pas à nous voir tous arriver, et l’accompagner dans sa période de festivités. Il avait pour ce faire choisi ce lieu de délices bien connus de la ville de Paris.

 

On se voyait déjà conquérir cette capitale, montés sur nos chevaux d’acier. Ce jour-là donc, il régnait une effervescence au village et plus particulièrement chez Jérôme qu’on attendait encore. Il faut dire qu’il était très prévoyant, et avait voulu à tout prix emmené avec lui un atelier roulant afin de pouvoir réparer les dégâts qui auraient pus y avoir en route. .

Enfin, le moment tant attendu de tous arriva. Tout le monde était en selle, excepté Jérôme, ses deux filles, Caroline et Veronique, ainsi que le Chef, qui avaient pris place dans la voiture de Jérôme. La remorque (atelier roulant) était fixée. Tout avait été contrôlé. Nous pouvions démarrer. On n’eût pas à le dire deux fois, déjà nous faisions hurler nos moteurs de plaisirs.

Alors que le convoi se mit en route, dirigé de mains de maître, en l’occurrence par l’ami Constant (notre flic adoré, car il a déjà fait sauter plus d’une contravention dans notre club), le facteur Jules, car il s’agissait bien de lui, criait à tue-tête et fonçait comme un taureau enragé en disant : « Arrêtez, arrêtez bon sang ! Il y a une lettre express pour Jérôme ! Mais arrêtez donc bon Dieu ! »

Bien sûr, Jérôme est en tête du convoi et n’entend strictement rien dans sa voiture. Il n’entendrait pas plus pour la cause si même il était hors de sa voiture ! Cela, vous vous en doutez ! Avec toute cette pétarade des 22, ce n’était certes pas une mouche qu’on entendrait voler. Imaginez le tableau, où chacun de nous y va de bon cœur avec la poignée de gaz, et où chacun a tour de rôle en met un peu plus.

 

Vrrroum, vrrroum, vrrroum, et re vrrroum, vrrroum, vrrroum, et re re vrrroum, vrrroum, vrrroum. Un véritable concert, un peu comme dans une symphonie (pas celle de Mozart ni de Beethoven, ou tout autre bien connu comme Strauss, etc ...etc... - adressez-vous à votre disquaire !!!).

Heureusement pour Jules (le facteur), Serge avait des ennuis avec son carburateur. Son moteur était noyé (non il n’a pas coulé), et Serge n’avait pas pu démarrer en même temps que les autres. A dire vrai, il n’avait pas démarré du tout ! Déjà il s’énervait sur sa machine qui pourtant avait été révisée la veille. Il avait beau essayer de la mettre en marche, mais la moto avait l’air d’être aussi têtue que l’ami Serge.

Ce que voyant le facteur, Jules profita de l’occasion inespérée qui lui était offerte, piqua un sprint digne de Gaston Roulaents (un marathonien et champion olympique bien connu en ces temps-là), et réussi l’exploit de rejoindre notre bon ami Serge. Il était heureux Jules ! Il était heureux mais tout essoufflé ! Tout essoufflé d’avoir couru (Gaston était naturellement plus jeune que notre bon Jules).

 

Il était aussi essoufflé que Serge, qui lui n’avait pourtant pas couru. Après les trois bonnes minutes de récupération nécessaire pour rétablir enfin sa respiration normale, Jules eût enfin le loisir d’expliquer la situation à Serge. Il fallait à tout prix remettre cette lettre express à Jérôme.

Donne-la moi dit Serge, je la lui remettrais en mains dès que je l’aurais rattrapé.

Je ne peux pas affirma Jules, c’est interdit par notre règlement et je n’ai pas envie de me retrouver au chômage.

T’a pas besoin d’avoir peur de ce côté-là, je ne dirais rien à personne; de plus, tu sais que c’est mon patron et que nous partons en vacances. L’avance qu’il a déjà prise et le temps que je mette pour le rattraper, il aura encore fait quelques bons kilomètres. De plus si cette machine ne se dépêche pas de vouloir démarrer, il faudra encore plus de temps, et plus encore si on commence à discuter comme de vieilles grands-mères qui veulent à tout prix avoir raison toutes les deux.

Ca va dis Jules, prends la lettre mais surtout ne la perd pas. Je vais te pousser, et que ceci reste bien entre nous. Serge pris la lettre et la plaça dans une de ses sacoches.

Ils coururent ensuite tous les deux en poussant la moto. Enfin, après une bonne vingtaines de mètres, le moteur commença à tousser (non, il faut pas donner du sirop à la moto), émit les signes d’explosions. Serge en profita pour sauter sur son engin, mit les gaz à fond, et la moto démarra.

 

Elle démarre si bien que Jules en perd l’équilibre et fait sûrement le plus beau plongeon de sa vie ( bien qu’il soit difficile de nager sur une route) et certainement la plus rapide expédition de lettres de sa carrière. Vous pouvez naturellement imaginer le tableau d’ici (qui n’est pas peint par Van Gogh, pas plus que par le Titien ou Rubens ou qui sais-je encore quelqu’un d’autre), non, son sac s’est complètement vidé de tout son contenu.

 

Pestiférant contre tous les motards de la terre, Jules se relève tant bien que mal, et commence à ramasser le courrier étalé sur ce macadam qui déjà commence à chauffer.

Entre-temps, Serge qui n’avait rien remarqué, tout heureux d’avoir pu démarré, n’avait qu’une seule idée en tête : « rattraper et prévenir son patron aussi vite que possible ». Il fonçait à toute allure notre bon ami Serge. Aussi vite, si pas plus vite que le grand Agostino ( vous savez, celui qui fut une dizaine de fois vainqueur en 500cc sur le circuit de Francorchamps), et tout ça pour rattraper Jérôme.

Bien entendu, le convoi s’était arrêté après avoir effectué quelques kilomètres, s’étant aperçu de l’absence de Serge. Ils l’attendaient tous avec impatience, se demandant encore ce qu’il pouvait bien fabriquer et la raison pour laquelle il était en retard. L’impatience ne devait plus durer longtemps car au bout de cinq minutes, le dit bolide annoncé quelques lignes plus haut (pas Agostino bien sûr) arrivait à grande vitesse. A si grande vitesse que Serge n’y vit que du feu.

Nom de Dieu ! S’écria-t-il, les apercevant plus tôt qu’il ne pensait, mais réalisant trop tard qu’il était en train de doubler le convoi. Il freina à mort, rétrograda toutes ses vitesses, mais beaucoup trop vite à l’insu de sa moto. On entendit plusieurs craquements et l’on se demandaient tous ce que c’était. On apprit plus tard en fait que les pignons de la boîte de vitesse n’avaient pas résistés, et qu’ils avaient perdus plusieurs dents chacun (non, pas chez le dentiste) et qu’il faudra les remplacer !

Entre-temps, Serge dérapait sur une distance de trente mètres en se demandant comment cela allait finir. La réponse ne tardât pas à suivre. Dix mètres après le convoi, il y avait un tournant avec un petit mur en pierres du pays, et en contrebas un ruisseau. Le muret en question a retenu la moto, tandis que Serge effectua un plongeon dans un style tout à fait différent que ceux fait par Johnny Wesmuller ancien champion national (de son pays!) mondial et olympique, et qui a été engagé dans beaucoup de films pour faire Tarzan !

 

Il fut amorti (mais non pas Tarzan, Serge voyons) par l’eau bienfaisante du ruisseau. Il venait de prendre encore, et une fois de plus, une fameuse pelle (jargon employé en moto pour celui qui fait une chute). Heureusement pour lui, plus de peur que de mal. Ce qui n’était pas le cas de sa moto, qui avait plus de mal que de peur, lorsqu’on regarde cette dernière et qu’on découvre l’état lamentable de celle-ci.

Shu-Yen dit « l’Eclair », naturellement était en fête, car bien sûr, toujours à l’affût, de façon à pouvoir tester son matériel éblouissant, ne rata pas l’occasion de mitrailler, à l’aide de ses appareils, cet exploit formidable (et peut-être unique en son genre), depuis l’arrivée du bolide jusqu’à l’atterrissage forcé, se terminant de façon un peu trop humide pour cet énergumène de casseur.

Yolande arrivant sur les lieux, et voyant toujours son petit frère assit au beau milieu des flots, s’écria : « Bravo, mais pourquoi ne m’as tu pas dis que tu devais encore prendre ton bain ? On t’aurait attendu sans pour cela avoir besoin de te faire remarquer ».

 

Sur quoi Serge répondit : « Tu as bien raison sœurette, lance-moi donc le savon que j’en profite un peu; cette eau est vraiment délicieuse et avec le temps que nous avons actuellement, cela me fait du bien. N’oublie pas de m’apporter du bain mousse, et en sortant referme la porte, tu sais que j’ai horreur des courants d’air ».

Belote, re-belote et dix de der, annonça Pipo en montrant ses dernières cartes. Comptant les points, il dit : « 6 pour vous, 10 + 2 de la belote font 12 pour nous ». A toi les cartes Hercule, dit-il en les lui donnant. On continuera plus tard la prochaine donne; allons un peu voir la cause de tout ce remue ménage. Nous avons nous aussi le droit de nous marrer.

Tous, nous étions tous venus aux premières loges. D’abord pour voir la moto bien sûr (car comme vous le savez, chez les motards, la moto c’est sacré!), et ensuite pour prendre malgré tout des nouvelles de l’infortuné Serge qui venait allègrement de quitter cette route.  Yolande profita d’un instant d’accalmie pour fredonner cet air bien connu des enfants de chez nous en vogue actuellement :

 
« Un petit canard au bord de l’eau, il est si beau, il est si beau, un petit canard au bord de l’eau, il est si beau qu’il est tombé dans l’eau. Plouf ! »


Ha ! Ha ! Ha ! C’est malin ! Hein !
Et très spirituel surtout venant de ta part lui dit Serge, alors que tout le monde riait à gorge déployée. Si tu viens me rejoindre, on pourra fredonner ensemble le second couplet. Nous ferions il me semble un duo de choc. Qu’en penses-tu ?

Non merci lui dit Yolande, rappelle-toi que je me suis déjà baignée ce matin à la maison. Et puis d’ailleurs je n’ais pas l’habitude de me montrer en spectacle, d’autant plus que tu ne paie jamais de droit d’entrée. Et toc, en voilà encore une de bien placée pour ta gouverne ! Serge se décida enfin à se relever. Il lui fallût un sérieux coup de main pour remonter sur la route. Tant bien que mal, la malheureuse moto termina momentanément sa course dans l’atelier roulant de Jérôme.

Notre zélé Constant ( le flic bien aimé ) n’avait pas perdu son temps; très occupé en ces instants, réglait la circulation et faisait évacuer les badauds, afin d’empêcher qu’il n’arrivât un bouchon. A propos, pourquoi dit-on toujours un bouchon? Un bouchon c’est normalement pour mettre sur une bouteille; et j’ais beau regarder autour de moi, mais pas l’ombre d’une bouteille à l’horizon.

 

J’aperçois bien un tesson de bouteille, sûrement encore un touriste quelconque qui prend notre si belle région pour une vulgaire poubelle. Ce n’est pourtant pas les poubelles qui manquent. Non content de vous embêter ( pour ne pas dire « emmerder ») en roulant royalement à trente à l’heure, au premier arrêt qu’ils font, c’est un cendrier que l’on voit miraculeusement se vider dans la nature. Après cela, il faut appeler les pompiers pour éteindre l’incendie qui ravage souvent de belles contrées.

Enfin bref, notre problème n’est pas là pour l’instant, et notre ami Constant a déjà assez de boulot comme cela sans devoir en plus s’occuper des malpropres qui du reste n’attendent généralement pas qu’on leur courent après.

Le chef, très affairé autour de la moto, constatait les dégâts. Hum ! Fit-il l’air soucieux. La roue avant bien voilée, le phare n’est plus relié sur la moto (on dirait qu’il a pris une nouvelle fonction, indiquer l’endroit où il faut faire attention. Il faudra aussi l’alimenter! Peut-être qu’il y aura un emplois à pourvoir!). Toujours en train de faire le relevé des dégâts, le chef constate avec effroi que la boîte de vitesse est en compote.

Chef ! Demande Yolande, tu ne pourrais pas te renseigner auprès de la firme pour savoir si elle fabrique des pignons en roseaux ?

 

En roseaux beugla Serge ! T’es dingue ou quoi ? Ca ne va pas dans ta caboche ? Non mais voyiez-vous ça ! En roseaux ! Et puis d’ailleurs pourquoi spécialement en roseaux, et pourquoi pas en plastic ou en papier mâché ?

Si tu avais eu de meilleures notes en français rétorqua Yolande, tu saurais que dans la fable de Jean de la Fontaine « Le chêne et le roseau », il y fait mention de cette phrase bien connue : « Le roseau plie mais ne rompt point », d’où l’intérêt qu’il y a d’ avoir des pignons en roseaux.

HA HA HA ! S'esclaffa le rouquin. C’est la meilleure de l’année lui dit-il plié en deux; au moins tu ne serais plus embêté avec tous ceux que tu as cassés ! A ta place, je ferais breveter cette idée géniale.

Enfin Serge réussi quand même à prévenir son patron que le facteur avait une lettre expresse à lui remettre. Avec les événements qui viennent de se dérouler, il oublia de dire qu’il avait celle-ci dans une de ses sacoches.

 

La malheureuse moto de Serge sur la remorque, et déjà le chef se mettait à l’ouvrage. Le fauché, en l’occurrence André, invita Serge à prendre place derrière lui. Le convoi se remit en route non plus pour Paris, mais retour en arrière, comme dans le jeu de l’oie ou comme dans un replis stratégique au moment d’une grande bataille, pour ensuite mieux sauter.

Lorsque nous arrivons en vue de notre beau village, au centre de celui-ci, on aperçoit un tableau bien étrange.

 

Tous les habitants sont sur la place. Ils se bousculent à qui mieux-mieux pour récupérer leur correspondance. Car au moment du drame qui s’est produit rappelez-vous, après avoir poussé la moto, quelques villageois ayant assistés à cet incident, ameutèrent la population, tant et si bien, qu’il n’y avait même plus de place pour y mettre un chat.

Il n’en fallait pas plus à notre ami Claudy, qui profitant de cet arrêt momentané et prolongé, alla exercer ses talents sur le flipper du café du coin. Je ne sais pas pourquoi on dit toujours « le café du coin », celui-ci étant placé dans un virage, on devrait plutôt dire « Le café du coin de la rue qui tourne ».

 

Quelques autres motards en profitèrent aussi pour se rincer le gosier. Serge offrit un verre à André pour le remercier, Johnny en profita pour mettre une tune dans le bastringue (juke-box de cette période pour les illettrés), Christian voyant une occasion de plus pour draguer en profita en essayant d’amadouer la nouvelle petite serveuse qui n’en demandait pas plus, connaissant bien sa réputation.

On ne sait pas comment elle y est parvenue, toujours est-il que cette fouineuse de Yolande se trouve au premier rang. A croire qu’elle est plus petite qu’un chat !

 

Bravo Jules s’adresse-t-elle au facteur, pour une fois tu as été rapide aujourd’hui dans la distribution de ton courrier; c’est une méthode qui demande réflexion et que tu devrais approfondir !

 

C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd répondit Jules. Je vais aujourd’hui même envoyer une pétition à la régie, et demander une autorisation au maire pour installer une aubette sur cette place. Ceci m’évitera de marcher les kilomètres inutiles, d’avoirs des ampoules (pas électriques) ou des cors (mais non, pas des cors de chasse) aux pieds. Autre avantage, j’aurais enfin du temps libre pour aller pêcher la truite les après-midi. Merci Yolande pour ta bonne idée.

Au bout d’un quart d’heure, la place s’était vidée. On pouvait apercevoir par-ci par-là, les chats enfin heureux de reprendre possession de leur bien et gambader de nouveau dans les sentiers, ou jouer au chat perché. Finalement Jérôme put s’adresser à Jules pour recevoir son enveloppe.

Comment ! S’écria Jules très étonné ! Je l’ai remise moi-même à ce petit morveux de Serge, qui pour me remercier après l’avoir, m’a laissé en cadeau ce somptueux vol plané. J’en suis encore tout contusionné, et j’espère bien que cela n’arrivera pas aux oreilles de mes supérieurs, car je pourrais alors m’inscrire au chômage. En tout cas si je me rappelle bien, je l’ai vu placer l’enveloppe dans une de ses sacoches. On s’en assura auprès du chef qui l’ayant effectivement trouvée, vint la lui apporter.

Tout est bien qui fini bien dans cet épisode. Jérôme rassura Jules en lui disant que cette épopée ne sera pas divulguée, et qu’il ne devait pas s’en faire en ce qui concerne les oreilles de ses supérieurs. C’est quand même pas vous, amis lecteur de ce roman, qui aller créer des ennuis à notre bon Jules n’est-ce pas ?

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3 : Changement de programme

 

C’était une lettre qui venait de France; de Gérardmer plus exactement, expédiée par un notaire: maître Beaucannon. Ayant tout entendu, car Jérôme lisait à voix haute, une petite voix saugrenue s’exclama : avec un nom pareil, il ne doit pas coucher dehors celui-là ! Bien sûr vous avez reconnu sans aucune difficulté, que seule la gonzesse pouvait ainsi s’exprimer; car c’était bien d’elle qu’il s’agissait.

Cher Monsieur Jérôme, ainsi s’intitulait la lettre de maître Beaucannon, j’ai la désagréable mission de vous faire part du décès de votre arrière cousin Germain. Celui-ci étant resté sans famille, vous êtes son dernier parent, et j’ai l’agréable surprise de vous annoncer par cette missive que vous êtes le légitime héritier de tous ses biens. Il y a parmi ceux-ci une grande demeure dotée d’un garage abritant deux poids lourds semi-remorque entre autre. La liste étant trop longue à énumérer, je vous prie instamment de vous mettre en rapport avec moi dans les plus brefs délais.

Je vous prie etc... etc... , formule de politesse réglementaire, digne d’un haut fonctionnaire comme peut l’être un notaire. Suivent au bas de la lettre, l’adresse de l’étude, celle du domicile privé, ainsi que le téléphone personnel de monsieur Beaucannon.

Jérôme n’en revenait pas. Il relut encore une fois la lettre en se disant que cela n’était pas possible, que ce n’était pas vrais, que c’était sûrement une blague et que de toute façon il ne connaissait aucun arrière cousin Germain. Il vérifie encore une fois l’enveloppe par acquis de conscience, qui visiblement lui est bien adressée. C’est certainement une erreur fini-t-il par dire. En tout cas mes parents ne m’ont jamais parlés de cet arrière cousin Germain.

Qu’il soit cousin, cousin germain ou qu’il s’appelle Germain, tu n’as rien à perdre lui dit François notre brave intellectuel. A ta place je téléphonerais de suite pour savoir de quoi il en retourne exactement. Au moins, tu serais fixé rapidement.

Tu as raison lui répondit Jérôme; je vais lui téléphoner immédiatement pour éclaircir cette histoire qui à première vue me parais invraisemblable.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Jérôme compose le numéro de téléphone du notaire Beaucannon, et obtient ce dernier au bout du fil dès la troisième sonnerie.

 

Après une période qui n’en finissait pas pour nous, ben quoi comprenez-nous, nous attendions pour partir en vacances et nous revoici case départ (sans passer par le START comme au Monopoly). Tout ce qu’on entendait de la part de Jérôme, c’étaient des : « oui oui, oui bien sûr, évidemment, mais certainement, non non, mais non, mais non (pas comme dans la chanson, je ne sais plus de qui, et si cela me reviens je vous le fais savoir), oui oui bien volontiers, entièrement d’accord, etc... etc... ».

 

Vous avouerez qu’avec une conversation pareille, il y avait de quoi y perdre son latin, surtout que ce n’est pas ma branche préférée ni même celle de l’english, et qu’il est hors de question de se présenter à un concours pour remporter la palme d’or ! Néanmoins, nous pûmes enfin (c’est pas trop tôt de vous le dire) après une demi-heure de palabre, entendre parler Jérôme.

Comprenez-nous (oui je sais , je me répète), nous étions tous là autour de lui, et nous n’avions rien saisi de cette belle, longue et étrange parlote. Ce que Jérôme parvînt à dire de cohérent en final au téléphone, ne nous renseigna toujours pas sur le comment et le pourquoi de la chose, car il venait de dire pour seule et unique phrase complète : « C’est entendu cher maître, et vous remercie pour votre obligeance ».

Pantois, que nous étions ! Tous, sans exception. Et alors là, les questions commencèrent à pleuvoir malgré la journée ensoleillée en cette belle matinée d’été.

Et alors ?
Que s’est-il passé ?
C’était ton cousin ?
Que t’a-t-il laissé ?
Que lui est-il arrivé ?
Est-ce qu’on part en congé ?
De quoi est-il mort ?
C’est un grand garage ?
Avait-il des motos ?
Quels genre de poids lourds ?
Quel âge avait-il ?
Est-ce une blague ?
Tu vas vraiment hériter ?
Combien t’a-t-il laissé ?
Il te connaissait bien ?
Il avait beaucoup d’ouvriers ?
Il était très riche ?
Germain, c’était son nom ?
ON l’a liquidé ou quoi ?
Qu’as-tu appris sur sa mort ?
Que t’as dit le notaire ?
Quand dois-tu y aller ?

Chacun de nous en avions posé une à tour de rôle sans jamais lui laisser le temps d’y répondre.

 

Non mais vous vous rendez compte du micmac qu’il y avait ? Jérôme ne savait plus par quel bout commencer. Ben oui quoi, je voudrais vous y voir moi, affronter courageusement question après question, sans avoir le temps de répondre à la première, et qu’on vous en balance 22 d’affilée (pire qu’un interrogatoire à la P.J.), j’aimes autant vous dire qu’après avoir entendu la vingt-deuxième, vous ne vous rappelez même plus celle de la vingt-et-unième, alors pour ce qui est de la première, je vous en laisse seul juge. Car bien entendu, vous pouvez les compter, il y en a eu 22; hé oui, puisque nous sommes 22 !

Bon ! S’écrie Jérôme ! Y a plus de question ? Je peux enfin parler ?
Oui reprirent en cœur les 22.
Hé bien voilà, nous n’allons plus à Paris.
Oh ! fit l’assemblée des 22.
Nous allons à Gerardmer annonça Jérôme, et c’est moi qui vous invitent tous.
Oui ! Hourra ! Vive Jérôme ! S’écrièrent-ils en le portant d’emblée comme s’il s’agissait d’un trophée.

Rassemblement du peloton s’écria Bernard dans la joie. En rang par deux à la file indienne que je voie trois têtes annonça-t-il gaiement. Allons, allons ! Exécution !

Mais c’est qu’il est doué avec ses dons cachés notre petit mirliton ! Aurait-il la délicate intention de faire carrière dans l’armée ?

 

Toujours est-il que tout le convoi s’était miraculeusement reformé. Notre brave André proposa toujours et aussi gentiment de prendre Serge en charge, car avec ce qui s’était passé auparavant il ne possédait plus de véhicule, et de plus le Chef, n’ayant pas perdu de temps, avait déjà commencé et démonté ce qui était encore récupérable de sa moto.

Le premier départ initial avait été effectué ce matin à huit heures; il en est maintenant onze, autrement dit toutes ces émotions nous ont fait perdre trois heures. Et c’est ainsi, le cœur plein d’allégresse, que nous nous remîmes en route. Cette fois ce fût donc vers Francorchamps que nous nous dirigeâmes.

Avant de continuer, je dois vous signaler que notre ami Shu-Yen (l’éclair) avait dût auparavant courir à la poste chercher un colis énorme et pesant. Jules le facteur était trop chargé et de toutes façons n’aurait jamais su l’emporter, tellement le paquet était important par sa grandeur et son poids.

Quand Shu-Yen est revenu, il était vêtu d’une façon plutôt bizarre. Visez-moi un peu cet accoutrement ! Marmonna la Gonzesse ! Un véritable Samouraï chevauchant une moto se dirige droit sur nous.

 

Heureusement , nous avions reconnu la moto de Shu-Yen, car il nous avait quand même fait un peu peur. On lui signala malgré tout que le carnaval était fini depuis belle lurette. Il nous répondit que c’était sa nouvelle combinaison de motard que lui envoyaient ses parents, afin de tester cette dernière, et plus particulièrement le casque qui l’accompagnait.

Arrivé sur le circuit de Francorchamps, quelques motards zélés profitèrent de l’aubaine pour lancer leur machines à plein rendement. Yolande ne resta pas en arrière, car elle aussi aimait bien la vitesse.. Il faut dire qu’elle conduisait aussi bien que la plupart des garçons du club. Ils firent de cette façon une sorte de course sur un tour complet du plus beau circuit du monde pendant que Jérôme et les autres motards roulaient à leur aise.

C’était plus par jeu en se défoulant, que pour concourir, mais ils firent tout le tour du circuit (en ce temps-là il faisait 15 kms de long) et retrouvèrent le reste de la bande à la sortie du virage de Stavelot. Peu de temps après, nous arrivions aux abords de Vielsalm.

Vielsalm, ville charmante où nous décidons de faire une halte pour nous restaurer légèrement. Chose que nous approuvons pleinement puisque nous avions déjà faim (les émotions cela creuse aussi), et tant qu’à faire, une petite infos touristique sur Vielsalm ne peut faire de mal à personne:

« Chaque année, le soir du 20 juillet, les macralles s'emparent des clés de la ville et on peut ensuite assister à un étrange sabbat mettant en scène le grand Belzébuth en personne assisté de nos étranges sorcières.
Cette soirée se déroule en plein air dans le décor de la colline du Tiennemesse à deux pas du camping de Vielsalm.

On y retrace, en wallon, quelques anecdotes cocasses arrivées à quelques Salmiens lors de l'année écoulée.
A cette occasion, des personnalités locales mais aussi des personnalités marquantes du monde politique, artistique, de la télévision ont l'honneur d'être intronisé.

Lors de cette cérémonie, ils enfourchent un balai et prononcent la formule traditionnelle: "Sôte Mirôte out hayes et bouhons" : saute Mirôte par dessus les haies et les buissons. Mirôte pourrait être le nom d'un chat et une allusion au prince de Mérode qui fut crucifié pour sorcellerie. Ces personnalités reçoivent ensuite le titre de "baron des frambâches" (myrtilles ) »
Infos trouvées sur le site de la maison du tourisme de Vielsalm.

Pour en revenir à nos moutons, pardon, nos motards, tout le monde avait déjà planté leur moto sur leurs béquilles respectives; il ne restait plus que Shu-Yen qui semblait éprouver quelques difficultés. Tu as perdu ton train d’atterrissage demande Yolande ?

Oh non, ce n’est pas çà répondit Shu-Yen; mais je n’ais pas eu le temps d’apprendre toutes les astuces de cette moto, et suis toujours en train de chercher.

Comment, dit Yolande ? Cela fait plus d’un an que tu possède cette moto, et tu veux me faire croire que tu ne sais plus où se trouvent les béquilles ? Si tu racontes une pareille ânerie à un cheval de bois, tu peux être certain de ramasser un coup de sabot dans les gencives.

Ah ! Voici ce que je cherchais dit Shu-Yen en feuilletant son petit livre au caractères japonais. Il faut pousser une fois sur ce bouton pour ...

Oh ! fis Yolande. En voilà une surprise ! Tu as transformé ta moto ? Pourrais-tu faire la même chose sur la mienne ? Cela me ferait vraiment plaisir, et me rendrais la tâche plus aisée, surtout que je suis une femme.

Tu n’y es pas lui dit Shu-Yen. C’est ma toute nouvelle moto. Jules avait bien dit : « un colis énorme et pesant » n’est ce pas ? Eh bien, il y avait également ceci fit-il en lui montrant sa moto. Comme tu le vois, c’est la réplique exacte de celle que je possédais et que j’ais laissée en échange, car l’emballage comprenait les frais de retour de l’ancienne. Et c’est comme cela que personne n’a rien remarqué.

Et d’après les indications de ce petit bouquin, en appuyant deux fois dessus, on fait rentrer les béquilles. Voyons un peu ! Mais c’est un truc épatant ce machin-là ! Ce qui est mieux encore, et toujours d’après le livre, même en terrain accidenté, la moto reste bien droite; cela grâce aux bras télescopiques des béquilles qui sont indépendants l’un de l’autre, et gardent la moto sur un plan stable et parfaitement horizontal.

Formidable ! Allez, viens, on va manger lui dit Yolande.

Comme de bien entendu, c’est Claudy qui le premier, en raison du flipper, repéra l’endroit où nous passâmes une heure agréable.

Nous reprîmes la route en direction de Baraque Fraiture, en passant par Houffalize et Bastogne. Routes magnifiques et rectilignes, permettant une partie de cartes aisée à nos énergumènes; j’ai nommé: Tatoué, Pipo, Moustache et Hercule.

Shu-Yen profita lui aussi de ces belles routes. Pendant l’heure où ils avaient fait un break pour se restaurer, il avait eu le temps de lire son mode d’emploi en entier; il ne lui restait plus qu’a passer à la pratique. Chose qu’il fit à merveille car il réussi à filmer nos quatre compères sur deux donnes. Formidable annonça-t-il lorsqu’il eu fini, je vous ais cadré tous les quatre sur les deux derniers jeux que vous venez de faire et cela sans que vous vous en doutiez.

En effet dit Tatoué; j’ai bien vu que tu tournais autour de nous et je me suis demandé à plusieurs reprises ce que tu pouvais bien manigancer. Je comprends aussi pourquoi j’ai perdu ces deux jeux, je faisais trop attention à ce que tu faisais au lieu de m’occuper de mes cartes. Cela m’apprendra à faire plus attention lorsque je joue. Au fait, comment t’y es-tu pris ?

A la prochaine halte, je vous expliquerais cela en détails leur promis Shu-Yen.

Lorsque nous arrivâmes à Bastogne, pause pipi annonça Jérôme, ses enfants avaient besoin de se soulager. Au moment de repartir, Caroline demande à son père si elle pouvait accompagner Yolande sur sa moto. Il fit oui de la tête, et, rayonnant de joie elle sauta derrière Yolande.

Véronique s’apprêtait à pleurer car elle aussi aurait voulu aller en moto. Yolande voyant déjà perler deux petites larmes dans ses yeux l’embrassa et lui dit : je te promets de te prendre dans dix minutes si tu es bien sage et si tu ne pleure plus. C’est d’accord ? Alors fais-moi ton plus beau sourire et montre que tu es une grande fille.

Voilà qui est bien mieux ainsi. Tu es plus belle quand tu ris que lorsque tu pleure. A tantôt lui dit-elle en l’embrassant à nouveau.

Dix minutes plus tard, elle ramenait Caroline et prenait Véronique à sa place. Tu vois dit Yolande, maintenant c’est ton tour, puis après ce sera Caroline, et puis on recommencera encore plusieurs fois. Tiens-toi bien pour ne pas tomber, je ne veux pas qu’il t’arrive un accident. Accroche-toi bien à ma ceinture.
Tu y es ? On peut y aller ?

Oui oui fit Véronique qui riait. Tu n’as pas peur hein, demande encore Yolande avant de démarrer ?
Non non assura Maryline . Cela fit la joie des deux enfants qui bien entendu firent la promenade plus de deux fois, car Yolande accepta ce manège jusqu’à la frontière française.


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4 : Petits problèmes à la douane


Nous voici arrivés à la frontière belge. C’est dommage, je n’ais pas su prendre mon enregistreur avec moi; on a eut quelques petits problèmes assez cocasses aux deux douanes et qui valaient la peine d’être enregistrées. Cela a commencé par la douane belge avec Antoine. Vous vous rappelez, barbe noire ! Eh bien oui ! A cause de sa barbe ! Trois douaniers zélés, en quête de galons ou d’avancement, ont pris notre brave Antoine pour quelqu’un faisant partie de la bande à Baderre !

Non mais vous vous rendez compte, notre pauvre Antoine; il ne ferait même pas de mal à une mouche. Toujours est-il qu’il fut encadré par deux douaniers pendant que le troisième le tenait en respect avec son arme, et qui de plus avait retiré la sécurité. Rien que d’y penser, j’en ais encore froid dans le dos.

Figurez-vous qu’il aurait suffit au douanier d’éternuer un bon coup, pour que celui-ci sans le vouloir, le transforme en passoire. Heureusement, il n’y eut pas de mauvais plaisantin pour lancer un nuage de poivre sur le pif de ce douanier. De toute façon, Pépé enferme toujours bien ses épices en contrôlant si tout y est.

Au poste où on l’emmena, (mais non pas Pépé, Antoine voyons), on a tout vérifié : sa carte d’identité, son passeport, son permis de conduire. Ils ont même tiré sur sa barbe (mais non pas au pistolet), pour voir si elle n’était pas fausse. Au bout de trente minutes, force était aux douaniers qui n’avaient rien trouvé, d’avouer qu’ils s’étaient leurrés (et moi je dirais foutus le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate si pas plus bas).

 

Pendant ce temps, un autre douanier, le sourire aux lèvres, s’était approché du rouquin ; il croyait avoir affaire à Humberto Tozzi le chanteur italien.

 

Charles un peu rassuré, car il trouillait visiblement, accepta volontiers de lui signer l’autographe demandé, et dont il libella de la façon suivante : « A ce corniaud de douanier qui m’ayant vu arriver m’a confondu par la chevelure au personnage qu’il a nommé, à savoir Humberto Tozzi ». Et c’est signé Charles le Rouquin. S’il vous plaît fait-il en lui rendant son calepin.

 

Merci répondit le douanier bienheureux. Charles bien sûr n’a pas demandé son reste quand il lui a dit d’avancer. C’est seulement après un démarrage fulgurant que le douanier prit la peine de jeter un coup d’œil sur son carnet, qu’il s’aperçu avoir été roulé. Il était trop tard pour le rappeler, et nous, nous avons bien rigolés.

 

Vînt ensuite le tour des jumeaux.

Rien à déclarer demande le douanier ?

Si fait Rogier ; mon frère a changé les cartes d’identité, et ne veux plus me rendre la mienne.

 

Ah ! Ah ! Fait le douanier en fronçant les sourcils ! Il demande à René si cela est bien vrai ! (On voit bien que le douanier ne connaît rien sur les caractéristiques de jumeaux, triplés et autres enfants multiples !) C’est en tout cas une question à ne pas poser !

 

Bien sur que non répond-il au douanier, je ne me permettrais pas une chose pareille.

 

Menteur ! Lui cria Rogier abandonnant sa moto et sautant sur son frère.

 

Une bagarre, et une de plus était en route. Au bout de trois minutes, le douanier parvint à les séparés, et les tirant par les oreilles (comme on le fait aux petits enfants), et leur dit : « Venez avec moi, nous allons de-suite régler ce petit quiproquo, et je l’espère pour vous, une fois pour toutes !

 

Il les emmène dans un bureau et les fait asseoir. Bon, expliquons-nous clairement comme l’eau de la fontaine leur dit-il ; moi j’ais tout mon temps ; j’ais encore deux heures de service à faire, ensuite mon collègue me remplacera pendant huit heures, qui se fera lui-même remplacer par un autre pour le même temps, et ainsi de suite jusqu’à éclaircissement complet et définitif de cette énigme. Vous voyez ce que je veux dire ?

 

Pas besoin d’attendre s’écria Yolande par la fenêtre qui était ouverte, en s’adressant au douanier ; je connais la réponse et peux vous assurer qui est Rogier et qui est René.

 

C’est pas vrai repris ce dernier, elle n’a jamais couché avec moi pas plus d’ailleurs qu’avec mon frère.

 

Moi peut-être pas repris Yolande, mais je tiens cela de Solange.

 

Oh ! La saloppe ! Dit Rogier. Ainsi tu as profité de ma dispute pour pouvoir la baiser s’adressa-t-il à son frère. Elle ne perd rien pour attendre cette garce ; ça va être sa fête quand nous rentrerons des vacances.

 

Ca ne sera pas du tout sa fête rétorqua Yolande, car elle avait lieu le 10 mai. Vous n’y êtes vraiment pas tous les deux. Le jour que soit-disant Solange aurait baisé René, eh bien ce n’était pas elle.

 

Ce n’était pas elle ! Reprirent en cœur les jumeaux. Qui était-ce alors, Le père Noël sans doute, vu que c’était à cette période que cela s’est passé ?

 

Pour tout vous avouer entama Yolande, vous savez bien tous les deux que le père de Solange est séparé et que sa mère habite du côté de Liège. Mais ce que vous ne savez pas, et, que beaucoup de villageois ignorent, parce qu’il y a deux ans qu’ils habitent dans notre région, c’est que Rosalie est la sœur jumelle de Solange. Elle est toujours restée chez sa mère, alors que Solange avait préféré son père. L’année passée, pendant les vacances de Noël, elles ont décidées mutuellement de changer. C’est-à-dire, que Solange est allée chez sa mère, tandis que Rosalie venait chez son père.

 

Solange savait que Rogier avait une cicatrice, celle de l’appendicite, qui n’est visible qu’en certains moments. Moments bien sur dont vous vous doutez ! Elle a donc demandé à Rosalie qu’elle s’arrange pour savoir si René en avait une aussi, car elle avait peur de se tromper de jumeau. Petite chose qu’elle réalisa sans éveiller vos soupçons, car rappelle-toi Rogier, que vous vous êtes disputés pour une broutille. En réalité tu t’étais disputé avec Rosalie, mais tu ne pouvais pas naturellement le savoir.

 

Ensuite ce fut un jeu d’enfant pour Rosalie, qui ayant le champs libre par cette broutille, s’est arrangée pour faire tomber René dans ses filets qui n’étaient autres que ses draps de lit bien douillets. Pas vrai hein René ? Le jeu en valait la peine ; tu pensais faire râler ton frère, qui sans le savoir a participer bien malgré lui à cette mésentente. La différence qui existe entre les jumelles est la même que la vôtre ; Solange a également eue l’appendicite, n’est-ce pas Rogier ?

Aucun des deux n’avaient acquiescé, et demeuraient comme deux rond de flanc, tellement l’étonnement était grand. A poil cria le douanier ! Voici enfin la clé de la solution.

 

Bon gré, mal gré, et sous l’œil amusé de Yolande qui en profita pour se le rincer, ils s’exécutèrent tous les deux. Même à poil on ne peut pas les reconnaître par derrière assura Yolande après avoir admiré et comparé les deux paires de fesses.

 

Le douanier, le sourire aux lèvres, en s’adressant à Yolande : « Je vous remercie pour votre aimable collaboration mademoiselle ; vous pouvez dès à présent vous retirer. » Quand à vous mes gaillards, vous pourrez vous rhabiller lorsque vous aurez apposez vos empreintes digitales sur vos cartes d’identités respectives. Ceci vous évitera à l’avenir d’exhiber à nouveau votre anatomie, car si vous ne le saviez pas, il n’existe aucune empreinte identique, même si se sont des jumeaux.

 

Vous nous devez 500 balles dit René au douanier.

 

Comment çà répondit le douanier ?

 

Ben oui quoi ! Quand on va au spectacle, ne faut-il pas payer une entrée ? Et encore, soyez content, c’est un prix de faveur qu’on vous a fait, on ne compte pas la TVA, ni les frais de déplacement !

 

Un prix de faveur, la TVA, les frais de déplacement, et quoi encore ? Non mais voyez-vous cela ! Et pourquoi pas le service compris tant qu’on y est ? Vilains garnements, foutez-moi le camps immédiatement si vous ne voulez pas que je vous transforme en purée fit le douanier en virant au rouge.

 

Pas mal hein René, notre petite diversion ? Yolande a pu passer sans danger fit Rogier.

 

Scrogneugneu murmura le douanier, c’était donc çà ! Empoignant le téléphone, il prévînt aussitôt le poste des douanes françaises. Pendant ce temps les jumeaux s’étaient évaporés.

 

Non mais t’es dingue lui dit Rogier ? Qu’es-ce qui t’a pris de raconter une ânerie pareille ?

 

A notre tour de rigoler un bon coup fit René. On peut aussi s’amuser un peu non ! Tiens, d’ailleurs regarde ! On va se marrer.

 

Yolande effectivement ne comprenait rien à l’effervescence des douaniers français occupés a fouiller sa moto et ses bagages.

 

Non mais qu’est-ce que vous espérez trouver s’indigna-t-elle ? L’atomium en pièces détachées ? Peut-être pour vous l’échanger contre ce vieux tas de ferraille dressé au milieu du Champs de Mars ou de je ne sais plus quelle planète ? En tous les cas, je serais une belle idiote d’avoir fais un si grand détours, vous savez ici en Belgique nous avons de bonnes notions de géographie !!!

 

Apparemment cela n’a pas l’air d’être çà ! Voyons un peu et réfléchissons bien ! Ah ! Mais voilà ce qui pourrait vous intéresser, comment n’y ais-je pas pensée ? C’est le Manekenpis que vous cherchez ?

 

Que voulez-vous que nous fassions de votre Manakenpis ?

 

Sait-on jamais répondit-elle, vous pourriez très bien l’utiliser pour alimenter vos cours d’eaux lorsqu’ils sont asséchés.

 

Je vois fit le douanier le plus proche ; mademoiselle aime faire de l’esprit ; mademoiselle a beaucoup d’humour ;  voyons un peu maintenant si mademoiselle sait apprécier le strip-tease ; ce programme vous convient-il mademoiselle ?

 

Il m’ennuie ce type avec ses « mademoiselle », son vocabulaire n’est pas des plus varié fit Yolande !

Mais bien sûr « môssieur » que j’aimes le strip-tease ; c’est pas parce que je suis une femme que je n’aimes pas regarder les belles choses dit-elle.

 

Malheureusement pour vous dit le douanier, ne vous en déplaise, mais la strip-teaseuse ici, c’est vous !

 

Comment hurla-t-elle de nouveau indignée ? Et puis de quel droit voulez-vous que je me déshabille ? Ha ç’à non alors ! Vous ne l’emporterez pas au paradis celle-là! D’ailleurs je veux parler à mon avocat !

 

Auriez-vous quelque chose à cacher fit le douanier ?

 

Moi ! Sûrement pas ! Vous auriez bien trop de plaisir à me pincer « môssieur ».

 

Alors je vous prie d’accompagner cette dame qui se fera plaisir de …

 

Et qui vous dit que je vais me laisser faire par cette …Oh ! Siffla-t-elle d’admiration ! Vous auriez pu me prévenir ; je pensais avoir affaire à une matrone ! Et que vois-je ? Une poupée ravissante. Dommage madame que vous soyez de service, nous aurions pu nous amuser un peu toutes les deux. Sur ce, elle lui emboîte le pas.

 

Je m’appelle Francinette fit la jeune dame. C’est ma première semaine. Je viens de terminer mes études, et le ministère m’a envoyée ici faire mes premières armes. Je vous offre un café car je me suis bien amusée à vous entendre mettre en boîte mon chef de service. En tout cas il ne l’a pas volé cette fois. Il doit être vert de rage. Il prend tout le monde d’un peu trop haut, il se croit arrivé ! Vous me plaisez sur ce point.

 

Oh mais si cela vous plaît vraiment, on peut encore en rajouter un peu en partant ; faite-moi confiance il n’a pas encore terminer avec moi, j’aimes aussi m’amuser. Vraiment vous êtes charmante Francinette, si je peux vous appeler Francinette, moi c’est Yolande, on va rire encore un peu.

 

Trois minutes plus tard, Yolande sortait triomphante. Hé voilà « môssieur » le douanier, Francinette n’a rien trouvée. Elle est très belle, très gentille , et nous nous sommes déjà donnés rendez-vous pour nous revoir en bonnes copines. Vous aviez sûrement cru que j’avais emporté avec moi un de nos lions caché dans mon pantalon ?

 

Francinette commençait déjà a apprécier le dialogue.

 

Vous savez rétorqua le douanier, nous en avons assez dans les zoos ; mais ce que je ne savais pas reprit le douanier, c’est que « La Lion de Waterloo » était une femelle !

 

Et vlan, encore une belle perche tendue ! Puisqu’on est dans le domaine animalier autant continuer. Qu’il est bête ce douanier tout de même. Pour votre gouverne sachez qu’il n’y a pas qu’à Waterloo qu’il y a un lion, mais nous en avons un autre au barrage de la Gileppe, il y a aussi le lion des Flandres, plus tous les autres dont je ne connais pas les endroits, car bien qu’instruite, je ne suis pas encore une encyclopédie ! En tout cas, je préfère les lions là où ils sont plutôt qu’ici.

 

Et pourquoi cela mademoiselle je vous prie dit le douanier sur un ton ironique ?

 

Ben ils seraient bien capable de vous manger répondit-elle sur le même ton. Sur ce, bye-bye, je repasserais car je me suis bien amusée malgré tout. Et enfourchant sa moto, démarre dans un style éblouissant qui ferait pâlir quelques coureurs professionnels, et rejoignit  le petit groupe occupé a écouter les derniers conseils que donnait François sur la législation française.

 

Il est un peu plus de cinq heures lorsque le convoi est reformé et que nous reprenons la route en nous dirigeant sur Metz via Longwy.


A suivre ... (prochainement)

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5 : La première nuit

 

Quelques kilomètres après la frontière, un petit bar sympathique nous fît un clin d’œil bien engageant. Il faut dire que cette attente à la douane nous avaient exaspérés et que par cette chaleur nous avions les amygdales en feu. C’est avec approbation que nous acceptions de les gargariser. Les enfants non plus n’ont pas étés délaissés, car le bar était doté d’une plaine de jeux très accueillantes que ne dédaignèrent pas Caroline et Véronique, les enfants de Jérôme.

 

Pendant ce temps, chose promise, chose due, nos joueurs de belote tout en se rinçant abondamment le gosier, écoutaient attentivement tous les détails techniques que leur narrait Shu-Yen concernant la manière dont il les avait filmé au cours du voyage avant d’arriver à Bastogne on s’en souvient.

 

Comme vous pouvez le remarquez commença-t-il, je possède une combinaison spéciale (rappelez-vous que c’est un costume de Samouraï). A hauteur de la nuque, apparaît des boutons poussoirs qui en réalité sont divers points de contacts destinés à transmettre au casque certains de mes mouvements. Celui-ci s’adapte parfaitement sur ces pressions.

 

Ainsi par exemple lorsque je pousse que j’ais sur le gant gauche, je commande la mise en marche de la caméra, celle-ci se trouvant dans le casque. Je vous précise aussi que le montage des gants est pareil au montage du casque. Revenons-en à notre caméra : l’objectif se trouve ici, représenté de façon originale par les narines du casque.

 

Formid ! S’écria le Tatoué (Patrick).

Sensas ! Annonça le Moustachu (Gunther).

Magnif ! Commenta Pipo (Joseph).

Asta ! Enchaîna Hercule (Pierre).

(Dans leur langage cela veut dire : Formidable, Sensationnel, Magnifique, A se taper le cul en l’air pour le dernier).

 

Attendez repris Shu-Yen, ce n’est pas fini. Je peux aussi faire des gros plans ; lorsque je tourne mon poignet gauche dans ce sens, le téléobjectif sort. Regardez comme le nez sort. Mais non pas le mien, je ne suis quand même pas Pinocchio. Celui qui est sur le casque, oui , voilà, celui-là ! Vous voyez ! Je tourne mon poignet dans l’autre sens, il revient à sa position initiale. Les oreilles Représentées sur ce casque sont en réalité des écouteurs. Cela me permets aussi d’enregistrer vos commentaires.

 

C’est bien beau la technique, mais comment fait-tu pour savoir si ce que tu filme, est en réalité bien filmé demandât le Tatoué ?

 

Grâce aux yeux du casque repris Shu-Yen. Ceux-ci sont des viseurs qui retransmettent l’image sur le compte tours de ma moto qui devient un écran lorsque je m’en sers. Je tourne mon poignet droit dans un sens, et une partie du casque tourne également dans un sens. Je tourne le poignet dans l’autre sens, et le casque suis le mouvement. Bien sûr, au début j’ais un peu cafouiller. Il a fallut s’adapter aux mouvements, apprendre à les synchroniser, tout en faisant attention à la route, pendant la conduite.

 

On n’arrête pas le progrès dit Moustache. Mais je ne comprends pas, comment tu peux encore faire avancer ta bécane si tes mains sont occupées à filmer ?

 

La moto que je suis allé cherché à la poste continua Shu-Yen, est équipée d’une boîte automatique à titre expérimentale. Ce qui fait qu’à mon pied je ne possède pas comme vous un sélecteur de vitesses, mais plutôt un accélérateur. Eh bien voilà messieurs ! Vous voici renseignés sur votre curiosité. Je vous ferais voir le résultat dès que j’aurais développé le film, et vous remettrais une copie une fois de retour chez nous.

 

Nous décidâmes ce soir-là de nous arrêter aux abords de Le-Ban-Saint-Martin, préférant par là, ne pas se perdre dans la ville de Metz. On aurais pu faire le voyage en une seule étape, mais vu les circonstances du matin où nous avons perdu trois bonnes heures, et puis ensuite les péripéties de quelques énergumènes à la douane, il était préférable de se reposer que de continuer, fatigués comme nous l’étions.


Et tant qu’a faire, pourquoi pas receuillir un peu de documentation sur cet endroit pendant que nos amis se reposent. Cette documentation se trouve sur internet. Dans Google, taper Le-Ban-Saint-Martin, vous obtiendrez en plus du texte, des photos.

 

Début du VIIème siècle
Une abbaye bénédictine dédiée à Saint Martin est installée au pied du Mont Saint Quentin. C’est d’elle que la commune tire son nom. Ce monastère est entouré d’un petit village dont les habitants cultivent la vigne, production essentielle du val messin pendant plusieurs siècles. Il est agrandi et richement doté par Sigisbert III, roi d’Austrasie, dont le corps est enseveli après sa mort dans la crypte abbatiale puis sanctifié plus tard par l’Eglise.

 

870 - A la suite du traité de Meersen, le Ban-Saint-Martin est placé sous la juridiction du Duché de Lorraine.

1604 - Le Ban-Saint-Martin passe sous la juridiction de la Ville de Metz. Le village est à nouveau gravement endommagé lors de la guerre de Trente ans (1618-1648).

1792 - Le village de 200 habitants se détache de la tutelle de Metz et est érigé en commune autonome.

1851 - La commune s’agrandit par l’apport du hameau du sauvage et de la Plaine. La vocation militaire du Ban-Saint-Martin s’affirme du fait de la transformation de cet endroit en champ de manœuvres.

1870 - De nombreuses unités militaires séjournèrent au Ban-Saint-Martin durant la durée du siège

 

1900 - Bourgade de 385 villageois au moment de l’annexion, le Ban-Saint-Martin est devenu en 30 ans une cité de 2500 habitants. Les Allemands représentent la majorité de la population et en ont fait une ville de garnison. Le village s’est urbanisé au détriment des terrains autrefois occupés par la vigne. Seules les cultures maraîchères restent prospères. De petites manufactures ont été installées dans la commune.

1902 - Le 1er avril, la Tour Bismarck, symbole de l’emprise allemande sur le Pays messin, est inaugurée.

1906 - Le pont du Sauvage solidement construit, remplaçant un pont militaire de bateaux, est inauguré.

1911 - Les autorités allemandes célèbrent en juillet et août le 1300ème anniversaire de la fondation du Ban-Saint-Martin, fixée arbitrairement à l’an 613.

 

Guerre14-18 - La germanisation de la commune est réalisée dès août 1914. En 1918, le Ban-Saint-Martin redevient français. Des unités françaises occupent dorénavant les casernes. Les religieuses de Ste Blandine installent leur maison mère rue de Lardemelle.

1925 - Les rues du village sont goudronnées et pourvues de l’éclairage électrique.

1932 - Inauguration le 31 juillet de la nouvelle mairie-école installée dans un ancien établissement militaire.

1939 - Inauguration le 31 juillet de la nouvelle mairie-école installée dans un ancien établissement militaire.

 

1940 - Le 17 juin, après la défaite de l’armée française, les Allemands procédent à l’annexion de fait de la Moselle. La commune perd son autonomie et est rattachée à la Ville de Metz.

1945 - La commune a repris son autonomie. Le bilan est lourd : elle a perdu du fait de la guerre 32 de ses enfants, les maisons sont dévastées, dépourvues d’eau, de gaz, d’électricité. La cité sera progressivement remise en état et pourra petit à petit retrouver sa population.

1947 - Année noire : un incendie détruit l’usine Loevenbrück du Sauvage. Des inondations survenues le 30 et le 31 décembre entraînent d’importants dégâts dans la commune.

1948 - L’église paroissiale de Ste Croix dont la construction avait été commencée en 1938 est consacrée le 18 septembre.

1951 - Le château Lasalle abrite une école d’enseignement ménager remplacée plus tard par l’IRTS, accueillant 650 élèves destinés aux professions sociales.
1960 - L’ancienne mairie-école est détruite. Construction du centre socioculturel et du groupe scolaire Verlaine.

1962 - Ouverture d’un bureau de poste réclamé depuis plusieurs décennies.

1965 - Inauguration du CES Jean Bauchez accueillant près de 680 élèves.

1976 - L’urbanisation de l’ancien champ de tir est commencée. Ouverture de l’école Pagnol.

1978 - Edification du complexe sportif comprenant des terrains de football, de tennis et une salle polyvalente.


Nous avons donc cherchés à nous caser dans les hôtels. Jérôme eu fort à faire ce soir-là. Placer tout son monde ne fut pas des plus aisés, surtout si vous pensez qu’il fallait laisser les quatre joueurs de cartes ensemble. Deux trois motards par-ci, deux trois motards par-là, etc … Il ne restait plus que Jérôme, ses deux filles et Yolande qui avait refusée de se trouver isolée dans un hôtel. Le Chef lui proposa volontiers de prendre sa place dans cet hôtel.

 

Se reposant à la terrasse d’un bistro, tout en dégustant l’apéro du soir, un client ayant entendu l’embarras dans lequel ils se trouvaient tous les quatre, s’interposa poliment dans leur conversation. Permettez-moi de me présenter, je suis monsieur Legentil. Veuillez m’excuser leur dit-il, mais si j’ais bien compris, les hôtels et pensions des environs sont complets. Vous allez devoir passer la nuit à la belle étoile.

 

Pardonnez-moi encore d’insister, mais je possède une grande maison, et avais une grande famille. Nous avons eus huit enfants ma femme et moi, dont quatre sont déjà mariés. Comme j’aimes les enfants, et que les vôtres sont ravissants, étant donné que je dispose d’un lit de deux personnes et de deux lits jumeaux, je vous invites à passer la nuit chez moi.

 

Bien sûr jubilait déjà Yolande qui avait sa petite idée en tête.

 

Oui dit Jérôme, mais à condition que vous me dites le montant que je vous devrais. C’est pas parce qu’il n’y a plus d’hôtels que je dois nécessairement profiter de votre bonté, en recevant le gîte et le couvert gratis.

 

Pas question repris de recevoir de votre part une aide financière repris monsieur Legentil. C’est un plaisir pour moi que de recevoir du monde dans ma demeure. Mais puisque vous insistez à tout prix à vouloir me payer, car je vois que je n’aurais pas le dernier mot avec vous, en échange, je vous demanderais de regarder la moto de mon fils Victor qui est en panne (mais non, pas Victor, sa moto). J’ais vu que vous êtes mécanicien dans ce domaine, et le garagiste de cette région est lui-même en vacances.

 

Alors c’est d’accord fit Jérôme. J’accepte votre proposition dans ces conditions. Ils prirent une dernière consommation. Ils discutèrent aussi du voyage qu’ils faisaient et qu’ils allaient à Gérardmer. Ils se dirigèrent ensuite avec monsieur Legentil dans sa demeure.

 

C’était une grande maison qu’il avait dit ! On devrait plutôt dire un château oui ! Tellement la maison était vaste, avec un grand parc bien dessiné. Une entrée principale bordée de chênes, un point d’eau avec un îlot en son milieu comprenant une cabane. Il y avait encore des petits bosquets d’arbustes fruitiers tels que myrtilles, groseilles rouges et blanches. Sur la pelouse immense quelques pommiers, cerisiers et poiriers, plantés çà et là, mais dans un décor bien cohérent, le tout relié par une allée faite en pierre du pays, permettant de faire la promenade du soir (ou à tout moment que l’on voulait).

 

Tout au long de cette allée, des parterres de fleurs avec entre-autre des roses, dahlias, tulipes, azalées et frésias parmi les fleurs auxquelles je pouvait donner un nom. Bref un peu de tout, car n’étant pas botaniste, je ne pouvais pas vous énumérer toutes les fleurs présente dans ce domaine. Vraiment monsieur Legentil avait bon goût. Tout respirait la joie de vivre dans cette maison, elle-même garnie d’un ravissant bougainvillier. Ajoutez-y un cours de tennis, et une piscine illuminée pour le soir, sans oublier l’espace réservé avec ses transats pour les mordus du bronzage (même intégral si on voulait, l’endroit étant à l’abris de tout regard).

 

Déjà les enfants auraient voulu s’y baigner.

 

Attendez leur dit monsieur Legentil, je vais d’abord vous montrer vos chambres. Vous y rangerez vos affaires et pourrez vous baigner en attendant que le dîner soit prêt. Ah, je vous présente madame Legentil (quelques phrases aimables pour expliquer la situation à son épouse qui acquiesce).

 

Tout le plaisir est pour fit-elle en serrant la main de Jérôme, Yolande, Caroline et Véronique. Elles sont superbes vos jumelles Madame en s’adressant à Yolande, et sans laisser le temps à quiconque de répondre elle enchaîne en disant : « Soyez les bienvenus dans notre maison, nous sommes enchantés de faire votre connaissance. Ne vous gênez en rien et faîte comme chez vous ».

 

Par ici leur montra monsieur Legentil en montant l’escalier pour aller au premier étage. Voici la chambre au grand lit, et celle aux lits jumeaux. Le wc se trouve de côté. Par ici il y a la salle de bain, et ceux qui préfèrent, la douche c’est la porte suivante. Mettez-vous à l’aise et n’hésitez pas à nous demander si vous aviez besoin d’autre chose.

 

Jérôme croyant bien faire, installa ses enfants dans la chambre au grand lit. Yolande se résignant car elle croyait dormir dans le même lit que lui, se choisissait un lit dans l’autre chambre. Elle pensait tout bas « Zut alors, encore raté, mais patience, tout vient à point à qui sait attendre ».

 

On peut aller nager demandèrent en cœur les enfants ?

Bien sûr répondit monsieur Legentil, si votre papa est d’accord, alors moi aussi. Vous savez nager ?

Oh oui ! C’est Yolande qui nous a appris, elle s’occupe bien de nous vous savez.

Ah bon repris monsieur Legentil ! C’est pas votre maman ?

Non, c’est notre deuxième maman, mais papa ne le sait pas encore ; nous on voudrait bien.

Ok, je ne dirais rien à votre père. Pendant ce temps je vais demander à mon épouse de préparer le souper du soir.

 

Jérôme en s’adressant à Yolande « tu vas avec eux ? »

Oui, oui, sans soucis.

Bon, tu regarde à ce qu’elles ne fassent pas de bêtises. Pendant ce temps je vais voir ce que je peux faire à cette moto.

Tu peux y aller sans crainte lui dit Yolande. Tu sais bien qu’avec moi les enfants sont toujours bien sages.

 

Une fois son père parti, Caroline parla à Yolande : « tu sais Yolande, on préfèreraient dormir chacune dans un lit séparé; on n’est pas habituées de dormir ensemble, ma sœur remue tout le temps, cela m’embête car elle me réveille à chaque fois. »

 

Que demander de plus à cette fille qui n’aspire qu’à mettre ce souhait à exécution ? D’accord lui dit Yolande, on va changer les affaires de chambres et vous ne direz rien à votre papa. Ce sera une surprise pour lui. Et quand ce sera l’heure d’aller au lit, vous me promettez d’être bien sages ?

Oui, oui répondirent les jumelles.

Bien, maintenant allons nager. Elles descendirent et se lancèrent de bonheur dans l’eau de la piscine.

 

Jérôme quand à lui n’avait pas perdu son temps. Le cylindre de la moto était fêlé. Il l’avait déjà démonté et devait le remplacer. Manque de pot, il ne pouvait pas aller chercher la pièce dans sa remorque (son atelier mobile), le Chef ayant toujours sur lui la clé. Il lui fallut téléphoner à l’hôtel où le Chef était descendu, en lui demandant de venir la lui apporter. Le Chef lui promis d’arriver et de lui faire le travail. Jérôme en le remerciant, profita de l’aubaine pour se retrouver une fois avec ses enfants, et piqua lui aussi une tête dans la piscine.

 

Un quart d’heure plus tard, on vînt les prévenir que le souper allait bientôt être prêt, et qu’il serait temps de venir à table. Il n’en fallut pas plus aux enfants qui prirent une douche et s’habillèrent pour se présenter à table de façon décente. Jérôme et Yolande suivirent le même chemin. Yolande ayant auparavant bien préparé son coup, pour empêcher Jérôme d’aller dans la chambre se changer. Eh oui ! Que voulez-vous ? Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.

 

Tout le monde mangea de bon appétit, madame Legentil se révélant être une cuisinière hors pair. Pendant le repas, la conversation allait bon train. On faisait plus ample connaissance avec la famille Legentil, qui nous racontait tous les bons moment qu’ils avaient eus depuis (et aussi avant) leur mariage. Comment ils en étaient arrivés là, les enfants, la maison, le travail. Un gain quand même appréciable au loto (en France avec un seul « L ») leur on permis de faire face aux dépenses,

 

Le souper terminé, Yolande se proposa de donner un coup de main pour débarrasser et faire la vaisselle.

 

Mais pensez-vous dit Madame Legentil, ici nous avons aussi un lave vaisselle industriel. Avec une grande famille comme celle que nous avons, nous avons dus nous adapter. Nous n’avons jamais fait faire la vaisselle à nos frères et sœurs, cousins, cousines, ou nos amis qui venaient nous rendre visite. Prenez donc place dans un fauteuil au salon, mon mari va allumer la télévision pour les enfants. Pendant ce temps, je vais vous préparer un café ainsi qu’un petit pousse café dont vous me direz des nouvelles.

 

Le Chef, entre temps, avait aussi réparé la moto du fils de monsieur Legentil. On lui montra le chemin pour prendre une douche, puis il fut lui-même invité à nous accompagner au salon. Bref, nous avons tous étés ravis de notre soirée. Il était temps pour les enfants d’aller se coucher, le film à la télé venait de terminer. Yolande pria les jumelles de dire bonsoir à l’assemblée, et alla les mettre au lit. Dix minutes plus tard, elle redescendait et annonçait à Jérôme qu’elles doraient toutes les deux, la journée les ayant épuisées.

 

Entre temps, Victor, le fils Legentil, avait essayé sa moto et en était enchanté. Nous acceptâmes un dernier verre que nous présentaient nos hôtes, et racontâmes encore quelques petites histoires. Il était un peu plus de minuit lorsque nous décidâmes d’aller au lit. Le Chef étant quand à lui déjà retourné à son hôtel depuis longtemps. En montant les escaliers, Yolande prévînt Jérôme que les jumelles avaient changées de chambre parce que Caroline ne savait pas dormir dans le même lit que sa sœur, et qu’il était de toute façon préférable de ne pas les réveiller.

 

Ha ! Ha ! fit Jérôme ! Dis-moi plutôt que tu en as profité et que ç’à t’arranges d’être dans le même lit que moi.

T’es fâché demande Yolande en minaudant ?

Non, répondit-il, et comme il n’y a pas d’autre solution, je suis bien obligé d’accepter.

Bien, va te coucher pendant que je vais prendre un bain.

 

Veux-tu que je t’accompagnes, je te frotterais le dos et prendrais volontiers le bain avec toi, car moi aussi j’en ais envie.

Si cela te fais plaisir, je ne vois pas d’inconvénients à cela.

 

Vingt minutes plus tard nous étions au lit. J’allais enfin être comblée. J’étais arrivée à mes fins. Pour tout vous dire je l’avais bien émoustillé quand je suis allée dans la salle de bain pour lui frotter le dos. Je suis entrée en baby-doll rouge transparent, qui laissait voir beaucoup de choses dont je suis franchement fière. D’ailleurs Jérôme m’a trouvée encore plus belle qu’il ne s’imaginait.

 

Il n’est pas resté insensible à mes charmes, surtout lorsque sournoisement j’ais laissé échapper de mes mains le savon que j’utilisait pour lui savonner le dos, et que j’essayais de récupérer. Toute occupée à vouloir le repêcher, il m’a intimement caressée, me montrant par là qu’il était bien disposé. J’en ais bien sûr profité en le tâtant tout en récupérant le savon fatidique ! J’avais remarquée qu’il était bien monté et m’en réjouissais à l’avance.

 

J’ais vraiment passée une nuit merveilleuse. Je ne vais pas vous raconter les détails ni vous faire des dessins, mais ayant joué avec les miens (les seins bien évidemment), Jérôme s’est avéré être un amant à la hauteur, et je ne regrettes pas d’être enfin parvenue à le séduire une bonne fois pour toute. Croyez-moi, maintenant que je l’ais, je ne vais plus le lâcher. Nous les filles nous en savons quelque chose. D’ailleurs messieurs c’est jamais vous qui choisissez la fille, c’est la fille qui vous prend toujours.

 

Le lendemain matin, nous avons eus droit à un petit déjeuner copieux. Quand je dis petit, imaginez le tableau. Digne d’un hôtel 5 étoiles. Des croissants, des pistolets (non pas armés), du pain grillé, du pain gris, du pain blanc, du pain baguette (ne dites pas du pain français !), sans oublier le pain cramique. Plusieurs sortes de confiture , de la marmelade, du choco (le Nutella bien sûr, celui que les enfants préfèrent), du beurre, du saucisson, du salami, du jambon, du bacon, du fromage en tranche, de chèvre, des petits suisses (main non, pas ceux qui protègent le Pape) plutôt le style Gervais, des œufs cuits dur ou mollets.

 

N’oublions pas non plus les rice crispies, les flocons d’avoine et toutes les autres produits de la gamme si vous voyez ce que je veux dire (et si vous ne voyez pas, cela ne fait rien, car, eux les enfants savent de quoi il s’agit !). Côté boisson, pas mal non plus, jus d’oranges, pamplemousses, citrons, tomates, raisins blanc et rouge. Tous des jus naturels, cela va sans dire, et pourtant je le dis quand même ! Alors voici aussi le café, le thé, le cacao, le lait chaud et froid. Il y avait même de la Guinness !

 

Mais oui, de la Guinness ! Ils y en a qui mettent un d’œuf dedans pour déjeuner, bien battu, et puis hop derrière la cravate (façon de parler, surtout si vous n’en avez pas mis une). Enfin et pour finir, des fruits de toutes sortes. Des pommes, des poires (mais pas de scoubidou bidou - chanson de Sacha Distel - oui je sais, le disquaire …), des fraises, des groseilles, des cerises, des framboises, des pêches, des ananas et des pamplemousses dont on avait préparés les quartiers en retirant la peau (un vrais délice, mais un travail de titan pour celui ou celle qui les prépare - vous pouvez toujours essayer, et vous verrez pourquoi on ne les trouvent pas préparés de cette façon dans les hôtels même 5 étoiles !).

 

Mes aïeux ! Quand les enfants ont vus cela ! Elles en avaient les yeux qui sortaient presque de leurs orbites (pas spatiale), la bouche grande ouvert. Béates, elles ont fait trois fois le tour de la table ne sachant pas quoi choisir ! Heureusement que Yolande était là, et qu’elle connaissait les goûts des jumelles. Un bon jus d’oranges, un bol de corn flakes, deux croissants, du beurre et le fameux choco Nutella. Des fraises en plus pour Caroline, des framboises pour Véronique. Ensuite après les avoir installées à table, elle se chargea de préparer une assiette variée pour Jérôme, se pris des œufs aux bacon et un mélange de fruits pour elle. Du café pour eux deux.

 

Nous remerciâmes encore une fois les Legentil pour leur cordialité et toute leur nourriture abondante, car elle nous avait permis de faire des paquets pour la route pour tout le monde sans exception, sachant que nous étions accompagnés des 22 motards. Nous retrouvions ces derniers sur la place de cette petite ville, auxquels nous avions fixés rendez-vous la veille.

 

Tu as l’air bien joyeuse ce matin dit Serges à sa sœur. Il faut dire qu’effectivement celle-ci rayonnait. Oh mais, voyez-vous çà les copains ! Mademoiselle est cernée aujourd’hui ; je comprends maintenant pourquoi tu as refusée la chambre de l’hôtel où tu serais restée seule ! T’avais ta petite idée en tête ! Tu t’es bien amusée ? Cela t’as plu ? T’as pris ton pied ?

 

Oh oui avoua-t-elle en rougissant. C’était super ! En tout cas nous n’avons rien payés, les Legentil sont vraiment des gens charmants, et nous ont fait promettre de revenir les voir. Nous avons échangés nos adresses respectives ainsi que nos numéros de téléphones. Qu’en pense-tu Serges ?

 

Bof ! Nous aussi on s’est tous arrangés pour ne pas payer. Qu’est-ce que tu crois ? Qu’il n’y as que toi au monde pour arranger tes histoires ? Nous aussi nous avons fais des connaissances. Nous aussi nous avons échangés les infos comme toi ! nous aussi nous sommes invités pour la prochaine ! nous aussi…

 

T’es jaloux et tu invente n’importe quoi pour te rendre intéressant  lui sorti Yolande !

Jaloux ! Moi ! Jaloux de ma sœur moi ! Non mais vous entendez cela les amis ! Racontez-lui donc les accords que nous avons obtenus avec nos nouveaux amis et hôteliers du coin. Car si c’est moi qui lui dis, elle ne me croiras pas.

 

Oui reprirent en cœur le groupe des 22. Même qu’on nous à tous remboursé la note de chacun que Jérôme avait payée à l’avance.

 

Comment çà fit Jérôme ? Racontez-moi un peu comment vous vous y êtes pris !

 

Eh bien voilà s’exprima Léandro ! J’ais fait le service du restaurant de l’hôtel où nous étions descendus. Il y avait tellement de monde, et les deux fils du patron qui assuraient le service, n’étaient pas rentrés. Ils ont eus un accident de voiture sans gravité, mais qui les ont immobilisés toute la soirée. Albert s’est chargé de la cuisine pendant que Charles s’occupait de la plonge. Le patron en guise de remerciements nous a remboursé la note que vous aviez payée. Il a aussi remboursé la note des beloteurs qui logeaient à côté.

 

Ben pourquoi les beloteurs ? Que viennent-ils faire là dedans questionna Jérôme ?

Voilà, quand les deux fils sont rentrés, ils étaient indemnes, mais leur voiture est restée encastrée entre deux arbres. Le garage étant fermé, ils étaient obligés de la laisser sur place et ne voyaient pas comment la retirer de là. J’ais parié que mes copains y arriveraient. On est allé chercher le quatuor, et c’est ainsi qu’ils ont aussi vus leurs notes remboursées.

 

Pas mal siffla Yolande !

C’est pas fini cria Don Juan !

 

A mon hôtel, la patron avait deux belles filles, vraiment ce qu’il y avait de bien roulées. Vous voyez ce que je veux dire ! (Là dessus pas besoin de faire un dessin, on peux franchement lui faire confiance). J’en ais levée une (mais non pas en l’air, façon de parler), tandis que l’autre violait littéralement notre beau plouc. Ayant étés invités à passer la nuit avec elles (pensez bien que pour une fois qu’il y a des garçons dans le coin), nos chambres furent louées à des touristes. Ce matin, Bernard et moi, nous avons eu beaucoup de difficulté à nous débarrasser des filles. Nous aussi, nous leur avons promis de revenir, échange de bisou, de téléphone, d’adresse, et tout quoi ! Là aussi nous avons les notes en retour.

 

Le juke-box du dancing est en panne nous raconte Johnny. Pour ne pas que l’établissement ferme ses portes, j’ais proposé ma guitare et mes chansons. John faisait le tour des tables toutes les demi-heures et récoltait les pièces qui normalement étaient prévues pour le juke-box. Tous les clients présents participaient, ils étaient content de pouvoir danser. Faut dire que dans le coin ils ne sont pas gâtés question dancing. Toute la monnaye que nous avons récoltés, est ici dans ce sac, elle rembourse aussi le prix de nos chambres.

 

Moi j’ais fait le reportage photographique d’une noce narra Shu-Yen. Le photographe du village est en convalescence, et n’a pas eut le temps de prévenir ses clients. Les jeunes mariés étaient tristes. Ce sont les jumeaux qui ont rehaussé le ton en faisant les clowns. J’ais promis aux mariés de leur apporter les photos à notre retour, puisqu’on repassera par ici (il repassera par là, il courre, il courre le furet, le furet des bois madame, … non, je ne crois pas qu’on la trouve chez le disquaire cette chanson !!!). Ils m’ont demandés cinq exemplaires de chaque photos, et m’ont déjà payé d’avance. Quand aux parents des marié, ils nous ont réglés notre note d’hôtel.

 

Quand à moi dis François, j’ais vendu au quart du prix quelques conseils bien placés à six personnes qui en avaient grand besoin. Pour trois d’entre elles, il s’agissait de pensions alimentaires non payées par leur maris. Une autre parce qu’elle n’avait toujours pas reçu l’argent d’une assurance, obligée pourtant à régler la situation par jugement. Une autre qui est en procès avec son propriétaire, qui ne veux rien entendre sur les réparations à effectuer concernant des voies d’eaux sur le toit de la maison, notifiées pourtant par huissier de justice. Et enfin, une histoire d’un patron ayant employé un ouvrier qui se plaignait de ne pas avoir été payé, possédant quand même des témoins sur l’emploi du travail effectué chez ce patron. Lorsque j’aurais passé ma thèse, je crois que je vais venir faire un tour dans ce coin. Il paraît qu’il manque cruellement d’avocats dans la région. Grâce à ces opérations, j’ais eu largement de quoi payer ma note et plus encore.

 

Pour nous six dit Constant en montrant André, Claudy, Serge, Antoine et Marc, on peut dire que ç’à nous est tombé du ciel. On se promenaient en flânant dans les rues, et on se remémoraient certaines de nos histoire. En passant à hauteur de la bijouterie, deux jeunes gars sont sortis et se sont heurtés sur nous. Ils ont laissés tomber leur butin qu’il venaient de dérober à la bijouterie, tellement ils ont eus peur et saisis de nous voir sur place. Ils sont foutus le camp avant que nous ayons nous-mêmes réalisés qu’ils venaient de commettre un vol. Nous sommes entré pour rendre le butin à la bijouterie. Comme personne ne venait, on s’est tracassé, on n’est passé derrière le comptoir, puis dans la pièce à côté. Le couple de bijoutier était ligoté et bâillonné. Chacun sur une chaise, et dos à dos pour les empêcher de bouger. Les deux jeunes gars avaient bien travaillés, et s’ils ne s’étaient pas empressés en sortant, leur coup aurait réussi ! Nous avons donc libéré le couple, des gentils petits pensionnés. Ils étaient tous tremblant d’avoir étés bousculés par ces bandits. Enfin, après quelque minutes, le temps de se rétablir, on leur a remis les bijoux. On leur a expliqué comment c’est arrivé, et étions content que tout finissait bien. Ils ont voulus nous donner les dix pourcent que la prime d’assurance prévoit dans ces cas-là. Nous avons refusés bien sûr, mais ils ont insistés pour nous payer finalement les frais d’hôtel.

 

Tous le monde alors voulait remettre l’argent ainsi gagné à Jérôme. Celui-ci annonça que chacun pouvait le garder car bien mérité, et que de toute façon il ne revenait pas sur sa décision puisqu’il avait déjà tout payé. C’est ainsi qu’une demie-heure plus tard le convoi s’ébranla direction Gerardmer en passant par Pont-à-Mousson, Nancy, Luneville et Saint-Dié. Toutes des villes bien charmantes. Nous avons mangés notre casse-croûte à Baccarat, citée qui nous rappela le nom d’un groupe de deux chanteuses.

 

A suivre ... (prochainement)


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6 : Le notaire Beaucannon et le commissaire Bourrelet

 

C’est aux environs de 15 heures que nous arrivons en vue de Gerardmer. Nous y fîmes une entrée très remarquée par quatre jeunes gens. Trois garçons du même calibre que nos joueurs de belote et une fille, accompagnés de leur moto. Ils nous demandèrent si nous avions organisés un tour de France motorisé. Ils nous indiquèrent le bistro du coin (ici un vrais coin et pas dans un coin de la rue qui tourne comme à Creppe !) en disant que c’était le point de ralliement des motards des environs. Nous nous y arrêtons, et faisons leur connaissances.

 

Nous apprenons ainsi que le chef de ce petit groupe était la fille du joli nom de Mireille. Il faut dire que Mireille était bien balancée, aussi bien que Yolande dont je voyais déjà s’allumer les pointes de jalousie dans ses yeux. Tout en sirotant notre consommation, j’expliquait à Mireille la raison de notre arrivée, et que je cherchais l’adresse du notaire Beaucannon.

 

N’y voyez pas de jeu de mots par là, mais je suis sa fille. Vous tombez on ne peux mieux, je vous attendait depuis trois heures, et je suppose que vous êtes Jérôme. Mon père attendait votre venue, et m’a demandée de vous conduire à son étude. Mais je ne savais pas que vous viendrez aussi bien accompagné et protégé. En tout cas, je connais bien le garage de votre arrière cousin. Il possédait en tout cas quelques belles machines qui nous plaisaient. Luigi ici présent fit-elle en me désignant l’un des trois, bien en chair et en os, a eu plus d’occasion que moi de les admirer, Il y travaillait comme mécano. Armand, celui au gros bras, longs cheveux bruns, et Roberto, le grand aux cheveux noirs coupés en brosse, sont les chauffeurs des deux beaux bahuts confinés pour l’instant dans le garage de votre arrière cousin. Je vais vous conduire auprès de mon père. Je suppose qu’ils ne font pas tous partie de la famille dit-elle en montrant tout le groupe, il n’y a pas tant de place dans l’étude de mon père.

 

N’ayez pas peur, ils attendront ici pendant que je vous accompagne.

Je peux venir avec demande Yolande ?

Je préfère que tu reste ici avec les enfants répondit Jérôme.

 

Mais non, prenez votre femme et vos enfants avec, ils ne gêneront pas et pourront jouer avec mes frères et sœurs s’exprima Mireille. Vous savez, sans vanter les prouesses de mon père, il porte bien son nom dit-elle en rigolant.

 

Merci mademoiselle fit Yolande, empêchant Jérôme de placer un mot.

Appelez-moi Mireille je vous prie, le temps des demoiselles est passée depuis longtemps.

D’accord, et moi c’est Yolande, voici Caroline et Véronique.

Bien, alors allons-y.

 

Et pourquoi pas un peu d’histoire sur cette ville. Document retiré sur internet.

 

Bienvenue dans la vallée des lacs

 

Au cœur des Hautes-Vosges, carrefour entre la Lorraine et l'Alsace, les villes de Gérardmer et Xonrupt-Longemer vous offrent des vacances grandeur nature ! Nichées dans un splendide écrin de verdure, entre lacs, forêts et montagnes, les deux cités ont mille visages et cultivent un art de vivre 100% nature. Terre de caractère aux saisons franches, la Vallée des Lacs offre une étonnante diversité naturelle, propre à émerveiller le visiteur. Au cœur de l'une des plus grandes sapinières de France, chaque sentier révèle le spectacle d'un renouvellement permanent.

 

 

Un lieu idéal de vacances !

 

L'hiver, un important domaine skiable attend les adeptes de toutes les glisses. La belle saison se vit en vert et bleu, vivifiant contraste avec le blanc de l'hiver. Vous êtes au paradis de la randonnée, vous êtes au cœur de la Vallée des Lacs où les cascades dévalent les pentes escarpées, où les lacs offrent mille plaisirs

Gérardmer et Xonrupt au fil du temps...

 

Gérardmer possède une très longue histoire touristique.
C'est ici que fut créé le 23 juillet 1875 le Comité des Promenades,
l'ancêtre de tous les Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative de France.

 

Charlemagne et les ducs de Lorraine

 

La tradition populaire attribue la fondation de la ville de Gérardmer à Gérard de Châtenois, dit Gérard d’Alsace duc de Lorraine de 1048 à 1070. Il aurait établi sur les bords de la Jamagne une tour (relais de chasse ou tour de défense ?) vers 1056, d’où le nom de Gérardmer (de meix, “champ” en langue d’oïl et de Gérard : le jardin de Gérard).
Cependant, la plus ancienne mention de Gérardmer date de 1285. Ferry III, duc de Lorraine, concède à Conrad Wernher, sire de Hadstatt, les moitiés de La Bresse et “des lieux-dits Géramer et Longue Mer. Nous devons faire ensemble une ville neuve de ces lieux.”
Avant cette période, la contrée était sauvage. Les moines des abbayes de Saint-Dié la décrivent alors comme "une région impénétrable du fait de ses forêts et dangereuse de par les animaux qui la peuplent : loups, ours..."

 

Un territoire de chasse et de pêche

 

Les Vosges sont riches de légendes. L'une d'elles raconte que l'empereur Charlemagne serait venu chasser le loup et le cerf dans les forêts gérômoises et pêcher dans le lac de Longemer.
Le long de la Vologne, on retrouve la pierre de Charlemagne où il se serait reposer. Une autre légende raconte que l'empereur aurait pêché à Longemer un brochet si majestueux qu'il l'aurait remis à l'eau non sans l'avoir muni de clochettes d'or. A ce jour, les pêcheurs cherchent toujours à prendre ce fameux poisson...

L'évolution de Gérardmer...

 

Lorsque Gérardmer fut érigée en paroisse, en 1540, le village compte 23 foyers, soit environ 150 personnes. Le village se concentrait alors autour de l’actuel quartier de l’église et se composait de nombreux “écarts” (ou hameaux des hauteurs) qui constituent encore aujourd’hui l’une des particularités de la ville des Hautes-Vosges.
La Commune était beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui, englobant le territoire de Xonrupt-Longemer, devenue commune à part entière en 1919.

 

... et de Xonrupt-Longemer

 

En date du 22 octobre 1919, la commune de Xonrupt est créée. La population est alors de 809 habitants.
La ville tient son nom du patois “hon” ou “chon”, la planche de bois, et “ru” le ruisseau, soit le “pont de bois sur le ruisseau”. Le nom de son lac, Longemer (prononcez “mère” et non “mé” comme Gérardmer), signifie la “Longue mer” tandis que Retournemer (prononcez toujours “mère”) fut longtemps, avant l’ouverture des routes , “le lac d’où l’on revient sur ses pas”, faute de pouvoir franchir les montagnes...
Aujourd’hui, Xonrupt-Longemer compte 1489 habitants. Essentiellement agricole avant 1950, la commune affiche depuis une forte vocation touristique, offrant aux visiteurs un patrimoine naturel exceptionnel au pied même du massif des Vosges.

 

Gérardmer connut très tôt un engouement "touristique". Dès le XVIIème siècle, les ducs de Lorraine et les chanoinesses de Remiremont viennent s'y reposer.
C'est cependant au XIXème siècle que les rives du lac commencent à s'aménager avec les hôtels et les villas, propriétés de riches industriels et de notables belges, nancéiens et parisiens.
Le premier Office de Tourisme de France a d'ailleurs été "inventé" par les Gérômois en juillet 1875. Il se nommait alors "le Comité des Promenades".

 

La Seconde Guerre Mondiale : une ville détruite à 85%

 

Au début du XIXème siècle, le nombre d'habitants atteignait 4 700. Avant la Seconde Guerre Mondiale, Gérardmer comptait 10 000 habitants, hommes de troupe compris.
Le 22 juin 1940, la Wehrmacht devient maîtresse de Gérardmer. En novembre 1944, devant l’avancée des Alliés, les Allemands évacuent la ville en pratiquant la politique de la terre brûlée et mettent le feu à 85% de la cité les 16 et 17 novembre 1944. Il faudra de nombreuses années pour effacer autant que faire se peut la destruction massive de Gérardmer.
Aujourd'hui, la population de Gérardmer s'élève à 9 573 habitants.

 

Le patrimoine naturel

Mille émotions à partager !

 

Au pays du sapin


A la croisée des mondes latin et germanique, les Vosges figurent parmi les départements les plus boisés de France. C'est au cœur de cette immense forêt que Gérardmer s'épanouit. Des forêts de colline, en dessous de 600 m d'altitude, aux forêts de montagne, pour enfin atteindre les forêts subalpines aux limites supérieures des Hautes-Vosges, le promeneur rencontre tour à tour le frêne, le hêtre, le sapin, l'épicéa, le sorbier, l'érable sycomore...
De vieux sapins du haut de leurs 40 m, véritables monuments naturels, racontent parfois près de trois siècles d'histoire... Libre alors à chacun d'inventer son parcours !

En harmonie avec la forêt


De tous temps, les habitants de Gérardmer ont vécu en harmonie avec la forêt. Jusqu'au XVIème siècle, cette dernière fournit le bois de chauffage, le bois d’œuvre et une partie de l'alimentation du bétail. Puis arrive l'époque où la forêt résonne des cris des beuquillons (bûcherons) et des sagards (scieurs). C'est le temps des hauts fers, ancêtres de nos scieries modernes fonctionnant à la force hydraulique, c'est le temps des schlittes (immenses traîneaux en bois) dévalant les pentes chargées du bois coupé. Aujourd'hui constructeurs de chalets, scieries modernes et un artisanat créatif (sabotiers, sculpteurs, créateurs de jouets...) continuent à vivre de la forêt.

 

Découverte des tourbières


Le territoire de Gérardmer abrite de nombreuses tourbières, dont celle du Grand Etang, au domaine nordique des Bas-Rupts. Situées à l'interface entre les milieux terrestres et aquatiques, elles sont de formidables réservoirs de vie et jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau. L'époque de formation des tourbières remontent environ à 10 000ans. Au Grand Etang, le Conservatoire des Sites Lorrains a créé un sentier pédagogique et organise régulièrement des sorties commentées. Renseignements auprès de l'Office de Tourisme de Gérardmer-Xonrupt.

 

Découverte des Hautes chaumes


Au dessus de 1000 m, la forêt cède progressivement la place à des landes dites chaumes, épousant les sommets arrondis des Ballons. Ici, poussent la brimbelle (myrtille), l'airelle, l'arnica, la grande gentiane, la pensée des Vosges ou encore les orchidées. De nombreuses espèces animales et végétales rares comme le Grand tétras, l'Andromède, la Canneberge, la Linaigrette y ont trouvé un terrain favorable aujourd'hui protégé grâce à la réserve du Tanet Gazon du Faing, gérée par le Conservatoire des Sites Lorrains. Les hautes chaumes sont également de superbes pâturages. Dès la fonte des neiges, le marcaire (fermier-pasteur) monte avec son troupeau de vaches. Aujourd'hui, de nombreuses fermes-auberges, anciennes marcairies, proposent le raps traditionnel à base de viande fumée, de tofailles (pommes de terre cuites à l'étouffée), de Munster-Gérômé et de tarte aux myrtilles.

Une faune enchanteresse

 

Un vrai paradis !


La forêt héberge le grand gibier : cerfs, biches, chevreuils, sangliers. Il n'est d'ailleurs pas impossible de tomber nez à nez avec l'un d'eux au détour d'un sentier ! La forêt est aussi le domicile des renards, des blaireaux, des hermines... et de quelques hôtes rares et protégés comme le Grand Tétras ou le lynx. Tournoyant dans l'azur, faucons pèlerins et buses vous surveillent tandis que les rivières et les lacs poissonneux accueillent une grande variété d'espèces : truites, barbeaux, ombles, corégones... qui font le bonheur des hérons cendrés et des martins pêcheurs. Sur les sommets, les chamois sautillant joyeusement de roche en roche, narguent le grimpeur et bondissent devant les enfants !

 

Le Tétras, emblème des Hautes-Vosges


Espèce en voie d'extinction, le Grand Tétras ou Coq de Bruyère est lié à la forêt primaire autrefois omniprésente. Très territorial, le Grand Tétras exige, pour survivre, des massifs peu modifiés et surtout une grande tranquillité. Plusieurs lieux sont aujourd'hui interdits d'accès afin de préserver le Grand Tétras. Pour qu'il survive dans les Vosges, respectons ces interdictions !

Le patrimoine industriel

 

Gérardmer, c’est aussi un riche patrimoine industriel qui s'est forgé au cours de l'Histoire, dans cet endroit qui n'était au départ qu'une bourgade de montagne... Le travail du textile et celui du bois sont les deux atouts de ce patrimoine industriel.

 

Sur la route du bois...

 

 

 

Fruit de savoir-faire ancestraux, le travail du bois prend à Gérardmer et dans la Vallée des Lacs de multiples formes. Scieries, constructeurs de chalets, créateurs de jouets et d'objets de décoration, sabotiers, sculpteurs... Sans oublier des fêtes traditionnelles évoquant les anciens métiers de la forêt vosgienne.

Idée de visite


Expo-forêt une invite à une balade au fil du temps à la découverte des métiers du bois et de la forêt. Tout commence à l'ombre des spins pour une démonstration de bûcheronnage. Le forestier, ancien bûcheron professionnel, en profite pour parler de la forêt. Suit des explications sur le débardage à cheval ou le schlittage pour descendre les grumes vers le haut-fer, l'ancêtre de nos scieries actuelles. Là, visite de la scierie datant de 1610 et de la scierie moderne, avec démonstration et explications à l'appui !

 

Expo Forêt
11 place de l'Eglise
88400 GERARDMER
Tél. 03 29 63 49 82
Fax. 03 29 63 42 88
Courriel : simonin.alain@wanadoo.fr


Suivez le fil de l'histoire

 

Devenu le "temple" de la haute couture en matière de linge de maison, Gérardmer a su conserver une savoir-faire traditionnel allié aux technologies les plus modernes. Nombreux tissages, à l'image du Jacquard Français ou de Garnier-Thiébaut, sont aujourd'hui célèbres dans le monde entier ! Offrez-vous une balade ans la ville et poussez les portes des nombreuses magasins d'usine. Nappes, torchons, serviettes, draps, couettes... le linge de maison se décline ici sous toutes ses formes et toutes les couleurs.

 

Idée de visite

 

Précurseurs de l'industrie textile dans la Vallée des Lacs, les tissages Garnier-Thiébaut (créés en 1833) ouvrent leurs portes au public. On peut alors suivre pas à pas, fil après fil la fabrication de la mise en bobine au tissage, à la confection et à l'expédition.

 

Visite uniquement sur rendez-vous (fermé en août)
Tissages Garnier-Thiébaut
Route de Granges-sur-Vologne
Kichompré
88400 GERARDMER
Tél. 03 29 60 30 59
Courriel : magasin.gerardmer@garnier-thiebaut.fr

 

Pour tout autre infos, rendez-vous sur le site internet, via Google, tapez Gerardmer.

 

Cinq minutes plus tard, nous nous étions devant la demeure du notaire. Ses affaires à première vue devaient être florissantes. Une villa en pierres du pays, de deux étages avec un beau toit de chaume. La propriété était entourée d’une haie de sapins serrés, d’une hauteur de trois mètres, taillés de façon uniforme, immanquablement par un jardinier professionnel. Un portail de bois massif en chêne clair, s’ouvrant de façon électrique. Le notaire certes, avait dut nous voir arriver grâce à une caméra indécelable pour un œil non averti. Une fois entrés, une pelouse comparable à un green. Au milieu de celle-ci, une fontaine jaillissait d’un monticule de pierres, arrangé comme si c’était une mini montagne, où l’eau descendait en cascade. Autour de çà, un bassin de récupération d’eau, entouré d’une bordure de fleurs. Effet des plus garantis je vous assure. Une galerie de rosiers grimpants menait à la porte d’entrée, devant laquelle le notaire nous attendait.

 

Bonjour et bienvenue à Gérardmer monsieur Jérôme, s’avança monsieur Beaucannon en lui tendant la main. Avez-vous fat bon voyage ?

 

Enchanté de faire votre connaissance maître. Oui le voyage a été excellent.

Entrez je vous prie monsieur Jérôme.

 

L’étude où il nous reçu sentait bon le bois ciré. Dans un coin de la pièce, un énorme bureau en acajou de couleur brun foncé avec un fauteuil de cuir noir, où le notaire pris place. Derrière lui à sa droite, une grande porte-fenêtre permettant la clarté du jour d’illuminer la pièce. Sur l’entièreté du mur à sa gauche, il avait fait installé une bibliothèque vitrée, dans laquelle on y trouvait des livres de choix, des encyclopédies, ainsi que des classeurs énormes, où il rangeait je suppose ses dossiers en cours. Au milieu de bette bibliothèque une porte qui devait donné sûrement sur la deuxième pièce de l’étude, où l’on range les archives, dossiers terminés, et peut-être aussi le coffre-fort. Sur le mur à notre dos, étaient accrochés de vieilles peintures patinées, vraisemblablement représentant plusieurs de ses ancêtres, la famille étant très ancienne et de bonne noblesse. Le dernier mur quand à lui, se composait d’un porte-manteau à gauche de la porte par laquelle nous sommes entrés, et à droite par une ancienne commode à tiroirs, surmonté d’une grande glace dont l’étain avait éclaté par endroit. Un sceau en fer forgé garni de trois parapluies, et sous le porte-manteau, trois chaises adossées au mur, et trois chaises devant le bureau complétaient le mobilier de cette pièce rustique.

 

Les enfants de Jérôme suivirent allègrement Mireille qui leur présenta ses frères et sœurs pour jouer avec eux, laissant libre court de ce fait à monsieur Beaucannon d’entamer la conversation proprement dite sur la marche à suivre quand à la succession de son arrière coussin Germain. (Vous connaissez tous certes la procédure traditionnelle qu’il y a chez un notaire, aussi je ne vais pas vous embêter dans ce roman avec toute cette démarche sur les droits de succession.)

 

Tout d’abord, bien que tardives, je vous présente mes sincères condoléances.

Mais au fait demande Jérôme, de quoi donc est mort mon cousin ?

On pensait au début qu’il était mort suite à un arrêt du cœur ; mais à ce sujet, le commissaire Bourrelet (mais non, il ne doit pas les bourrer) n’en est pas convaincu.

 

Commissaire Bourrelet ! S’esclaffa Yolande ! Il doit avoir le physique de l’emploi avec un nom pareil !

Yolande ! Je t’en prie ! Un peu de tenue voyons !

Votre femme a raison monsieur Jérôme.

Ma femme ! Ma femme ! Vous en avez de bonnes ! C’est pas ma femme, c’est une très grande amie ; elle s’occupe très bien de mes enfants, mais pour l’instant elle n’est pas encore ma femme.

 

Je vous prie de m’excuser, je n’étais pas au courrant, je croyais que…, notez que vous feriez un bon choix avec mademoiselle ! Profitant de l’occasion, Yolande se frotta un peu plus câlinement contre Jérôme.

Mais revenons à nos moutons ; où en étions-nous ?

Que le commissaire Bourrelet devait avoir le physique de l’emploi répéta Yolande

 

Ah oui ! Repris le notaire. Je dois vous avouer que vous marquez un point mademoiselle. Car en effet, comme vous le dites si bien, il a le physique de l’emploi ; que le commissaire me pardonne. En tout cas, une personne de confiance, qui connaît très bien son métier, et qui a toute ma sympathie. Un peu le style de votre regretté commissaire Maigret. Il possède aussi une pipe que je n’ais jamais vu allumée. Je crois qu’il a voulu un peu copier son style, mais a mon humble avis, ne fumes pas. Il connaît bien son métier, et ne lâche pas sa proie si facilement.

 

Celui-ci comme je le disais, n’est pas convaincu de la mort naturelle de votre arrière cousin. Il pense que dans toute cette histoire il y a une affaire de drogue. Je ne peux vous en dire plus à ce sujet, manque d’informations, secret professionnel, vous savez comment cela se passe à la police hein ! C’est par le commissaire que je fut au courrant, que vous étiez le dernier survivant. A l’en croire, votre arrière cousin aurait fait un arbre généalogique, et la dernière branche en vie, serait la vôtre. Je me suis mis de-suite à l’ouvrage pour confirmer ses dires, et c’est ainsi qu’après enquête je vous ais prévenu.

 

Vous héritez donc d’un compte en banque bien garni ; 12.408.650 francs français (à cette époque), auxquels vous ajoutez un compte épargne où la banque versait automatiquement et annuellement les intérêts, et qui pour l’instant est de 384.692 frs. Bien entendu, le service des finances a déjà fait le nécessaire et prélevé tous les frais relatifs se rapportant à la succession proprement dite. Donc, ce qui est mentionné ici est le restant qui vous revient de droit, toutes taxes déduites, et vérifications faites, toutes factures honorées. Voici les documents que vous voudrez bien me signer, ici, ici et encore là. Une copie pour vous, une pour moi, et la troisième que vous donnerez à la banque qui vous débloquera les fonds et transfèrera le tout à votre nom. Voici les titres de propriétés, maison et garage avec le terrain. Même chose pour les papiers a signer, le troisième pour l’administration du cadastre au lieu de la banque bien sûr. Et enfin tous les documents des véhicules dans l’atelier, les deux poids lourds, les trois motos, et sa voiture personnelle ; le tout accompagné de l’inventaire complet de l’outillage et marchandise à disposition du garage. Il reste une toute dernière formalité, encore une signature ici, pour la réception des clés que voici en trois exemplaires, aussi bien pour la maison, le garage, les camions, que la voiture et les motos. Quand à mes honoraires, ceux-ci sont de l’ordre de 221.344 frs tous frais compris. Vous avez le temps devant vous pour régler cette facture, rien ne presse, prenez possession des biens avec tous mes compliments. Ma fille va se faire un plaisir de vous conduire chez le commissaire Bourrelet qui vous attend avec impatience. Je me charge de le prévenir de votre arrivée.

 

Dix minutes plus tard, nous arrivions à la demeure du commissaire qui déjà sur le seuil nous attendait de pied ferme. Mireille quand à elle s’en retournait chez son père, les enfants de Jérôme désirant rester jouer avec ses frères et sœurs pendant ce temps. D’emblée le commissaire nous mis au parfum (pas avec sa pipe qui effectivement n’était pas allumée, et ni bourrée d’ailleurs), en demandant à Jérôme de lui relater l’accident de sa femme.

 

Que vient faire ma femme dans tout cela s’étonna Jérôme ?

Il me répondit qu’il n’en était pas sûr, mais pensait qu’il s’agissait peut-être d’un meurtre et non d’un accident ; je vous expliquerais cela après si vous le voulez bien. Je vous écoute.

 

Jérôme s’exécuta en racontant que sa femme venait de conduire les enfants à l’école comme elle le faisait tous les jours. C’est sur le chemin du retour que cela s’est produit. Elle aurait voulut éviter une voiture qui venait en sens inverse d’après les témoins qui ont vus l’accident. Arrivant trop rapidement dans le virage qui suivait, elle a dérapé, percuté un arbre, dévalé la pente en faisant plusieurs tonneaux. Suite à cela la voiture s’est enflammée, les témoins ont tout essayé mais le brasier était trop fort. Malgré l’arrivée assez rapide des pompiers, il ne restait plus qu’une carcasse calcinée. Le médecin légiste m’a assuré qu’elle était morte sur le coup, et n’avait donc pas souffert. Voilà, c’est tout ce que je sais. Maintenant, expliquez-moi comment vous êtes au courant sur la mort de ma femme.

 

Commençons par le commencement annonça le commissaire. Il y a un peu plus de deux ans, j’ai fais une visite à votre arrière cousin, sur sa demande expresse. Je vous avoue par ailleurs qu’il faisait déjà l’objet d’une étroite surveillance ; votre arrière cousin menait une vie trop grande par rapport aux gains qu’il pouvait faire. Mais nous n’avions jamais rien pu prouver. Il nous a avoué qu’on le faisait chanter, et qu’il était obligé de faire passer par la Belgique, certains colis, comme de la drogue, diamants ou or, ainsi que des sommes d’argent à blanchir (pas avec le savon en poudre gros malin, ni Ariel liquide non plus). Il devait acheter de l’immobilier, qu’on lui remboursait en lui donnant une commission. Il n’a jamais voulu nous dire comment il s’y prenait, car il disait que le risque était trop grand pour lui. Tout ce qu’il pouvait faire, était de nous signaler la chose chaque fois qu’il effectuait un voyage spécial. Nous avions à chaque fois la destination exacte, mais il me laissait le soin de découvrir l’endroit où était caché la drogue.

On a eu beau fouiller chez lui, dans son garage, visiter ses camions à chaque passage de frontière, avec les douaniers belges, hollandais, allemands, espagnols, italiens et mêmes les si réputés suisses, rien de rien, jamais nous ne trouvions. Nous avons aussi utilisés des chiens spécialisés. Eh bien encore une fois rien ! Il est fort possible que nous soyons en partie responsable de sa mort. A force de faire des perquisitions et des contrôles coup sur coup, les bandits on dus flairer quelque chose et prendre peur. Ceux qui le faisaient chanter, étaient au courant de votre existence. Ils ont pu voir comme moi l’arbre généalogique que possédait votre arrière cousin dans un coin caché de votre bureau. Voici un peu plus d’un an, nous avons sûrement étés surpris dans notre conversation sur le prochain départ de livraison, deux jours après, votre arrière cousin m’annonçait la mort de votre femme, et m’apprenait par la même occasion l’existence de vos deux filles, que lui-même ignorait. Il a apprit la nouvelle par la coupure du journal local de chez vous qu’on lui avait envoyé par lettre anonyme en disant que si cela ne suffisait pas ils iront plus loin. Je suppose qu’ils pensaient s’en prendre à vous même et aux enfants. Que c’est-il passé par la suite ? Ils ont dus changer leurs plans, mais pourquoi ? C’est votre arrière cousin qui, ont le dirait, en a fait les frais. Ont-ils cherchés le moyen de vous faire venir ici ? Si oui, ils ont peut-être réussis, et dans ce cas vous êtes tous en danger. Ce que je peux encore vous dire, c’est que les maîtres chanteurs eux-même ne savent toujours pas comment votre arrière cousin faisait pour passer les colis. Leur optique ont changés et voulaient et bien entendu veulent toujours savoir à tout prix comment il s’y prenait.

 

Vous en savez maintenant autant que et voilà pourquoi je pense, que votre femme n’a pas eue un accident, mais plutôt victime d’un meurtre, qu’actuellement il est impossible de prouver. Si vous le désirez, vous pouvez bénéficier de la protection de la police, car maintenant je crains pour vous et vos enfants.

 

Vous êtes bien gentil commissaire, mais je suis bien gardé. J’ais avec moi une vingtaine de gaillards dont certains n’ont pas froid aux yeux, et je sais aussi très bien me défendre. Avez-vous des renseignements concernant cette bande ?

 

Pas le moindre indice jusqu'à présent avoua le commissaire. Votre coussin germain était déjà mort lorsque nous l’avons trouvé ; il m’avait fixé rendez-vous pour justement me fournir des renseignements à ce sujet. Croyez-moi, ces gens sont très fort et bien organisés d’après ce que j’ais pu en juger. C’est pourquoi je ne saurais trop vous recommander une grande prudence de votre part. Méfiez-vous et si vous trouviez quoi que ce soit d’étrange ou de suspect, avertissez-moi sur le champs ; voici mes deux numéros de téléphone où vous pouvez me joindre constamment. Le premier est celui de la préfecture, le second, ici à mon domicile privé. Au revoir monsieur Jérôme, C’à a été un plaisir de vous rencontrer.

 

Nous sommes repassés chercher Caroline et Véronique, toujours chez la notaire, et retournions auprès des motards resté au bistro. Ils nous attendaient avec impatience, chacun occupé avec leur passe-temps favoris. Les trois copains de Mireille avaient voulu se mesurer au bras de fer à tour de rôle avec Hercule, qui restait décidément imbattable à ce jeu-là. Peu après, Mireille nous conduisit tous sur les lieux du garage et de la propriété de mon regretté arrière cousin Germain.

 

Une très belle villa, elle aussi en pierres du pays comme celle du notaire ; on aurait dit sa jumelle (mais non, pas celle du notaire, il n’avait pas de jumelle, mais bien de la villa qu’on parle). On apprendra plus tard que c’était la même société de construction qui les a faites. La différence ici, c’est qu’il y a un toboggan qui descend de la fenêtre de premier de sa villa, et qui arrive dans la piscine. Pas d’arbres fruitiers, ceux-ci sont remplacé par un golf miniature. La piscine et la ville, entourés de la pelouse traditionnelle. Le garage aussi valait le coup d’œil. Il était très grand. A l’avant plan en vitrine il y avait 4 belles moto de cross flambant neuves, celles qui faisaient envie à Mireille et ses trois amis.

 

Visez-moi cela fit Yolande ! Fameux bijou dit-elle en enfourchant la première. Une belle machine fit-elle en la caressant tendrement..

 

Derrière la double porte d’entrée du garage, les deux camions que conduisaient Armand et Roberto, au-dessus de leur fosse respectives. Une troisième fosse vide celle-là. Toutes ces fosses équipées de l’outillage adéquat. Un peu plus loin, deux équipements complets pour le démontage et remontage des pneus, un pour les camions, l’autre pour les voitures et motos. De l’autre côté du garage, une pièce vitrée, sur toute la longueur du garage. Une partie servant de bureau, avec tout ce que l’on trouve dans un secrétariat, en passant par la machine à copier, la machine à écrire, le téléphone, les classeurs divers. Sur la deuxième partie, plus principale, le magasin des marchandises, pièces, et fournitures diverses. Dans le fond du garage, un coupé Mercedes 500 SEL, gris métallisé, sièges en cuir rouge. Eh bien fit Yolande, il ne se refusait rien le petit arrière cousin !


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7 : Premiers contacts


Bonsoir monsieur Jérôme, fit un homme maigrichon, le notaire Beaucannon m’a prévenu de votre arrivée. Je suis monsieur Lefin.

Y a pas à dire susurra Yolande, malgré ma minceur, vous rentreriez presque deux fois dans mon jeans.

 

Oh vous savez repris monsieur Lefin, je suis habitué à ce genre de plaisanteries ; au début dans mon jeune âge, je me fâchais facilement, maintenant, j’en rigole, cela ne me touche plus, surtout quand je vois ces filles qui se font vomir après avoir mangé. Cela est vraiment malheureux pour elles. Alors que moi, je mange sans me soucier de ce que j’avale.

 

Sur ce, je venais annoncer à monsieur Jérôme, que je travaillais comme pompiste du temps de votre arrière cousin. J’entretenais également ses pelouses que j’ais continué à tondre régulièrement, et faisait la taille des haies. J’ais toujours continué à le faire lors de la disparition de votre arrière cousin, je trouvais dommage de laisser tout cela à l’abandon. Si vous me voyez ici aujourd’hui, c’est pour savoir si vous auriez toujours besoin de mes services. Je connais tous les clients et leurs habitudes. Que voulez-vous, il faut bien continuer à vivre ! Et la période d’inactivité due à cet incident, a eut raison de mes dernières économies.

 

Ne vous tracassez pas monsieur Lefin, voici déjà 500 frs de dédommagement pour vous remettre à jour, lui dit Jérôme en remettant l’argent . Revenez me voir demain, nous en reparlerons à l’aise.

 

Je vous remercie beaucoup monsieur Jérôme lui dit monsieur Lefin ; si vous avez besoin de quoi que se soit, n’hésitez pas à me faire signe. J’habite en face, sur la droite, la petite maison blanche avec le toit en chaume, et que l’on aperçoit très bien d’ici. Au revoir fit-il en partant, et très heureux d’avoir fait votre connaissance.

 

Tout cela est bien beau s’écria Popeye, mais cela ne nous dit pas où nous allons dormir aujourd’hui ni les jours suivant, car pendant que ceux-là s’empiffraient de bières fit-il en montrant la majorité du groupe, j’ais fait tous les coins et les recoins de environs, et je n’ais pas trouvé une seule chambre de libre. N’oubliez pas que nous sommes dans une région très touristique et que nous sommes en plein dans la période des congés payés.

 

C’est vrais, je n’ais vraiment pas pensé à cela avoua Jérôme. Il est vrais que je n’ais pas eut le temps non plus. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour y remédier ?

 

Moi je sais dit Barbe noire. Il y a une belle pelouse derrière le garage…

Et alors repris André, tu ne crois tout de même pas qu’on va coucher à la belle étoile toute la période des congés ?

Mais non gros bêta ; avant de m’interrompre laisse-moi terminer au moins ma phrase. On va d’abord aller souper…

Chic alors s’écria le Fauché, Antoine nous invitent, allons-y les gars, on va bien se régaler.

Hé là ! doucement, je n’ais jamais dit cela s’indigna Antoine !

Bon reprit le Fauché, continue l’exploration de ton idée.

Si tu continue à m’interrompre, à minuit on est toujours ici à discuter !

O.K. ; accouche ton blabla, on te suis toutes ouies.

 

Lorsqu’on aura soupés donc, il sera plus ou moins vingt heures trente, heure à laquelle Maxi Maximum commence son émission radio bien connue : « TOUS LES SYMPAS SONT POUR TOI ». Il suffira alors de lui téléphoner, lui expliquer la situation dans laquelle nous nous trouvons, et de lui demander de lancer notre appel pour avoir des tentes et des sacs de couchages en prêt, durant la période de notre séjour. Il n’en faudra pas plus pour voir les tentes pousser comme des champignons ; On lui demandera également une guinguette ou chapiteau pour y installer notre salle à manger.

 

C’est bien beau la confrérie des SYMPAS, mais crois-tu que les français vont aider des petits belges comme nous, surtout après les blagues qu’ils racontent sur notre compte lui dit André ?

 

On vois bien que tu n’y connais rien en blagues ! Les blagues sont des histoires qui se racontent de ville en ville, de régions en régions, de pays en pays, et cela devient comme le téléphone arabe, la version à tellement été modifiée, qu’on ne sait plus ce qui a été dit au départ. Voici un exemple d’une blague que j’ais entendue il y a quelques mois chez nous : 

 

« Cela se passe dans un building de Saint-Etienne ; celui-ci est la proie des flammes ; Tout le monde a été sauvé ; il ne reste plus qu’une dame sur le toit avec dans ses bras son bébé de six mois. Le capitaine des pompiers crie à la dame de lancer son enfant dans la toile. La bonne femme hurle que non, il n’en est pas question parce qu’elle n’a pas confiance en eux et a peur justement que ceux-ci ne rattrapent pas l’enfant comme il faut.

Que voulez-vous que nous fassions lui crie le capitaine des pompiers ?

Et elle répond : Je veux que ce soit le keeper (gardien de but) des verts et blancs qui soit là pour le récupérer, je suis certaine qu’avec lui il n’y aura aucun problème.

Voyant qu’il n’y avait rien d’autre à faire, le capitaine des pompiers fit envoyer quelqu’un le chercher. Par bonheur, celui-ci est très vite trouvé, et arrive aussitôt sur les lieux du sinistre.

S’adressant à la bonne dame il lui crie alors : allez-y, lance-le, je suis là !

Aussitôt dit aussitôt fait, la femme lance son bébé dans les bras du keeper. Celui-ci le réceptionne à merveille, se retourne et dégage en volée. »

 

Est-ce qu’il a marqué demande sournoisement Yolande ?

 

L’histoire ne le dit pas répondit Antoine, mais ce qui est certain, tu as formulé la même question que le commentateur de la radio. Et pour en revenir aux blagues, j’ai entendu la même hier sur les ondes françaises, avec les modifications suivantes : tu remplace Saint-Etienne par le Standard en ajoutant les rouges pour la couleur du maillot, et à mon avis, c’est pareil pour les italien qui prennent une équipe allemande comme le Bayern pour la raconter, tandis que les allemande prennent une équipe italienne comme la Juve de Turin ou l’ A.C. Milan ; et pour tout dire aussi, entre Wallons et Flamands c’est pas mieux, ils ne s’oublient pas non plus ! Surtout Anderlecht contre Standard ! Donc, tu vois par là que les blagues sont modifiées par rapport à l’endroit où l’on se trouve. Et pareil pour le téléphone qu’il soit arabe, japonais ou de n’importe quel autre pays, s’il faut retrouver la phrase qui a été dite en premier lieu, et comparer celle qui arrive en dernier, on obtient un tout autre résultat.

Exemple : « Un vol à voile en parachute » étant la première phrase, se transforme à la fin du jeu par « Un viol à poil d’un char à putes ». Et c’est dans la joie et l’hilarité générale que nous descendîmes en ville souper.

 

On a téléphoné deux fois à notre ami Maxi Maximum. La première fois pour faire notre demande, qui comme l’avait annoncé Barbe-noire, faisait pousser les tentes comme des champignons. Ils y en avaient de toutes les formes et de toutes les couleurs (non, pas les champignons), des rouges, des blanches, des vertes, des bleues, des ronde, des carrées et même une tente d’indiens (non, les indiens ne sont pas venus nous attaquer). Le directeur de la brasserie du coin est venus nous proposer son chapiteau gratuitement. Tout y était, le matos pour faire la cuisine, un bar, les tables et les chaises, et aussi un podium le cas où l’on organiserait une fiesta. Le tout contre bien sûr la fourniture de ses boissons ; son chauffeur viendrait nous ravitailler tous les jours, puisqu’il passait automatiquement par ici faire le plein de son réservoir pour faire sa tournée.

 

Yolande avait pris la table de camping pour faire son bureau provisoire, et puisqu’elle était la secrétaire de Jérôme, elle s’est occupée de toute la paperasse pour savoir à qui et où rendre la tente bleue, la verte, la ronde, la rouge, le sac de couchage avec telle ou telle tente, etc… et ce à qui de droit le moment venu. Elle notait toutes les informations et classait le tout. Du travail bien fait, car elle y mettait tout son cœur, on voit qu’elle connaissait bien le métier. Les adresses de chacun avec leur téléphone, afin de ne pas avoir de surprise le moment où il faudra tout rendre.

 

Nous téléphonâmes la seconde fois à Maxi Maximum pour lui annoncer que tous était en ordre, et que ce n’était plus la peine de nous fournir, et que nous remercions tous les gens ayant participés pour notre campement. Pensez-vous, malgré cela, les amis des amis qui avaient encore d’autres amis, venaient tous voir comment nous étions installés, et profitaient de la guinguette pour nous souhaiter la bienvenue. Certains d’entre eux venaient avec leurs instruments de musique, et ont commencés à jouer. Ils étaient tous content de nous faire la fête, car dans le coin les distractions étaient plutôt restreintes.

 

Vînt enfin le moment où chacun plus ou moins estimait le temps de se mettre au lit. Les gens du pays ayant bien festoyés, chacun retournant dans ses chaumières, les motards ne demandèrent pas leur reste non plus. Ils étaient crevés d’avoir courus un peu partout, des visites faites chez le notaire, le commissaire, d’avoir monté les tentes, le chapiteau, et d’avoir quelque peu fêtés avec les gens du pays. Bref, chacun sa tente sauf Jérôme avec ses deux filles et Yolande, prenant possession des lieux de la maison de l’arrière cousin Germain. Les quatre compères quand à eux, occupés dans leur interminable belote.

 

Cette nuit-là pourtant, il se passa un petit incident. Alors que presque tous goûtaient au repos du guerrier bien mérité (mais pas avec Brigitte Bardot), nos amis des cartes virent arriver une grosse limousine noire Mercedes, immatriculée en Suisse, et vînt se garer juste à côté des pompes d’essence.

 

Hé blanc bec ! s’écria le Tatoué, en s’adressant au chauffeur de la voiture et dans un style patois bien de chez nous « T’ în vé n’ în qui c’est serré l’ami ! (Tu ne vois pas que c’est fermé l’ami) ! N’ â onque qu’à rfreudi l’ proprio (Y a quelqu’un qui a refroidit le propriétaire), il lui à fé prîndre l’ Malle avéc on’ alé simpl’, mais n'în pô allé à Douv ! (il lui a fait prendre la Malle avec un allé simple, mais pas pour aller à Douvres) !

 

Faut croire que le blanc bec en question ne connaissait que dalle au charabia que prononça le Tatoué, toujours est-il qu’il se dirigea d’un pied assuré vers le groupe que formaient nos quatre amis.

Tiens ! Dit Moustache, le Môssieur n’a pas compris le beau langage que tu viens d’employer.

Hercule se leva et dit d’une voix ironique : « Je vais faire l’interprète de ce beau discours pour ce Môssieur ».

N’te fatigue n’ în gros bras ; djî sô on peu polyglotte dit le blanc bec dans un style aussi éblouissant que ne l’avait fait Tatoué.

Voyez-vous ç’à fit Pipo ! Môssieur a fait des études !

Tu dois couper fit le blanc bec à Pipo en regardant les cartes !

Oh !Oh ! Môssieur connaît aussi la belote émit-il en sifflant d’admiration ! Mais trêves de plaisanteries repris Pipo, repassez demain pour faire votre plein, aujourd’hui c’est fermé.

 

On ne vient pas pour faire le plein annonça une voix derrière le blanc bec. Un second personnage était descendu de voiture, et se dirigeait lui aussi vers le groupe. Personnage bien habillé, costume coupé sur mesure, de couleur bleu ligné finement en blanc. On voyait bien que ce n’était pas un clochard, mais que son compagnon lui servait plutôt de larbin. Coiffé d’un chapeau borsalino (mais non pas le larbin), une paire de gants blanc à la main gauche, un havane calé entre les dents, et une canne incrustée de diamants dans sa main droite. On vient pour affaire et on veux parler à Jérôme.

 

Tiens ! Tiens ! On dirais que Jérôme a des connances (connaissances) dans le monde des affaires. On veut ! On veut ! Vous êtes bien exigeants vous ! On veut ! Et puis d’abord il faudrait apprendre un peu la politesse ! Lui dit Moustache ; moi, dans mon pays, on n’exige rien quand on ne connaît pas les gens. On se présente d’abord. On dit bonjour quand on ne connaît pas les personnes, et qu’on s’adresse à quelqu’un qu’on n’a jamais vu ; et même si on se connaît, on dit quand même bonjour ! N’est-ce pas les gars ! Continua Moustache sur sa lancée ? Non mais, on veut ! Mais on ne vous connaît pas nous Môssieur ! Et puis pour votre gouverne sachez que c’est « Monsieur Jérôme » et pas Jérôme. Y a que nous qui pouvons dire « Jérôme », car nous c’est pas pareil, n’est-ce pas les gars ?

 

Oui ! C’est bien vrais reprirent en cœur les trois autre beloteurs.

C’est comme si on faisait partie de la famille, nous Môssieur ! Et sachez enfin Môssieur, que Jérôme est dans les bras d’ Orphée avec son Eurédyce, ce qui revient à dire qu’il est en train de roupiller confirma Moustache. Et de plus on ne veut pas connaître sa mauvaise humeur si on le réveille pour des peccadilles. Alors on vous souhaite le bonsoir Môssieur et retirez de votre bouche le « on veut ! ».

 

Bien repris le second personnage, pardonnez-nous cette intrusion, mais auriez-vous l’amabilité de le prévenir de notre visite, qui est d’une importance capitale ?

 

Elle serait même régionale, nationale ou mondiale repris Pipo, que nous n’interviendrons en aucun cas dans les doux rêves qu’il pourrait faire à cette heure-ci.

 

Laissez Oscar (c’est le nom du blanc bec) dit le personnage bien habillé à son chauffeur qui venait de mettre sa main en poche et s’apprêtait à la ressortir. Nous repasserons plus tard fini-t-il.. Entre temps Pipo avait déjà fait une clé savante à Oscar, qui n’avait rien à voir avec la clé anglaise, et dégageât la main enfouie pour s’apercevoir qu’elle retenait un flingue. Une pression des doigts bien appliquée, et l’arme roula à terre.

 

Excusez ce petit interlude dit Pipo au gars bien habillé en projetant Oscar sur la voiture, mais nous, on n’aime pas être impressionnés. Quand au joujou, je le garde pour ma collection ; c’est une belle pièce fit-il en la ramassant. Dite à votre gorille la prochaine fois de laisser son artillerie à la maison, car ma panoplie n’est pas encore complète, et je confisque tout ce qui est à portée de main. A propos, je serais ravis si Oscar pouvait me faire parvenir les cartouches en prime, on pourrait devenir bon copain. Pas vrais les gars ? Mais oui reprirent en cœur le trio.

 

Le gars à l’allure impeccable préféra se retirer dignement en engueulant son chauffeur sur le comportement qu’il avait eu envers le groupe, et promis à Pipo de revenir le lendemain voir Jérôme à des heures plus raisonnables.

 

Shu-Yen, occupé à faire ses développement des photos prises la veille lors du mariage, de ce fait ne dormait pas. Ayant entendu l’arrivée de la Mercedes, abandonna ses activités du moment pour se consacré essentiellement à l’écoute de ce qui ce passait avec le blanc bec, le beau gars, et les beloteurs. Camouflé derrière un buisson, armé d’une caméra spéciale qui ne nécessitait pas de lumière, filmait les moindres gestes de tous acteurs. Au moment du départ des deux lascars, gros plan sur la voiture et sur la plaque. Ensuite comme si de rien n’était, Shu-Yen repris ses premières activités sans se faire remarquer des joueurs.

 

Le lendemain, le Chef partit en ville avec la voiture de Jérôme, accompagné de Popeye, du Rouquin et de Pépé. Ils allaient faire les courses pour préparer le petit déjeuner ainsi que les repas de midi et du soir. Pendant ce temps, le camion de la brasserie est venu faire son plein. Le chauffeur, ensuite aidé par les autres motards, refirent le plein de carburant (non plus du camion), du bar, qui la veille avait été bien entamé par toutes les personnes étant venus apporter leur tentes, et en avaient profité pour boire le coup de la bienvenue. Famille et enfants compris évidemment, car comme chacun sait, les enfants sont encore plus curieux que les parents. Hé oui ! Que voulez-vous ! C’est par là que débute l’apprentissage de la vie !

 

Pendant ce temps, Hercule raconta à Jérôme la visite de la nuit passée. Il narra l’histoire presque mot à mot. Le passage du revolver que Pipo avait embarqué comme cadeau fût bien entendu oublié, de même que les mouvements fait par Shu-Yen, puisqu’il n’avait rien vu. Jérôme téléphona ensuite à la préfecture prévenir le commissaire Bourrelet de la venue de ces visiteurs. On le prévînt qu’il n’était pas encore arrivé, mais qu’on ne manquerait en aucun cas de lui remettre le message sitôt qu’il serait là.

 

Le Chef de retour, Yolande s’affaira pour faire le café. Heureusement que plusieurs des âmes charitables ayant amenés des tentes, avaient aussi pensés à apporter avec elles des cafetières (mais non, pas les femmes des cafetiers). Bien sûr le brasseur avait fourni le plus gros de l’outillage, mais ce qui intéresse surtout le brasseur, c’est de vendre sa bière, limonade et jus de fruits ! Le café, le thé ou le vin quant à lui n’est pas de son ressort. A chacun son métier dirait l’autre ! Et pourtant vous me direz « c’est aussi des boisons ! ». Oui mais : la bière étant une chose, le café en est une autre tout autant que le vin, et si vous voulez encore une autre comparaison, vous pouvez aller chez un chocolatier spécialisé pour demander de bonnes pralines, mais pas pour cela acheter un pain !

 

Bref, tout cela pour dire quand même qu’une bonne partie des motards étaient en train de mettre la table, les couverts, les tasses et sous-tasses. Ben quoi tout ! Tout ce qui garni la table pour pouvoir manger. On n’oublie pas la touche finale annonce Yolande en ajoutant un bouquet de fleurs à chaque table. Cela fait plus joli, tout le monde sait cela, mais peu de gens agrémentent leur table de cette façon. On s’installa à table, chacun faisant sa tartine, son croissant ou son pistolet (mais non pas celui que Pipo a confisqué). Bon, rien de comparable avec ce que Jérôme et sa famille avait connu la veille chez les Legentil. Le contexte étant tout à fait différent.

 

C’est le moment que pris le commissaire pour arriver, et qui accepta tout naturellement l’offre du petit déjeuné. Ainsi donc le premier lien a déjà été établi fit-il. Je vois qu’ils n’ont pas perdu leur temps ajouta-il. Avez-vous des détails à me donner concernant cette visite impromptue ? Combien étaient-ils ? Vous avez penser à noter la plaque de leur voiture ? Quel genre de voiture était-ce ?

 

Hercule de nouveau raconta l’histoire qui s’était passée tard dans la soirée. Malheureusement commissaire, ils sont restés dans la pénombre. On peut vous dire qu’ils sont tous les deux grands, à peu près la taille de Pipo, je dirais dans les un mètre quatre-vingt-cinq ; le chauffeur, plus mince, cheveux noirs me semblait-il, style à la Elvis avec sa crolle et brillantine, plus ou moins septante septante-cinq kilos.

 

Vous voulez dire soixante-dix soixante-quinze questionna le commissaire.

C’est quoi ce charabia demande Serge ?

Ici en France c’est comme cela qu’on dit annonça le commissaire.

 

Oui ben j’ vois pas pourquoi vous vous compliquez la vie avec vos soixante-dix et le reste continua Serge, c’est quand même plus simple de dire septante, nonante. En Suisse, la logique est respectée, car eux ils disent soixante, septante, octante, nonante. Chez vous par contre il n’y a aucune logique. Pourquoi ne dites-vous pas vingt-dix, trente-dix, quarante-dix et ainsi de suite ? D’ailleurs si vous regardez dans le dictionnaire Larousse ou le Petit Robert, on trouve des mots comme septante et un, mais pas soixante et onze, nonante et un, mais pas quatre-vingt-onze, et tous leurs dérivés ! Vous voyez toutes les complications arriver lorsque un français vous donne son numéro de téléphone, exemple tu m’appelle au Treize, quatre-vingt-quatorze, vingt-et-un. Et bien figurez-vous que nous en Belgique on fait le Treize, quatre-vingt, quatorze, vingt-et-un, et inlassablement un répondeur vous signale : « Le numéro que vous avez formé n’est pas attribué ». Et maintenant que fait-on dans ces cas là ?

 

Trèves de plaisanterie fit Jérôme, le commissaire n’est pas ici pour faire un compte rendu sur les façons d’apprendre à compter dans chaque pays. Et s’adressant à Hercule, continue tes commentaires sur la visite de ces lascars. Après Elvis, quoi d’autre ?

 

Ben le fameux Elvis, il s’appelle Oscar. Quand au numéro de la voiture, faut nous excuser commissaire, on a bien vu qu’elle est immatriculée en Suisse, on n’y a pas du tout pensé, j’ai bien vu un cinquante-six ou septante-six ou peut-être ces quatre chiffres, mais j’ peux pas vous le confirmer. On était loin de penser qu’il pouvait s’agir de malfrats. La voiture, c’était une grosse limousine Mercedes noire ou bleue foncée. En tout cas difficile à préciser dans l’obscurité. On peut encore dire qu’ Oscar parle et comprend très bien notre patois Wallon, et sait aussi jouer à la belote. C’est tout ce qu’on sait vous dire pour l’instant.

 

Ah oui fit remarquer le Tatoué ! Il me semble que le second personnage, celui qui était le mieux nippé, boite un peu ; j’ais vu cela quand il est reparti. Sur le moment même je n’y ais pas prêté fort attention car nous étions en train de jouer aux cartes. Mais maintenant que j’y songes, oui c’est çà, j’en suis sûr, quand il s’est retourné pour dire qu’il viendrait nous revoir, c’était de la jambe droite qu’il boitait, et tenait une cane à la main droite pour s’aider.

 

Bien dit le commissaire, nous allons enfin pouvoir bouger un peu. Ces détails sont très minces pour commencer, mais nous allons pouvoir entamer des recherches en nous orientant sur ces quelques renseignements.

 

Attendez commissaire, moi j’ais aussi quelque chose pour vous prévint Shu-Yen. Regardez fit-il, hier soir avec ma caméra, j’ais pu filmer l’entrevue presque depuis leur arrivée. Dès que j’ais compris leur manège, et sans me faire repérer, j’ais activé ma caméra. J’étais à couvert derrière ce buisson, dit-il en montrant l’endroit, à huit mètres des pompes d’essence, là où j’ais mis la tente qu’on m’a prêtée. Vous voyez ? J’en ais profité pour vous apporter déjà quelques photos ; tenez, voici des épreuves développées peu après leur départ, comme cela vous aurez aussi leur portrait.

 

Beau travail jeune homme, félicita le commissaire, mais vous aviez parlé de caméra me semble-t-il ? Voulez-vous bien me remettre la cassette ; cela devient une pièce à conviction ; je vous la rendrais après l’enquête. Voici un reçu en bonne et due forme, afin d’éviter toute contestation. Autre chose que vous risqueriez de me cacher ? Je ne voudrais pas non plus vous attirez des ennuis par la suite, surtout si le film a montré une scène quelconque.

 

Pipo sur cet entre-fait se dirigea vers le commissaire, lui remettant l’arme, il lui dit qu’il aurait bien aimé la conserver et l’ajouter à sa collection. Mais comme il ne savait pas que Shu-Yen avait filmé la scène, sa première réaction était de la garder. A présent, les données du problèmes n’étant plus les mêmes, il ne voulait pas se mettre à dos la police française, ou être complice d’un meurtre quelconque si cette arme avait un passé assez chargé.

 

Merci de votre honnêteté lui dit le commissaire. Pour que vous ne perdiez rien au change, passez chez moi un de ces jours, je vous offrirais une arme ayant appartenu à mon grand-père, et pour laquelle vous ne risquerez rien. Cette arme, bien qu’ancienne, m’embête plus qu’autre chose, et je ne savais pas où la mettre. Cela me fait vraiment plaisir de vous l’offrir, croyez-moi. Ce après quoi le commissaire Bourrelet pris congé d’eux.

 

Le reste de l’avant-midi se déroula sans incidents. On débarrassa les tables, quelques uns se mirent à la vaisselle, d’autres avec Jérôme commencèrent l’inventaire pendant que nos quatre compères faisaient une nouvelle partie de cartes. Ceci nous amena petit à petit à l’heure du dîner (déjeuner pour les français, alors que le souper correspond au dîner pour eux). Pépé nous appela lorsque son repas fut prêt, et Léandro nous servis dans un style aussi élégant que le maître d’hôtel d’un grand restaurant.

 

On avait invité Mireille et ses amis dont on profita pour mieux les connaître. Mireille était encore aux études ; elle désirait devenir médecin-chirurgien, et avait encore 2ans à faire pour obtenir son brevet, plus 2ans comme assistante avant de pouvoir dire qu’elle allait se mettre à son compte et ouvrir une clinique privée. Papa et maman veillaient sur elle comme aux prunelles de leurs yeux. Cela ne l’empêchait pas de prendre quand même du bon temps.

 

Mireille signala à Patrick, Moustache, Hercule et Pipo, que quatre de ses amies aimeraient apprendre à jouer à la belote. Cela leur changera de la bataille, du rami, du poker ou de leur éternelle réussite. Je vous les présenterais à la première occasion. Elles s’appelent Carlna, Carlotta, Carolina et Carmella. Comme vous le voyez, tous des noms en Car. Bref elles ont fait un club de cartes, et veulent connaître d’autres jeux. Nos quatre amis promirent de se mettre en contact avec elles et de leur apprendre le jeu si tel était leur désir.

 

Robert et Armand, sont les deux chauffeurs des camions. Souvent ils allaient en Hollande, plus principalement à Amsterdam. Il paraît qu’ils ont vus les femmes infidèles, qui pour une pièce en or, leur donnent leur vertu, …, pour le reste de la chanson, allez voir le répertoire de Jacques Brell chez votre disquaire. Vous comprendrez aussi pourquoi ils sont restés tous les deux célibataires. Souvent en général les camionneurs sont des personnes célibataires ; c’est pas une généralité, mais vu leur boulot, c’est préférable qu’ils gardent ce statu, leur femmes, quand ils sont mariés, ne sont pas très enchantées de les voir partir une, deux, voir trois semaines d’affilées. Ce qui n’est pas le cas de Luigi, qui lui est marié malgré son jeune âge, et déjà papa d’un petit garçon. Luigi , je le rappelle travaillait comme mécano dans le garage de l’arrière cousin Germain. Luigi nous demanda ce que nous comptions faire cet après-midi. Voyant que nous n’étions décidés en rien, il nous proposa de nous faire visiter la région.

 

O.K. s’écria Yolande ! Mais comme je veux en faire partie également, qu’on s’y mettent tous, plus vite on aura rangé, plus vite on pourra partir. Tout le monde se mit à l’ouvrage tant et si bien qu’une demi heure après nous étions tous prêts et pouvions nous en aller.

 

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8 : Premiers aveux, première photo


Où allons-nous questionna Yolande ?

Les Ballons cela vous dirait quelque chose annonça Mireille ?

Bof ! Tu sais lui dit Serge, nous, on a passé l’âge de jouer au foot, quand au rugby, on n’est pas fort amateur ; avec leur ballon qui n’est pas rond, qui tourne du mauvais côté, et qu’il faut porte à la main, merci, mais très peu pour moi !

 

Décidément intervint Yolande ! Tu n’en rate pas une ! Avant-hier c’était le français, hier ce sont les maths, aujourd’hui la géographie, et j’ te parie que demain ce sera l’histoire ! A la place de brosser les cours comme tu faisais, tu aurais mieux fais de balayer la poussière qui s’accumulait sur tes cahiers. Quand Mireille parle de Ballons, elle fait allusion bien sûr au Ballon d’ Alsace, avec le parc régional des Ballons des Vosges, de Ballon de Servance, du col du Ballon d’ Alsace, du col du Grand Ballon près de Guebwiller et du lac du Ballon. Toute sorte d’infos que ton minuscule cerveau refuse d’emmagasiner quoi !

 

O.K. !O.K.! J’irais m’inscrire aux cours du soir pour me rattraper ! En attendant allons donc voir ces Ballons d’un peu plus près. Et sur cet entre fait, ils lancèrent leur moteurs (non pas en l’air, façon de parler, c’est mettre en marche) et partirent à l’assaut du Grand Ballon.

 

Voici quelques infos sur les Ballons ! (Documentation retirée sur internet ou de la Collection Microsoft® Encarta® 2003.)

 

Le Ballon d'Alsace : une terre de granit

 

Les Vosges sont un livre d'histoire géologique ouvert, de plus de 350 millions d'années. Elles furent recouvertes plusieurs fois par la mer, par la glace, subirent des éruptions volcaniques, étaient de véritables montagnes. De nombreuses traces du passé sont encore visibles actuellement, pour peu que l'on soit curieux.

 

Le milieu naturel du Ballon d'Alsace

 

La végétation sur l’ensemble du Ballon d’ Alsace appartient à l’étage montagnard moyen et supérieur.

La forêt est très présente. Elle illustre un équilibre de la formation végétale avec le climat et le sol. Selon l’altitude et la micro topographie, on rencontre trois types de boisements différents :

·                    La hêtraie sommitale :

C’est une forêt basse de 15m où les arbres sont souvent rameux et contournés, leur port traduisant une anémomorphose poussée. Le hêtre est dominant, tandis que le sapin, défavorisé par la rigueur du climat, n’est présent que sous la forme de pieds isolés. Associés au hêtre, on remarque l’érable sycomore, le sorbier des oiseleurs et, dans la strate arbustive le framboisier, des camerisiers noir, des groseilliers.

·                    La hêtraie sapinière :

Le sapin prend de l’importance avec la diminution de l’altitude. La hêtraie sapinière apparaît véritablement qu’au dessous de 1000m et se présente sous deux formes :

·                La hêtraie sapinière à Luzulz, forme acidiphile, bien développée sur les versants Nord et Est. Le sapin y domine largement le hêtre.

·                La hêtraie sapinière à Fétuque, sur sols plus riches et plus frais, avec une dominance de hêtres.

·                    Les bois mixtes des ravins et des éboulis :

Toujours humides et parcourus par des ruisselets, les ravins et éboulis sont recouverts partiellement d’érables sycomores, d’ormes des montagnes, de frênes de hêtres, de sorbiers  et sapins. Les parties les plus humides portent un liseré d’aulnes glutineux.

Dans le vallon en amont du Grand Langenberg, nous trouvons une grande formation d’aulnaie tourbeuse. Son altitude d’implantation  et son étendue de 17 hectares en font une richesse naturelle assez rare. Des zones tourbeuses morcellent cette forêt, composées de sphaignes, laîches, luzules des bois, ainsi que de plantes protégées : la rossolis à feuille ronde et la linaigrette engainée.

 

Le ballon d'Alsace est un sommet situé dans la partie sud de la chaîne, aux confins des régions d'Alsace, de Franche-Comté et de Lorraine.

Situé au cœur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, le ballon d'Alsace est classé grand site national. Extrémité sud du massif, il culmine à 1 247 mètres d'altitude. Il offre ainsi un panorama grandiose, depuis la Forêt-Noire vers l'est, la chaîne des Alpes bernoises au sud jusqu'en direction du Mont Blanc que l'on aperçoit parfois par temps clair. Il s'étend en partie sur quatre communes, quatre départements et trois régions :

·                    Sewen (Haut-Rhin, Alsace) ;

·                    Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges, Lorraine) ;

·                    Plancher-les-Mines (Haute-Saône, Franche-Comté) ;

·                    Lepuix dite Lepuix-Gy (Territoire de Belfort, Franche-Comté).

C'est l'un des endroits les plus arrosés de France, également réputé pour la pureté de l'air. On peut y faire du ski de fond et de descente l'hiver: 10 pistes de ski alpin avec bientôt des travaux d'aménagement. Il y a également du VTT et du parapente l'été. Le massif est aussi un lieu privilégié pour les randonneurs grâce aux centaines de kilomètres de sentiers balisés accessibles à tous dont le sentier de grande randonnée GR 5. Il n'est pas rare d'y apercevoir des chamois au milieu d'une flore variée et particulière. Au dessus d'une altitude proche de 1 000 mètres, la forêt fait place aux chaumes, crêtes dénudées ou se tordent quelques hêtres rabougris et où l'on peut trouver la gentiane jaune et la myrtille. Le Syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace (SMIBA) regroupe les collectivités territoriales et communales gérant le massif.

La route reliant la vallée de la Moselle au nord aux vallées de la Savoureuse au sud et celle de la Doller à l'est franchit un col proche du sommet, à l'altitude de 1 171 mètres. La première de ces voies de communication a été voulue par le roi Louis XV.

Une Vierge en bronze polychrome, ex-voto de 1860, une statue de Jeanne d'Arc symbolisant l'attachement des Français à l'Alsace, inaugurée le 19 septembre 1909, et un monument à la gloire de démineurs morts pour la France datant de 1950 ont été érigés au ballon d'Alsace. Une borne René Pottier rappelle que ce cycliste passa chaque fois en tête, en 1905 et 1906, au premier col jamais proposé aux coureurs de Tour de France.

 

Parc naturel régional des Ballons des Vosges, parc naturel du nord-est de la France, situé dans le massif des Vosges, sur les départements des Vosges, de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort et du Haut-Rhin.

 

Créé le 5 juin 1989, le parc des Ballons des Vosges est contenu dans la partie cristalline du massif vosgien de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines aux portes de Belfort. Ces Vosges cristallines, débarrassées par l’érosion de leur couverture sédimentaire, abritent des ballons, montagnes anciennes au sommet doux et arrondi, boisés et peu élevés, caractéristiques de cette région. Le parc recense les plus grands cols vosgiens, comme les cols du Ballon, de Bussang, du Bonhomme ou de la Schlucht, le jardin d’altitude du Haut-Chitelet, ainsi que celui du Hohneck (1 362 m) et les ballons de Servance ou de Guebwiller, point culminant des Vosges (1 424 m), appelé aussi le Grand Ballon. Bon nombre de communes se situent dans les frontières du parc, parmi lesquelles la station thermale de Plombières-les-Bains (Vosges), Munster ou Ribeauvillé, au cœur des collines annonçant le massif montagneux des Vosges (Haut-Rhin), Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort) ou Ronchamp (Haute-Saône). De nombreuses rivières le sillonnent, créant un réseau hydrographique des plus denses (Meurthe, Moselle, Moselotte, Ognon, Augronne, Breuchin). À cause de son climat humide et rude, toute la région du parc est caractérisée par une couverture de bois touffus de hêtres et de résineux. La prééminence écologique explique la persistance de l’exploitation forestière locale, auprès d’un élevage traditionnel. Grâce au parc, les communes des Ballons des Vosges voient, depuis une dizaine d’années, dans le tourisme vert une nouvelle ouverture économique.

 

Grand Ballon, plus haut sommet des Vosges culminant à 1 424 m d’altitude, situé au nord-ouest de Mulhouse, dans le département du Haut-Rhin.

 

Dominant la plaine d’ Alsace - il appartient en effet à un éperon détaché de la ligne de crête principale des Vosges -, le Grand Ballon (dit aussi Ballon de Guebwiller) présente des pentes régulières et convexes dues à l’attaque de l’érosion sur les granites et les schistes. Le sommet du Grand Ballon est couvert d’une herbe rase entrecoupée de buissons épars formés de hêtres rabougris ; ce sont les hautes chaumes, domaine estival des troupeaux, tandis que l’hiver celles-ci sont parcourues par les amateurs de luge ou de ski.

 

L’étymologie de « ballon » est discutée, car ce mot viendrait plutôt de bal, qui signifierait escarpement ou montagne, que de l’évocation de la forme sphérique d’un ballon ou d’une balle.

 

 

Guebwiller, ville de l'est de la France, chef-lieu d'arrondissement du Haut-Rhin, en Alsace, située sur la Lauch, sur les contreforts orientaux du massif vosgien. Petit centre industriel, Guebwiller a surtout une tradition d'industrie textile (coton, soie). Elle est entourée de vignobles. L'église Saint-Léger est de style lombardo-rhénan et ses parties les plus anciennes datent des XIIe et XIIIe siècles. L'hôtel de ville est installé dans un bâtiment du XVe, de style gothique flamboyant. L'église Notre-dame a été édifiée par le dernier prince-abbé de Murbach dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La famille Sporrer a réalisé la décoration du chœur. L'église des Dominicains (XIVe-XVe siècle) est l'une des rares églises alsaciennes à posséder un jubé. Le musée du Florival, installé dans l'hôtel du Doyenné (XVIIIe siècle), abrite des collections variées : archéologie, art religieux (belle vierge du XIIIe ), histoire locale, folklore, céramiques de Théodore Deck (né à Guebwiller en 1824).

 

Les armagnacs firent le siège de la ville pendant la guerre de Cent Ans. Ils franchirent les fossés gelés le 14 février 1445, mais durent prendre la fuite, abandonnant leurs échelles, conservées depuis dans l'église Saint-Léger. La ville fut pendant tout le Moyen Âge sous la tutelle des princes-abbés de Murbach, qui y transférèrent leur abbaye en 1759. En 1789, les paysans révoltés pillèrent le château abbatial. La ville fut une cité prospère au XIXe siècle grâce au textile.

 

Ballon de Servance, sommet du massif ancien des Vosges, situé dans le nord-est du département de la Haute-Saône Culminant à 1 216 m d’altitude, à l’ouest du ballon d’ Alsace, sur le versant méridional des Vosges, dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges, le ballon de Servance s’élève au-dessus des plateaux de la haute Saône et de la « trouée de Belfort » (également appelée « porte d’ Alsace » ou « porte de Bourgogne »). L’ Ognon, affluent de rive gauche de la Saône, y prend sa source et s’écoule vers le sud-ouest par une vallée encaissée, arrosant la petite commune de Servance, tandis qu’au nord, le ballon de Servance domine la haute vallée de la Moselle.

 

Formant l’extrémité méridionale des Vosges (ou Vosges cristallines), où affleure le vieux socle primaire, cette lourde croupe est caractéristique des sommets vosgiens, appelés ballons en raison de leur forme arrondie façonnée par l’érosion. L’élevage transhumant sur les « hauts chaumes », longtemps voués au pâturage estival d’altitude des bovins (élevage laitier, fromageries), connaît un rapide déclin.

 

 

Cet après -midi-là donc Jérôme se retrouva seul avec ses deux filles et le Chef, auquel il demanda d’appeler monsieur Lefin. Lorsqu’il fut arrivé, Jérôme lui demanda de lui donner un coup de main pour contrôler toute la paperasse. Il en profita également pour se renseigner sur le nom des clients qu’il trouvait sur les fiches et connaître aussi leur habitudes. C’est en fin d’après-midi que les deux visiteurs de la veille firent leur apparition dans le bureau de Jérôme.

 

Monsieur Jérôme s’enquit l’un d’eux ?

Naturellement répondit-il, qui voulez-vous que ce soit ? A qui ais-je l’honneur demanda-t-il encore ?

Nous sommes passés hier soir pour vous parler, mais vous étiez déjà couché.

 

Oui je sais, mais si vous étiez passé hier soir comme vous dites, vous m’auriez trouvez ici avec mes vingt-deux compagnons en train de monter nos tentes, ranger la vaisselle du souper. Vous devriez donc dire que vous êtes passé hier nuit, cela me semble plus correct. Alors que vouliez-vous hier soir à une heure aussi tardive, et que puis-je faire pour vous aujourd’hui ?

 

Voici de quoi il s’agit dit l’homme bien habillé. Votre arrière cousin Germain avait réceptionné un colis pour nous, et devais l’envoyer dans un endroit bien précis à notre demande.

 

Si je comprends bien fit Jérôme, vous avez l’air de bien connaître la famille. Et si je ne me trompes toujours pas, nous n’avons pas encore étés présenté. Cela vous ennuierait beaucoup de me dire qui vous êtes car je n’ais pas le plaisir de vous connaître ?

 

Là n’est pas la question répondit toujours l’homme bien habillé. Je vous ais parlé d’un colis.

Le seul colis que monsieur Germain a reçu dernièrement est cette moto annonça monsieur Lefin. Serait-ce cela ?

 

Non, non ; c’est plutôt une marchandise assez spéciale qu’il devait envoyer par la suite à l’étranger, si vous voyez ce que je veux dire, et … oh, mais que voilà une charmante enfant s’écria-t-il en caressant les cheveux de Caroline qui venait de faire son apparition à bout de souffle en criant : Papa, papa !

 

Lâchez-là fit Jérôme en prenant sa fille dans ses bras. Où est ta sœur demanda-t-il à Caroline en pensant déjà à un rapt ?

Je ne sais pas avoua-t-elle en pleurant. On jouait à cache-cache, fit-elle à chaudes larmes, et cela fait déjà longtemps que je la cherche et que je ne la trouve pas.

 

J’espère pour vous qu’il lui soit rien arrivé de fâcheux comme à ma femme l’année passée, puisque maintenant je suis au courant de ce qui s’est réellement passé ce jour fatidique.

 

N’ayez crainte monsieur Jérôme, nous n’en sommes pas encore là. Et pour votre femme vous n’avez aucune preuve contre nous.

Ce qui revient à dire repris Jérôme, que vous venez d’avouer indirectement votre méfait. Chef, appelle le commissaire Bourrelet et…

 

Nous vous déconseillons cette manœuvre dit Oscar en sortant son arme (mais non pas celle que Pipo lui avait confisquée, mais une autre ; à croire que les armes poussent comme des champignons !) restez bien sage, et il ne vous sera fait aucun mal. Je vous conseille de laisser la police en-dehors de toute cette histoire, et de nous avertir sitôt que vous trouverez la marchandise. Quand à votre petite fille, nous l’avons vue se cacher dans le coupé sport qui se trouve en vitrine.

 

Hou ! Hou ! fit justement Véronique, se relevant en brandissant un merveilleux polaroïd de Shu-Yen. Souriez ! Dites « Cheese » ! Clic ! Un éclair apparu ! Cette espiègle de Véronique avait réussi à manipuler l’appareil de Shu-Yen.

 

Allez me chercher la photo commanda Oscar, si vous ne voulez pas avoir d’ennuis, tout en menaçant toujours Jérôme de son arme.

Non ! Pas vous dit-il à Jérôme, envoyez sa sœur !

Caroline qui pleurait toujours, s’exécuta sur le mouvement de tête de son père.

Sitôt après, elle retira la photo et la ramena à Oscar et s’en couru aussi vite vers son père.

 

Mettant la photo dans sa poche après l’avoir regardée, pas mal s’écria-t-il à Jérôme, vous pourrez la diriger vers le métier de reporter photographe. Voici pour vous fit-il en lançant un paquet à Jérôme. C’est un talkie-walkie spécial. Il vous suffira d’actionner l’interrupteur lorsque vous aurez la marchandise, qui pour tout vous dire n’est rien d’autre que de la drogue. Nous recevrons alors un signal sonore, et viendrons réceptionner le colis. Il va sans dire qu’il est de votre intérêt de trouver cette marchandise dans les plus brefs délais. Sur quoi ils disparurent tous les deux.

 

Début de soirée, les motards rentraient de leur balade. Nous avons eu droit aux commentaires sur la promenade et son itinéraire, comme si nous l’avions nous même faite. Ils sont passés par Soultzeren, Stosswihr, Munster, Luttenbach-Près-Munster, Breitenbach-Haut-Rhin, Mulbach-sur-Munster, Metzeral, Sondermach, Le Markstein, Lautenbach et Buhl.

 

Plutôt que de vous raconter ce que chacun avait bien voulu dire sur le ou les endroits qui les avaient réellement frappés (mais non, ils n’ont pas eu mal), au risque de ne pas tout comprendre, voici la documentation recueillie sur internet, et qui sera certes plus compréhensible.

 

Soultzeren

 

Soultzeren est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

Le territoire de Soultzeren s'adosse au massif des Vosges, à l'endroit où la fracture du bassin rhénan est la plus brutale. Il est inclus dans le bassin versant de la Fecht, comprenant notamment deux retenues d'eau bucoliques, le lac Vert et le lac des Truites.


Stosswihr


La commune de Stosswihr est située près de Munster (Alsace) dans la haute vallée de la Fecht, à 20 km de Colmar et 25 km de Gérardmer et de La Bresse, au cœur du Parc Régional des Ballons des Vosges.
Son ban, allongé d'Est en Ouest, couvre plus de 2600 ha à une altitude variant entre 400 et 1350 m (le Hohneck, 2ème sommet des Vosges, après le Ballon d'Alsace à 1426 m).

La tradition et les chroniques sont d’accord pour déclarer que les premiers habitants de la Petite Vallée de Munster étaient probablement des missionnaires chrétiens partis de Rome sous le pontificat de Grégoire Le Grand. Ils se seraient établis dans le vallon de Stosswihr au lieu-dit “Schweinsbach”, probablement en l’an 634.

Le village de Stosswihr, situé au cœur du Parc Régional des Ballons des Vosges et seulement à quelques kilomètres de Colmar, s'enfonce vers le Hohneck et forme ainsi avec la vallée de Munster, une des plus belles vallées vosgiennes. Elle enchante par la variété et les ressources de ses paysages.

Aux massifs succèdent les vallons, aux forêts les plus hautes chaumes, aux lacs les prairies...

 

Randonnées pédestres :

Des parcours de randonnées pédestres balisés par le Club Vosgien, à travers prairies, forêts et haute montagne, dont le réputé Sentier des Roches qui relie le col de la Schlucht au cirque glaciaire du Frankenthal, espace exceptionnel et  incontournable du massif.

Pour plus de possibilités, rendez-vous sur le site www.baladapied.com

 

Escalade :

 

Un site d'escalade naturel est accessible depuis le pied du Hohneck : La Martinswand. Le site d'escalade est géré par le Club Alpin.

Des circuits de VTT balisés comprenant toutes sortes de difficultés et de nombreuses routes de montagnes à travers la vallée et le massif Vosgien, vous offrent des possibilités quasi infinies de balades à vélo.

 

Ski alpin et ski de fond :

Le site de ski de fond des Trois-fours est idéal pour les familles et les débutants avec plus de 10 km de pistes tracées et balisées.
Cette station, la plus enneigée des Vosges, se présente comme un balcon naturel à quelques pas du Hohneck. Le site offre de magnifiques panoramas sur la vallée de Munster, la Foret Noires et les Alpes.
Possibilité de restauration sur place.

Pour plus d'informations sur l'ensemble des domaines de la Vallée de Munster, consulter le site www.stations-munster.fr

 

Pêche :

Un
étang de pêche blotti au fond du vallon d'Ampfersbach, mais aussi une rivière de 1ère catégorie pour la pêche sportive.

 

Fromage de Munster

 

Le canton de Munster est aujourd'hui certainement le plus connu de tout le Haut-Rhin au-delà de ses frontières grâce à son fromage
La tradition fait remonter la fabrication du "munster kaes" en 668. Les moines enseignaient la fabrication du fromage comme moyen de conserver le lait sous forme solide. Après l’emprésurage, le caillé est découpé en petits cubes de 1 à 2 cm de côté. Puis, arrive le moulage pour la phase de l’égouttage. Les fromages, un millier par an, sont alors transférés dans un hâloir pour séchage. Trois semaines plus tard, avec l'affinage, la pâte acide mollit peu à peu et devient onctueuse. 

Le fromage de Munster est la base ou l’ingrédient majeur dans beaucoup de spécialités régionales savoureuses, telles que la quiche de Munster, la pomme de terre et le pâté en croûte de Munster, le Munster Baeckeofe.
Ce fromage à pâte jaune orangée est aussi réputé pour son arôme puissant et sa saveur affirmée.


Luttenbach


Le nom « Luttenbach » vient de « rivière bruyante » (der laute Bach) qui fait allusion à la rivière de la Fecht qui traverse le village. Il fut mentionné pour la première fois en 1120, lorsque le village faisait partie de la commune de Munster jusqu'à la révolution française. Luttenbach a été un lieu de séjour de Voltaire en 1754. Pendant la Première Guerre mondiale le village, qui était a proximité du front, fut détruit entièrement et reconstruit après la guerre.

Le nom de Luttenbach fut mentionné pour la première fois en 1120; c'était un des bourgs de la grande commune de la ville et de la vallée de Munster dont un prévôt était responsable.

 

Voltaire fit un séjour à LUTTENBACH en 1754 pendant plusieurs mois pour avoir le papier nécessaire à ses " Annales de l'Empire ".


La localité faisait partie de la commune de Munster jusqu' en 1801. Vers 1740, il y a fondation d'une usine de papier par l'imprimeur Jacques Decker de Colmar et par Joseph Schoepflin, le frère de l'historien, professeur à l'Université de Strasbourg, J.Daniel Schoepflin.

L' imprimerie cessa de fonctionner en 1892. Le baron de Coubertin était propriétaire du parc et de l'usine de 1890 à 1920.L'entreprise textile, qui avait été implantée au 19ème siècle a cessé ses activités en 1955.

 

Pendant la première guerre mondiale, LUTTENBACH, se trouvant à proximité du front, fut détruit dans sa quasi totalité. La population fut évacuée le 25 juin 1915 .La reconstruction du village se fit après la guerre.

Pendant la deuxième guerre mondiale le village a connu peu de dégâts mais compte 23victimes de guerre le village fut libéré le 5 février 1945.

Le village n'a pas d'église. Les protestants dépendent de la communauté de Munster, les catholiques dépendaient jusqu' en 1808 de Muhlbach et, aujourd'hui de Munster.

 

Jean BRAESH, écrivain et poète de la vallée donnait en1871la description suivante de LUTTENBACH

"le gros du village se trouve placé dans le fond principal de la vallée. Ses dépendances sont nombreuses et se divisent en plusieurs hameaux. Le Fronzell, le Froeschwihr, le Bückele enfin le Kaelbliug et le Spitalacker. Nous admirons surtout le groupe Bückele adossé contre la montagne au nord, à l'entrée du Runs, ou s'élève la nouvelle mairie école (construite en 1851-1852). Plus bas, les eaux écumantes du torrent se jettent dans la Fecht. Tout dans cette commune respire la propreté et la vie paisible du campagnard aisé et actif. L'ensemble du village, n'a rien à envier aux plus jolis villages du Grand Duché de Bade ou de la Suisse. Rien n'y manque : forêts, groupes de rochers, pelouses vertes émaillées de fleurs, torrents, pâturages et magnifiques troupeaux, tout s'y trouve réuni pour former un tableau complet et pour charmer les yeux du touriste, ami de la belle nature"

Cette description a gardé toute sa valeur aujourd'hui.

 

Breitenbach-Haut-Rhin

 

Breitenbach-Haut-Rhin est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

Il existe un village portant le même nom Breitenbach dans le Bas-Rhin, ce qui explique le nom officiel de Breitenbach-Haut-Rhin.

Son origine connue remonte au 13e siècle, de « Breit » (large) et « Bach » (rivière). Il a fait partie de la communauté de la vallée de Munster (abbaye de Munster) jusqu'à la Révolution française et s'est développé au 19e siècle grâce à l'industrialisation.

 

A voir à Muhlbach-sur-Munster

 

·                    Musée de la Schlitte et des Métiers du bois

 

Ce musée permet de découvrir différents aspects des métiers traditionnels du bois dans la région, et plus particulièrement la technique du schlittage. La schlitte est un traîneau chargé de bois, glissant sur une pente tapissée de traverses de hêtre et retenu par le schlitteur. Outre une reconstitution présentant ce système de façon vivante et ludique, le visiteur pourra observer une belle collection d'objets de bûcheron.

 

Metzeral

 

Metzeral est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace. Les habitants sont appelés les Metzeralois.

 

Histoire administrative et politique

Fondé en 817, c’est le village le plus ancien de la Grande Vallée de Munster. Metzeral est pour la première fois cité au XIIe siècle sous le nom de « Mezerol », du latin « maceriolum ». Son nom aurait pour origine le mot latin « Macerolia », diminutif de « Maceria » qui signifie « petit mur de clôture en pierres sèches. »

Ancienne possession de l’abbaye de Munster, Metzeral entre en 1287 dans la communauté du Val et de la ville de Munster. La localité devient l'un des six grands villages de la commune de la ville et de la vallée de Munster, avec un prévôt (Schultheiss), membre du conseil de la commune. Il est désigné « Dorfmeyster zu Meczeral » en 1536. La vallée de Munster a souffert cruellement des actes de barbarie pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648). La première école est fondée en 1737.

La Révolution française donne l’autonomie à chaque commune de la vallée, qui a droit à son Maire et son Conseil municipal. Metzeral n’obtient son indépendance qu’en 1801. Le cadastre est établi en 1813. Les forêts sont propriété commune ; en 1833 s’amorce leur partage qui se réalise en 1847. Le village se développe au XIXe siècle grâce à l'industrie textile. À son apogée, en 1861, Metzeral compte 1801 habitants.

Après la guerre de 1870-1871, l'Alsace devient allemande. En 1893, sur l’initiative des industriels Hartmann de Munster, la ligne ferroviaire, ouverte entre Colmar et Munster en 1868, est prolongée jusqu’à Metzeral.

Primitivement inclus au ban de Metzeral, Mittlach (fondé en 1741 par des bûcherons tyroliens) est érigé en commune le 1er avril 1908.

Durant la Première Guerre mondiale, Metzeral est l’objet d’une bataille qui se solde par une victoire française décisive. La commune, quant à elle, n’est plus qu’un amas de ruines. La plus grande partie du village est reconstruite au lendemain de l’armistice sous l’autorité du Maire Jacques Immer.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un heureux concours de circonstance épargne la commune de la destruction. En effet, alors que se prépare une offensive allemande (janvier 1945), il se met à tomber, pendant trois semaines, une telle abondance de flocons de neige que toute opération militaire devient impossible. Empêché par la neige, l’ennemi doit quitter la vallée sans tirer un coup de fusil. Metzeral est libéré le 5 février 1945.

 

Histoire religieuse

En 896, l’abbaye de Munster fait ériger une chapelle à Muhlbach pour éviter aux habitants du fond de la vallée de se rendre à la messe à Munster. En 1450, on construit une chapelle dédiée à Notre-dame des Neiges à l’emplacement même d’un ermitage fondé, selon la légende, par Emma, nièce de Charlemagne, au 9e siècle, en souvenir de son fiancé Roland, mort à Roncevaux. Dès lors, la colline et la chapelle primitive prennent le nom d’Emm, abréviation d’Emma, nom que l’église porte encore aujourd’hui.

Au Moyen Âge, la paroisse de Metzeral se trouve à Muhlbach et, après 1559, devient protestante avec toute la vallée. La chapelle de l’Emm reste aux catholiques. Le simultaneum est introduit par le gouvernement français en 1727 et longtemps, l’église de Muhlbach sert aux deux cultes.

Suite aux destructions des guerres, la chapelle de l’Emm est reconstruite en 1758, sous le patronat de Saint Blaise. Après la Révolution française, elle sert à la fois aux catholiques et aux protestants.

En 1887, l’idée de séparer Metzeral de la paroisse protestante de Muhlbach, déjà émise en 1846, est reprise. En 1895, Metzeral entreprend la construction d’une église protestante inaugurée le 24 octobre 1897. Détruite durant la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite de 1927 à 1929.

En 1899, la chapelle redevient seule église catholique par suite de la construction de l’église protestante et devient la paroisse de Metzeral-Sondernach le 2 février 1900. Au cours des affrontements de 1915, la chapelle, à l’instar des communes voisines, est totalement détruite. Une belle église votive y est érigée de 1927 à 1931.

 

La bataille de Metzeral (juin 1915)

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Théâtres d'opérations secondaires, l'Alsace, région éminemment symbolique, et les Vosges en particulier, n'en restent pas moins le lieu de combats féroces qui marqueront autant le sol que les esprits.

Après d'intenses luttes, les opérations militaires se déplacent dans la Grande Vallée (début 1915) alors que dans le même temps des combats acharnés ont lieu au Hartmannswillerkopf, qui devient le symbole de la bataille des Vosges.

Nouvellement nommé au commandement de la 47e division, le général de Pouydraguin obtient l'autorisation de conjuguer ses forces avec celles du général Serret à la tête de la 66e division. Ces opérations avaient pour but de refouler les troupes ennemies au-delà de la haute vallée de la Fecht. Après de vaines tentatives, les deux généraux se décident pour une grande offensive.

Le 9 juin la population de Metzeral et de Sondernach est évacuée. Le 15 juin l'assaut est mené. Les troupes de la 47e division se mettent en branle. Montagnards de Savoie, du Dauphiné, du Massif central et de Provence partent à l'attaque. La 66e division quant à elle se heurte à une vive résistance à l'Hilsenfirst.

L'assaut sur Metzeral est donné le 20 et 21 juin par les deux divisions. Le combat a lieu dans le village-même. On se bat au corps à corps, à coup de crosse, de baïonnette pour reprendre des rues, le cimetière, la gare… Un communiqué allemand du 23 juin fait état de la prise des deux localités de Metzeral et Sondernach et le 24, la bataille de Metzeral est officiellement remportée par les troupes françaises. Metzeral et la haute vallée de la Fecht sont en ruines. Un mois s'est à peine écoulé qu'une autre bataille commence, celle du Linge (20 juillet 1915) appelée à devenir le tombeau de milliers de chasseurs alpins…

A partir de la fin de l'année 1915 les combats dans les Vosges perdent de leur intensité, mais le bilan est lourd ainsi qu'en témoignent les différents cimetières militaires qui parsèment les Vosges. La nécropole nationale du "Chêne Millet" (2632 corps) située entre Metzeral et Mittlach en est une parfaite illustration. La commune est titulaire de la croix de guerre 1914-1918 (Journal Officiel du 6 novembre 1921, p. 12417).

Le Markstein est une station de sport d'hiver, d'été et de détente (luge d'été et parapente) française, située dans le massif des Vosges, comprise entre 1040 et 1265 m d'altitude sur le passage de la route des Crêtes. Elle forme un ensemble de ski de fond avec le site du Breitfirst et la haute route nordique, à péage, la reliant également au Grand Ballon. Etape de la coupe du monde de ski en 1983 et 1987.

 

LE TREH- MARKSTEIN - FELLERING

 

Un des plus beaux sites d'Europe, mais aussi un des plus actifs, les parapentes peuvent y être aussi nombreux que les brimbelles... Le week-end y est souvent très chargé, surtout si la météo est favorable, c'est le site majeur des Vosges.

 

Selon les conditions thermiques, il est possible d'effectuer, pour des pilotes confirmés, de superbes vols de distance dans les Vosges : se conformer à la réglementation aérienne en vigueur ( présence de zones civiles et militaires, limitations de plafonds).

Atterrissages : Aérotec/ Fellering-Oderen - Breymatt/La Carrie

Visualiser ces sites de parapente des Vosges (déco et atterro)(.kml) avec Google Earth

 

L'été, les vaches paissent sur les sommets du Markstein, Le Trehkopf est donc interdit jusqu'à l'hiver.

 

A voir à Lautenbach

 

·                    Collégiale de Lautenbach

 

La collégiale de Lautenbach est un édifice roman du 12ème siècle s'ouvrant par un très beau porche à trois vaisseaux. Elle abrite de remarquables stalles gothiques du 15ème siècle surmontées d'un dais baroque (18ème).

 

 

Jérôme les mis ensuite au courant des évènements survenus pendant l’après-midi, avec la visite de Oscar et son patron. Il s’excusa aussi auprès de Shu-Yen pour sa fille qui avait pris son polaroid, et qu’il l’avait punie pour cette action. Il le mis aussi au courant de la photo qu’ Oscar avait retiré. Heureusement aussi qu’il a pris soin de l’appareil, car dans ses cas-là les malfrats ne sans soucient guère, et détruisent l’appareil en général.

 

Shu-Yen rassura Jérôme et lui demanda d’aller chercher Caroline, de lui retirer sa punition, car sans le savoir elle avait peut-être fait du bon boulot. En effet dit Shu-Yen, ce polaroïd, qui à première vue est identique aux autres polaroïds, a un avantage supplémentaire par rapport aux autres. Est-ce que Caroline a touché cette manette après avoir pris la photo ?

 

Non répondit Jérôme après avoir regardé l’endroit montré par Shu-Yen, elle n’en a pas eu le temps.

Parfait. Voyons donc cette photo.

Ben c’est Oscar qui la possède lui fit remarquer Jérôme !

 

Oui je sais reprend Shu-Yen, mais ce polaroïd est tout à fait spécial. Puisque Caroline n’a pas actionné la manette pour une nouvelle photo, l’appareil conserve en mémoire la dernière photo. Voyez-vous, cet appareil est vraiment formidable. Il développe la photo comme tous les polaroïds, mais en plus lorsqu’une photo me plait, j’ai la possibilité de la reproduire une ou plusieurs fois. Comme ceci, je ferme l’obturateur. Je remets le cache en place comme si je rangeais l’appareil, et me sers de l’appareil comme chambre noire. J’appuie sur le déclencheur puisqu’on n’a pas pousser sur la manette, et hop, une nouvelle photo sort du polaroïd. La même que celle que Oscar possède. Regardez, et dites-moi si c’est bien la photo que Caroline a prise !

 

Oh ! Fit Jérôme étonné ! Oui c’est bien la même !

 

Alors c’est parfait dis Shu-Yen, prévenez le commissaire, et dite-lui qu’il aura une photo plus claire que celle qu’il a reçue ce matin. Maintenant, toujours avec cet appareil, et cette même photo, je déplace la manette dans l’autre sens, j’appuie sur le bouton poussoir situé sous l’appareil, une, deux ou trois fois, et j’obtient aussi un, deux ou trois agrandissements différents du modèle central, ici la tête d’Oscar plus ou moins. Et voilà fit Shu-Yen. Voyez, sur cet agrandissement, on voit nettement que Oscar possède une cicatrice sur la joue gauche.

 

Jérôme prévint aussitôt le commissaire par téléphone en le mettant aussi au courant des derniers évènements.

 

Mais c’est tout simplement formidable ce que vous m’annoncez-là, fis le commissaire ; quant à Caroline je vais … ou plutôt, pouvez-vous me la passer au téléphone ?

Certainement commissaire, je vais la chercher de-suite.

Le commissaire parla deux ou trois minutes avec Caroline.

Caroline écoutait ce que lui disait le commissaire.

Parfois elle disait oui, non pas çà, oh oui, oh oui, non non, d’accord.

Au revoir monsieur fit-elle en raccrochant tout en affichant un joyeux sourire.

Pourquoi es-tu si joyeuse demanda son père ?

Oh fit-elle, c’est un petit secret entre moi et le monsieur.

A table cria Albert, le repas est servi.

 

C’est peu après le souper que le commissaire Bourrelet se pointa. Il avait apporté un colis et un sachet de bonbons qu’il donna à Caroline. Caroline partagea les bonbons avec sa sœur ; ouvrit le colis pour voir apparaître une poupée ravissante. Elle découvrit qu’en lançant sa poupée en l’air, et en la rattrapant dans ses bras, elle se mettait à rire. Elle était tellement ravie qu’elle fit le tour de l’assemblée en la montrant à tout le monde et en faisant rire sa poupée.

 

Ainsi donc fit le commissaire en regardant la photo qu’on lui présentait, le premier personnage serait le fameux Oscar. C’est dommage qu’il cache en partie le second. S’adressant à Shu-Yen, il lui demanda s’il pouvait également lui faire des agrandissements de cette photo.

 

Certainement lui répondit Shu-Yen, elles sont déjà faites et sont en train de sécher. J’en ai profité pour vous faire une de la figure d’Oscar. Encore quelques minutes de patience et vous pourrez les avoir.

Bravo mon garçon, je vois que tu n’as pas perdu ton temps. Il faudra que je te récompense pour tout le mal que tu t’es donné. Tu me feras savoir ce qui te ferais plaisir.

Vous savez dit Shu-Yen, moi personnellement je n’ais besoin de rien. Mais si vous désirez vraiment faire quelque chose pour moi, offrez plutôt le même cadeau à Véronique que vous avez fait à Caroline, comme cela il n’y aura pas de jalousie ente elles.

J’avais prévu le coup annonça le commissaire. Se dirigeant vers sa voiture, il revint ensuite avec un autre colis qu’il remis à Véronique. Les deux filles étaient aux anges.

 

Je vous remercie fit Shu-Yen ; allons voir si vos agrandissements sont prêts.

 

Oh ! Oh ! fit le commissaire en regardant les agrandissements. J’ais déjà vu cette tête quelque part. La physionomie de cet Oscar ne m’est pas tout à fait inconnue ; une dent en or sur le côté droit, une cicatrice sur la joue gauche, cela me rappelle quelque chose. Je ne peux pas encore y mettre un nom, mais je suis sûr que cela va me revenir. Il me faudrait encore deux photos de cette figure dit le commissaire à Shu-Yen ; pouvez-vous me les procurer sur papier mat et en noir et blanc s’il vous plaît ? Je voudrais pouvoir y faire des retouches dans notre service. Sur une, nous lui ajouterons une moustache, et sur la seconde, une barbe. Avec ces photos je pourrais consulter le fichier central de la brigade anti-gang. Vous n’avez toujours rien trouvé concernant la drogue questionna finalement le commissaire ?

 

Non répondit Jérôme ; nous n’avons pas encore eu le temps de nous en occuper. Nous allons regarder à l’intérieur du garage, dans tous les coins et recoins ; nous allons faire une inspection minutieuse. On se mettra à l’ouvrage dès demain.

Ok, Je vous laisse à vos occupations dis le commissaire ; quand à moi j’ais du pain sur la planche (mais non, pas pour couper en tranches), et vais de ce pas entamer mes recherches. Sur ce, je vous souhaite bien le bonsoir à tous.


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9 : Atout et dix de der


Le lendemain, Jérôme annonça qu’il remplissait la piscine et que nous pourrions y nager au gré de notre volonté, une fois celle-ci remplie ; pendant ce temps, on profitera de cette journée pour fouiller de tous les côtés, le hangar, l’atelier et le magasin, pour découvrir cette foutue drogue si toutefois elle existe.

 

Seuls les quatre beloteurs ne participèrent pas aux recherches, préférant faire la connaissance des quatre jeunes filles désireuses d’apprendre la belote, comme annoncé par Mireille. Ils se rendirent donc au bistro des motards pour y retrouver ces charmantes demoiselles. Les quatre jeunes filles étaient justement assises à la terrasse en compagnie de Mireille, tout en dégustant leur jus d’oranges frais. Toutes les quatre avaient la même grandeur. Toutes les quatre avaient de cheveux noirs.

 

Mireille fit les présentations : voici Carina (cheveux mi-longs), ici Carlotta (cheveux courts frisés), là c’est Carolina (cheveux longs ondulés), et enfin Carmella (Cheveux courts). Les quatre garçons se présentèrent ensuite. Enchantés de faire votre connaissance (pour les mecs), ravies de vous connaître (pour les filles). Enfin quoi, les formules que l’on se dit dans des situations pareilles.

 

Nos quatre célibataires endurcis n’en revenaient pas. Après les présentations, ils furent surpris de se voir choisis chacun par une fille. Carina demanda au Tatoué de s’asseoir à côté d’elle ; Carlotta invita Moustache tandis que Hercule était choisi par Carolina. Il ne restait plus que Carmella dont Pipo accepta volontiers la compagnie.

 

Alors voilà annonça Pipo, pour apprendre à jouer à la belote, c’est pas compliqué. Je suppose que comme tout le monde vous connaissez la bataille. En partant de ce principe-là, vous savez que c’est l’as le plus fort, viennent ensuite le 10, le roi, la dame, le valet, le neuf, le huit et le sept. Respectivement les points attribués à ces cartes sont : 11, 10, 4, 3 et 2, les cartes suivantes sont nulles en points mais bien entendu le 9 prend le 8 et le 8 prend le 7. Vous me suivez jusque là ?

 

Oui firent les filles. Mais que deviennent les autres cartes demanda Carina ?

 

La belote utilise 32 cartes, à savoir les as, rois, dames, valets, 10, 9, 8 et 7. donc 4 fois huit égal 32 au lieu des 54 du jeu complet.

 

Je continue donc repris Pipo. Comme dans toute règle, il existe aussi des exceptions. Le jeu se fais en trois possibilités : sans atout, atout ou tout atout. Les atouts sont bien sûr plus forts et primes sur les autre cartes. Deux cartes modifient leurs points lorsqu’elles deviennent atout, ce sont le valet et le 9. Le valet prend la valeur de 20 points au lieu de 2, le 9 quand à lui en vaut 14. De ce fait, et uniquement en atout, ces 2 cartes prennent toutes les autres. Donc pour rappel, en atout et rien qu’en atout, on a d’abord le valet, ensuite le neuf, puis viennent les autres : l’as, le 10, le roi, la dame, le 8 et le 7. On suit toujours ?

 

Ben jusqu’à présent cela n’a pas l’air bien compliqué dis Carolina !

 

La complication arrive doucement précisa Moustache, en lissant sa moustache.

 

Voilà repris Pipo. Si on donne le nom de belote à ce jeu, ce n’est pas sans raison. La belote est elle-même représentée par deux cartes, et uniquement en atout : le roi et la dame. Il est impératif de les avoir toutes les deux pour annoncer belote et re-belote.

 

Belote et re-belote demanda Chantal ?

 

Explication reprend Pipo : la belote , lorsqu’on possède le roi et la dame d’atout dans son jeu, cela vaut 20 points supplémentaire quand on fait le décompte. On n’obtient pas toujours ces points. Pour avoir droit à ces 20 points, il faut annoncer « belote » lorsqu’on joue le roi, et « re-belote » quand c’est la dame ; et on joue ces cartes dans cet ordre, en premier, obligatoirement le roi. Si on oublie d’annoncer « belote » quand on joue le roi, ou « re-belote » quand on joue la dame, on perd le bénéfice d’avoir les 20 points. Il est parfois judicieux « d’oublier » d’annoncer la re-belote. En effet, lorsqu’on s’aperçois que l’on va perdre la partie, je parle pour celui qui à décidé de faire le jeu, s’il voit qu’il ne va pas réussir de gagner, a intérêt de l’oublier, sinon les points sont portés en compte pour la partie adverse.

 

Comment cela répliqua Carmella ?

 

Comme on joue en général en deux équipes, une doit avoir plus de points que l’autre, et de préférence celle qui a décidé de jouer la manière dont cela va se passer. L’équipe qui décide donc de faire le jeu doit obtenir au minimum un point de plus que la moitié de la totalité. Le nombre total des points varie selon le jeu. S’il s’agit du jeu sans atout : 120, avec atout : 152, et si c’est tout atout :208, en plus, dans tous les cas de figure on ajoute encore 10 points supplémentaires pour celui qui fait le dernier plis : le dix de der. Un bon joueur arrive à compter les points des plis qu’il ramasse avec ceux de son équipier, et sait s’il possède la belote dans son jeu, et en fonction du déroulement du jeu en cours, s’il doit oui ou non annoncer la «re-belote».

 

On doit encore tenir compte des annonces suivantes qui viennent s’ajouter aux points déjà cités :

1)     La tierce (20pts) : série de trois carte de la même couleur qui se suivent (ex.: 7, 8 et 9 de trèfle pour la plus petite, ou 8, 9 et 10, ou encore dame, roi et as pour la plus grande). La tierce la plus élevée supprime la valeur des plus basses, sauf la sienne et celle(s) de son équipier.

2)     Le cinquante (50pts) : série de quatre carte de la même couleur qui se suivent (ex.: 7, 8, 9 et 10 de trèfle pour la plus petite, ou 8, 9, 10 et valet, ou encore dame, roi et as pour la plus grande). Le cinquante le plus élevé supprime la valeur des plus bas, sauf ceux de son équipier. Le cinquante supprime aussi les annonces de tierce sauf la sienne et celle(s) de son équipier.

3)     Le cent (100pts) : série de cinq cartes de la même couleur qui se suivent (ex.: 7, 8, 9, 10 et valet de trèfle pour la plus petite, ou 10, valet, dame, roi et as pour la plus grande). Le cent le plus élevé supprime les annonces cinquante et tierce, sauf les siennes et celles de son équipier.

4)     Le carré (et dans l’ordre d’importance):

A)    des quatre sept : on peut faire remettre le jeu si on veut

B)    des quatre huit qui ne s’annonce pas et donc ne vaut rien lui non plus, mais ici on joue.

C)    des quatre dames vaut 100pts.

D)    des quatre rois vaut 100pts.

E)    des quatre dix 100pts.

F)     des quatre as vaut 100pts.

G)    des quatre neufs vaut 150pts.

H)    des quatre valets vaut 200pts.

Le carré le plus fort annule bien sûr ceux situés en dessous, ainsi que les autres annonces, sauf les siennes et celles de son équipier.

LA SEULE ANNONCE QUI NE SE SUPPRIME PAS EST CELLE DE LA BELOTE, peu importe l’annonce, mais s’annule si la re-belote n’est pas annoncée au moment où l’on joue la reine !

 

Voici maintenant le déroulement du jeu proprement dit continua Pipo après avoir bu un coup.

 

On bat les cartes, on les fait couper par la personne qui est à sa droite. Dans le sens des aiguilles d’une montre, on donne trois cartes à chaque joueurs, puis de nouveau deux autres cartes. On retourne ensuite sur la table la première carte du talon restant, qui devient par ce fait l’atout de départ. Cela ne veux pas dire nécessairement que l’on va jouer dans cette couleur en atout. On fait d’abord un premier tour de parole pour savoir si quelqu’un va jouer dans cette couleur.

 

Garçon, remettez une tournée s’il vous plait, demanda Moustache.

 

Ca se complique mais cela devient intéressant dit Carolina ; je sens que je vais aimer ce jeu.

Oh oui, moi aussi confirma Carina.

Carlotta et Carmella approuvèrent tout autant leur empressement de jouer la partie.

Une fois les verres servis, Pipo reprit les explications sur le déroulement du jeu.

 

Chacun des joueurs range ses cartes à son gré, couleur par couleur, et dans un sens le plus logique laissé à son appréciation. Donc, le premier joueur situé à gauche du donneur a le droit de parler ; il a deux choix possible. Soit il est d’accord et accepte de jouer dans cette couleur, soit la couleur ne lui convient pas à ce moment et annonce alors « PASSE ». A ce moment, c’est le second joueur qui parle, ou le troisième et enfin le quatrième qui a le droit à la parole si chacun des autres joueurs ont passés.

 

Lorsque le premier tour se termine, et si personne n’a accepté de jouer la couleur, le premier joueur a de-nouveau la parole. Il a encore deux choix possible. Soit il choisit une nouvelle couleur pour l’atout qu’il estime pouvoir jouer, soit alors il passe de nouveau, et ainsi de suite avec les joueurs suivant. Au cas où tous les joueurs passent la seconde fois, on ramasse les cartes et le joueur suivant recommence en battant et faisant couper les cartes.

 

Lorsqu’un des joueurs annonce qu’il accepte de jouer la couleur désignée au premier tour, ou ayant changé de couleur au second tour, la personne qui distribue, donne de nouveau trois cartes à chaque joueur, excepté celui qui a accepté l’atout ou changé la couleur, qui reçoit lui, la carte restée sur la table et que tout le monde a vue, plus deux autres cartes qu’il reçoit à son tour.

 

La distribution des cartes est une chose importante. S’il y a maldonne (il manque une carte à quelqu’un), le donneur est responsable. Dans ce cas, ce tour de jeu est gagné par la partie adverse et reçoit automatiquement les points 120, 152 ou 208, et le joueur suivant redistribue les carte pour la suivante donne.

 

Les cartes étant distribuées correctement, le jeu peux réellement commencer. Le premier joueur à la gauche du donneur, qui n’est pas nécessairement celui qui a décidé de jouer l’atout ou changé d’atout, met une carte sur la table. Le second joueur doit servir la même couleur que celle qui vient d’être jouée par l’adversaire, et si cela se passe en ATOUT, il est OBLIGE de mettre une carte supérieure à celle qui a été mise. Lorsque le premier joueur place une carte AUTRE QUE ATOUT sur la table, et si un ou plusieurs des joueur suivant ne sait pas suivre cette même couleur, il est obligé de couper avec une CARTE ATOUT pour autant qu’il en possède. Celui qui possède la couleur servie est bien entendu obligé de mettre la même couleur, sans tenir compte du fait qu’un joueur a coupé.

 

Pour plus de clarté, voici des cas d’exemples avec Cœur en ATOUT :

1.                         Le premier joueur place un Valet de Pique sur la table, le joueur suivant ne possède pas de Pique dans son jeu, il est OBLIGE de couper avec une carte en Cœur. Le troisième joueur doit quand à lui jouer Pique. Il en va de même pour le quatrième.

2.                         Même procédé qu’en 1, mais le troisième joueur (qui est le partenaire du premier) ne possède pas non plus de pique, doit lui aussi jouer ATOUT, avec obligation de mettre une carte supérieure de l’autre ATOUT s’il la possède. Le quatrième joueur doit toujours jouer Pique.

3.                         Idem qu’en 2, mais le quatrième joueur (qui est l’équipier du second) qui ne possède lui non plus pas de Pique, soit est obligé de jouer lui aussi ATOUT en étant lui-même obligé de mettre un atout supérieur, soit le plis est remporté par l’atout de son partenaire, auquel cas il peut se passer de jouer un atout, et dans ce cas écarte une carte sans intérêt de son jeu, ou encore avec l’expérience fait comprendre à son partenaire de jouer dans la couleur ou la couleur contraire par laquelle il met sur la table, lui faisant comprendre par là qu’il est éventuellement maître de ce côté là !

Le fait de ne pas suivre l’atout lorsque son partenaire est maître a été instauré par des mauvais perdants. En effet, au départ, quel que soit le joueur, lorsqu’on joue ou coupe à l’atout, tout le monde était obligé de prendre le plis si cela lui était possible, et ce, même si le plis était pour son partenaire. La belote se JOUAIT DE CETTE FACON, les petits joueurs l’on malheureusement modifiée ! Heureusement il reste encore de VRAIS JOUEURS pour la pratiquer de cette façon. Un peu plus difficile il est vrais pour réfléchir, mais tellement plus passionnante pour les EXPERTS !!!

 

 

Pour le reste termina Pipo, c’est en jouant que vous allez vous perfectionner et apprendre les trucs et les ficelles de ce jeu de cartes distrayants et amusants, qui demande malgré tout beaucoup d’attention et une bonne mémoire des cartes. Rappelez-vous le proverbe : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ». Ici c’est pareil, a force de jouer, vous aller vous améliorer et vous amuser. En règle générale, une partie se joue sur 12 donnes. C’est à dire 3 fois le tour de table. Chacun ayant eu le loisir (ou l’obligation) de distribuer les cartes. Ou encore, jusqu’au moment où l’équipe gagnante arrive à 201pts (ou bien encore un nombre de points fixés à l’avance).

 

Lorsqu’on compte les points, on ne tient compte que des dizaines. Exemple, une équipe a obtenu 88 points, elle reçoit 9 points. L’équipe adverse reçoit la différence, a savoir (avec les 10 points de dix de der), 132 moins 88, restent 44, et donc inscrit 4 points. Calcul fait sur une donne sans annonces. Si la personne qui avait décidé de jouer n’est pas arrivée a obtenir au minimum 62 points dans ce cas-ci, alors c’est la partie adverse qui reçoit tous les points.

 

Pour former les équipes, on dit alors qu’on tape les valets. C’est à dire, on décide que les 2 premiers valets de couleur rouge jouent ensemble et feront donc équipe. Les 2 joueurs restant faisant l’autre équipe. Les joueurs d’une même équipe se tenant face à face. Vous en savez maintenant assez, on peut passer à la pratique. Nous allons d’abord vous montrer quelques donnes pour vous faire comprendre le jeu. Vous regardez et ne dites rien, car quand on joue on ne parle pas sauf pour annoncer la belote, la re-belote, ainsi que les annonces que l’on possède dans son jeu si cela en vaut la peine.

 

Si cela en vaut la peine ! Repris Carolina !

 

Oui, bien sûr repris Pipo. Une petite distraction de ma part ! Vous êtes toutes tellement jolies que j’ai oublié de vous signaler la façon de faire et de montrer ses annonces.

 

Ha ! Parce qu’en plus il faut les montrer ! Commenta encore Carolina ! Autant jouer cartes sur table directement !

 

Mais non tu n’y est pas enchaîna Pipo ! Voici comment cela se passe. Je mélange, je fais couper derrière moi, ici en l’occurrence Moustache qui se trouve à ma droite. Je donne les cartes en commençant par ma gauche, dans ce cas présent Tatoué. En fonction de cela, tu sais déjà que Moustache et Tatoué jouent ensemble, et que mon équipier d’en face est Hercule. Je ne tire pas les valets pour cette fois, car cela risque de nous faire tous bouger. Donc, je commence par distribuer 3 cartes à chacun, ensuite 2, et je retourne la première sur la table : un 9 de carreau.

 

Je vais dis Tatoué.

 

Voilà fit Pipo : Le jeu est lancé ; L’atout est carreau, et tout le monde sait que Tatoué bénéficie du 9. Cela nous empêche tous de parler, et tatoué après avoir arrangé ses cartes ouvre les hostilités. Sur cette donne je vais commenter le jeu au fur et à mesure du déroulement de la partie.

 

C’est joué dit Tatoué sans prendre le 9 dans son jeu.

Ici reprend Pipo, Tatoué joue automatiquement la carte : Le 9 de carreau. Tout le monde se doute à cet instant qu’il possède aussi le Valet, sans quoi il n’aurai pas joué cette carte. Tout le monde sais aussi qu’il ne possède aucune annonce. En effet, c’est à ce moment précis, au moment où on doit jouer chacun à notre tour, d’annoncer l’annonce qu’on possède le cas échéant, mais sans en dévoiler pour l’instant, ni la couleur, ni la hauteur. C’est maintenant à Hercule de jouer.

 

Tierce, voici le 8 dit simplement Hercule.

A ce stade-ci repris Pipo, il ne peut pas mettre de carte plus élevée que le 9, mais est obligé de jouer atout ; il met le 9 sur la table. Il annonce une tierce, mais on ne sait pas dans quel couleur ni la hauteur.

 

Belote annonça Moustache en jetant le roi de carreau sur la table.

 

Ha !Ha ! fit Pipo ! On sait par là où se trouve automatiquement la dame d’atout. Cela veut dire que Moustache possède au moins encore un atout précisa-t-il. Cela veut dire aussi que Hercule ne possède pas sa tierce en carreau.

 

Cela veut aussi dire qu’il n’a pas d’autre annonce commenta Carlotta !

Bravo ! je vois que vous suivez tout ce que je dis confirma Pipo. Voici le 10. Cela veut dire en général que je n’ais plus de carreau, ou que je possède encore l’As. Cela confirme aussi que je ne possède pas d’annonce puisque je n’ais rien dis. Tatoué ou Moustache ramasse le pli qui vient d’être joué. Ce pli peut encore être revu par l’un ou l’autre des joueurs à sa demande, mais avant que le quatrième joue.

 

On sait donc dans ce premier tour que :

1)     C’est tatoué qui entame le jeu. Il est le premier joueur après le donneur. C’est lui qui a décidé de jouer en carreau et qui a reçu le 9. On se doute qu’il possède le Valet en atout. Et on sait aussi qu’il n’a pas d’annonce.

2)     On sait que Hercule a une tierce puisqu’il l’a annoncé.

3)     Par la belote de Moustache, on sait qu’il possède encore et au moins la Dame d’atout. Il ne possède pas d’annonce, sans quoi il aurait dit « tierce après » sans aucune autre précision.

4)     Par la carte que j’ais jouée, on se doute que je ne possède plus que l’ As, ou alors je ne possède plus d’atout. On sais aussi que je ne possède pas d’annonce.

5)     Enfin, et c’est le plus important, on sait que 4 atouts sont déjà partis :

 

Celui qui remporte le pli, joue.

Je joue le 7 fit Tatoué.

Voilà ma tierce dit Hercule en la montrant à tous : As, Roi et Dame de cœur. Je joue la Dame de cœur.

Re-belote suivi Moustache.

Je joue le 7 de pique dit Pipo. Ici c’est Moustache qui prend le pli, c’est Moustache qui rejouera le prochain.

 

Qu’a-t-on appris de plus ici ?

1)     Deux des joueurs ne possèdent plus d’atouts, Hercule et moi.

2)     Avec ces deux plis, il reste 2 atouts chez Tatoué puisque Moustache n’a pas annoncé de tierce. En effet, s’il possède bien la belote, il ne possède pas de tierce, donc pas d’ As ni de Valet.

3)     Tatoué en jouant le 7 d’atout, vient de donner la main à Moustache, en sachant d’avance que c’est lui qui allait prendre le pli.

 

Je joue l’ As de trèfle dit Moustache

Je suis avec la Dame poursuit Pipo.

Moi du 8 fit Tatoué.

Et moi le 9 compléta Hercule.

Le pli appartient à Moustache, c’est encore lui qui rejoue.

 

As de pique confirma-t-il.

9 de pique fit Pipo.

Je prolonge avec la Dame fit Tatoué.

Et voici le 8 dit Hercule.

Le pli toujours pour moi, je rejoue le 10 de pique.

Valet de pique pour moi dit Pipo.

7 de cœur fit Tatoué.

Roi de pique lança Hercule, et le pli encore pour Moustache.

 

Sur ce pli commenta Pipo, l’équipier de Moustache ne possède plus de pique. Il n’est pas obligé de couper, étant donné que Moustache est maître avec son 10.

 

Valet de trèfle.

10 de trèfle fit Pipo.

7 de trèfle annonce Tatoué.

Roi de trèfle poursuit Hercule. On n’est pas capot !

Effectivement poursuivit Tatoué en lançant ses deux derniers cartes sur la table et en précisant voici les 2 derniers atouts.

 

Et voilà dit Pipo, nous avons 15pts pour nous plus 20 de la tierce. L’autre équipe a donc 162pts moins 15pts, cela fait 147pts plus les 20pts de la belote. Chaque équipe conserve ici ses points. Tatoué ayant réussi son jeu, il possède plus de la moitié des points, et nous, avons récoltés les points de ce pli unique. Encore heureux, car si nous n’avions pas ce plis, on aurai été capot. L’équipe aurait marqué les 162pts plus les points de l’annonce, et nous on serait resté seulement avec notre annonce de la belote.

 

Elles apprirent et jouèrent à la belote toute l’avant-midi, ainsi qu’un bonne partie de l’après-midi. Les filles étaient enchantées d’avoir appris ce jeu, et la compagnie de leurs cavaliers. Lorsqu’ils se quittèrent, ils promirent de les revoir les jours suivants et d’organiser par la suite des tournois entre-eux pour leur permettre de s’améliorer et de connaître toutes les astuces du jeu. Pipo se permit sur le compte de Jérôme, d’inviter les quatre filles a venir le lendemain à la piscine. Lorsqu’ils rentrèrent au garage peu avant le souper, Jérôme les mis au courant de la fouille effectuée, et que l’on avait rien trouvé concernant la drogue. Pourtant assurait-il, on a fouillé dans tous les coins.

 

Le lendemain et pendant trois jours, on s’accorda la dolce far niente. On nagea, on joua au mini golf, on se fit bronzer ; tout le monde était à la fête, même les quatre filles que Pipo avait invitées, et auxquelles Jérôme accepta leur présence. C’est au cours du quatrième jour que cela se gâta. Ce jour-là en effet, Jérôme, était parti chez le notaire Beaucannon pour régler tous les détails concernant la succession de son arrière cousin Germain. C’est alors qu’arrivèrent Oscar et la type bien habillé, coiffé d’un superbe chapeau.

 

Déjà les beloteurs s’étaient levés car ils sentaient qu’il allait se passer quelque chose. Mais Oscar les devança en sortant de la voiture revolver au poing et les fis stopper, pendant que son compagnon sortait, armé d’une mitraillette. Ainsi bien garnis, personne n’osait plus bouger. Personne c’est beaucoup dire, car les enfants de Jérôme étaient en train de jouer sans prêter attention à ce qui se passait en ce moment. C’est ainsi qu’elles arrivèrent en courant. Caroline se trébucha juste devant Oscar, tomba, et se mit à pleurer pendant que sa poupée riait à cause du choc qu’elle venait de subir.

 

Oscar voulu prendre Caroline, et de ce fait relâcha quelque peu sa surveillance. C’est le moment que choisit Shu-Yen qui était à moins de deux mètres, pour, d’un coup de pied bien, à la vitesse de l’éclair, frapper le bras qui tenait le revolver. On entendit un craquement suivit d’un hurlement émit par Oscar, qui se tordait de douleur (mais non, pas le craquement), en s’apercevant que son bras était cassé. L’arme sur cet entre fait voltigeait en direction ;;; mais oui vous avez bien deviné, c’est bien de Pipo qu’il s’agit. Pipo intercepta bien le revolver, mais n’eut pas le loisir de s’en servir.

 

En effet, l’homme à la mitraillette ne lui en donna pas le temps. Il envoya une salve en donnant un mouvement d’arc au tir qu’il fit. Cela vola en éclat dans tous les sens. La vitrine du garage en mille morceaux (peut-être mille et un), des impacts de balles sur le mur droit, les hurlements de peur de Caroline et Veronique, les rires des deux poupées, le tac au tac de cette mitraillette qui n’en finissait pas, le plafond également atteint par les balles dont le plâtra tombait sur les têtes de nos motards (non, ce n’était pas la nouvelle façon de se teindre les cheveux).

 

Ca suffit cria celui-ci en arrêtant de tirer mais en pointant son arme sur Pipo. Un calme plat venait de se produire, même la mouche qui volait se posa sur le coin du mur, près d’un orifice par où sortait de la poussière blanche. Tout le monde les mains en l’air, et que plus personne ne bouge si vous voulez éviter qu’il n’arrive encore quelque chose de fâcheux. Quand à toi le keeper, en s’adressant à Pipo, renvoie le ballon que t’a si bien réceptionné. Ce n’est pas encore la Saint-Nicolas, et puis d’ailleurs tu dois encore faire ta lettre si tu est bien sage.

 

Je peux aussi faire ma lettre à Saint-Nicolas demanda Véronique ? J’aimerais avoir la maison de Barbie pour ma poupée, et pour pas de jaloux, la même pour Caroline. Tu veux bien dis monsieur lui remettre ma lettre.

 

Oscar qui se tordait de douleurs, avait néanmoins réussi à maîtriser Caroline qu’il tenait fermement de sa main valide. C’est à ce moment qu’il aperçu le petit nuage blanc à côté de la mouche, qui s’échappait (non pas la mouche) du trou provoqué par une des balles de la mitraillette. Boss, regardez, le colis se trouve à l’intérieur du mur !

 

Toi, s’écria le boss, en direction du Chef ! Tu vas prendre la place de mon chauffeur qu’un de tes lascars a mutilé, et tu vas nous ramener ainsi que cette petite fille que nous garderons en otage. Elle sera rendue saine et sauve en échange de la marchandise. Ce sera lui, en montrant Pipo, qui sera chargé de nous ramener la drogue. A la moindre entourloupette c’est la petite qui encaisse. Vu ! Encore un conseil ! Ne vous avisez pas de nous suivre maintenant, ni lorsque qu’il apportera la marchandise, fit-il toujours en désignant Pipo. N’oubliez pas, la vie de cet enfant est en jeu. Sur ce, ils embarquèrent tous les quatre dans la voiture et disparurent.

 

Monsieur Lefin fut le premier à reprendre ses esprits. Il téléphona d’emblée au commissaire Bourrelet, ainsi qu’au notaire Beaucannon où Jérôme signait les derniers documents concernant la succession de son héritage. Jérôme rappliqua dare-dare, accompagné de Mireille et ses trois motards. Lorsqu’ils arrivèrent au garage, le commissaire était déjà là, et recevait tous les détails des évènements qui venaient de se produire. Véronique et Yolande pleuraient surtout pour Caroline qui avait été obligée de suivre les malfaiteurs. Mireille vînt les consoler en leur promettant de leur ramener Caroline.

 

Comment peux-tu nous ramener Caroline disait Yolande en pleurant, à Mireille. Personne n’a pu bouger d’ici, et nous ne saurons jamais où ils sont allés. Avec une mitraillette pointée sur nous, que pouvions-nous faire. Vois les dégâts qu’ils ont déjà fait ici dans ce garage. C’est un vrais miracle qu’ils ne s’en sont pas pris à Shu-Yen, après l’exploit qu’il a réalisé en voulant protéger Caroline. Cela ne les a pas empêchés de partir avec fit-elle, en pleurant de plus belle.

 

Justement, moi je sais où ils demeurent. L’ autre jour, lorsque Shu-Yen a montré les photos au commissaire, j’ ai reconnu un des types, mais ne vous ais rien dit. On les vois tous les jours quand on s’entraîne tous les quatre sur notre terrain. Tout à côté, il y a une sorte de chalet pour chasseurs ; actuellement c’est inoccupé . C’est là qu’ils demeurent. De plus ils ne se doutent rien car ils ne nous ont jamais vus en votre compagnie, et par conséquence, ne se méfient pas de nous.

 

Qu’attendons-nous pour y aller demanda le commissaire, puisque vous connaissez l’ endroit où ils sont ?

 

Doucement commissaire lui dit Mireille. N’oubliez pas que la vie de la petite est en jeu, et que s’ils vous voient ce sera fichu. De plus, il faut que je vous dise que là-bas il y a un troisième larron dont je n’ais pas le temps de vous présenter sous forme de roman. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il a une grande cicatrice sur la joue gauche. En nous voyant nous, ils ne prêteront aucune attention, étant habitués à nous voir tous les jours faire des cabrioles en moto.

 

En plus, il y a un endroit où ils sont obligés de passer l’un derrière l’autre sur une petite passerelle. Ils viennent toujours par là pour ne pas faire le grand détour, car ils devraient alors faire plus de vingt kilomètres. De toute façon, ils possèdent aussi une seconde voiture de ce côté-là. Pour en revenir à la passerelle, c’est le seul endroit où je peux me risquer de récupérer Caroline, avec l’aide d’ Armand et de Robert. Quand à Luigi, il vous conduira par la route jusqu’à l’embranchement qu’ils doivent prendre et où, après deux kilomètres, ils doivent abandonner leur voiture. Ils ont ensuite encore trois kilomètres à parcourir à travers bois, passer sur la passerelle qui enjambe le ruisseau, avant d’aller rejoindre le troisième homme dans ce chalet. Avec leur seconde voiture garée de l’autre côté du chalet, ils peuvent donc s’enfuir en cas de pépins.

 

Tu est certaine de ce détail en ce qui concerne la cicatrice du troisième homme, sur la joue gauche demanda le commissaire ?

 

Oh oui répondit Mireille, sans aucun doute possible. Y a pas à dire continua-t-elle, mais en tout cas, je ne voudrais pas le rencontrer seule ; il me fait vraiment peur. Encore heureux que je suis toujours accompagnée de mes trois amis chaque fois que je vais dans ce coin. Je ne me suis jamais aventurée seule à cet endroit pour aller m’entraîner, même lorsqu’ils n’y étaient pas avant.

 

Alors plus aucun doute là-dessus assura le commissaire. C’est la bande du balafré. Des gens réellement sans scrupules ; je n’aimes pas beaucoup vous laisser aller seule dans ces parages.

 

Mais commissaire, s’écria Mireille, vous ne comprenez donc pas que c’est la seule façon possible de leur reprendre Caroline. N’est-ce pas Jérôme ? Décidez-vous donc Jérôme, mais décidez-vous tout de suite pour l’amour du ciel ! Bon Dieu cria toujours Mireille, qui est-ce qui m’a foutu un homme pareil ? Il y a combien de temps qu’ils sont partis demanda-t-elle à Yolande, voyant que Jérôme ne réagissait pas ?

 

Cela fait certes bien une heure au moins répondit-elle.

 

Bon fit Mireille ; ne perdons pas notre temps dans de vaines discussions commissaire. Toi Luigi, tu indique au commissaire l’endroit où se trouve l’embranchement. Et vous commissaire, sans vous commander, prenez les mesures nécessaires pour empêcher ces bandits de filer, en faisant bloquer ce carrefour puisque ce sont les deux seules routes possibles pour rejoindre le chalet. Quand à nous, Armand , Robert et moi, nous filons à travers bois si Jérôme nous autorise à prendre les trois motos de cross ici dans la vitrine, nous pourrons ainsi couper à travers tout, elles sont plus adaptées que nos motos traditionnelles.

 

Oui, c’est d’accord confirma Jérôme, vous pouvez les prendre.

Allons-y fit-elle en enfourchant la première moto, suivie de près des deux autres.

 

Le commissaire quand à lui fit le nécessaire pour bloquer le carrefour désigné par Luigi. Les quatre beloteurs les accompagnaient, ainsi que Shu-Yen et Bernard. Arrivés à l’embranchement où la voiture devait s’être engagée, le commissaire plaça quatre gendarmes dans les fourrés. Ceux-ci étaient arrivés entre-temps avec leur combi et tout le matériel désiré. Il fit aussi placer la herse garnie de clous en travers de la chaussée, juste à la sortie du virage. Bernard emprunta la carabine à répétition de Pipo, et expliqua au commissaire qu’il était tireur d’élite à l’armée. Il pouvait facilement placer trois balles en dix secondes à la même place dans une cible placée à cinq cent mètres, et préférait rester caché en compagnie des gendarmes, prêt à intervenir au commandement de son lieutenant.

 

La retraite des bandits étant ainsi bloquée sur ce côté, il ne restait plus qu’au commissaire et gendarmes restants, ainsi que les autres beloteurs et Shu-Yen, à suivre Luigi qui leur fit savoir que la route était encore longue à faire, avant d’arriver au chalet. Entre temps, Mireille arrivait sur les lieux du chalet soi-disant abandonné.

 

Toi Robert, arrange-toi pour mettre la voiture et le balafré hors course. Dès que tu aura réussi, tiens-toi prêt a emporter Véronique sitôt qu’elle aura franchit la passerelle après mon intervention. Armand et moi nous allons faire un peu d’entraînement cross en attendant qu’ils arrivent.

 

En s’approchant du chalet, Robert avait eut le temps de voir le balafré qui le regardait manœuvrer. Il se laissa choir avec la moto du côté de la voiture en se servant de celle-ci comme écran, feignant quelqu’un qui fait une malheureuse chute. Etant caché de la vue du balafré par la voiture, il sectionna à l’aide d’une petite pince coupante, la pipette des deux roues sur le côté duquel il se trouvait. L’opération ne dura que quelques secondes. Ensuite il se releva tant bien que mal en jouant la comédie de quelqu’un qui avait un peu mal à la jambe après avoir fait une chute en moto. Il fit semblant de contrôler l’état de sa moto, et se dirigea en boitant vers le chalet.

 

Quelque chose ne va pas demande le balafré ?

Vous n’auriez pas une pince ou un outil quelconque pour me permettre de redresser le câble de commande des gaz, il s’est tordu avec la chute que je viens de faire. Je ne m’explique pas comment j’ai pus tomber, cela ne m’est jamais arrivé.

Oh ne vous en faites pas, même les meilleurs pilotes font des pelles et parfois spectaculaires lui dit le balafré. Je vais voir s’il n’y a rien de ressemblant dans le coffre de la voiture.

 

Ouvrant celui-ci, il se pencha à l’intérieur pour prendre la trousse à outils, et reçu à ce moment, une manchette savamment placée sur la nuque par Robert, qui lui fit perdre connaissance. Robert entreprit de le transporter dans le chalet, le bâillonna, le ficelait et l’attacha sur le lit. S’assurant qu’il ne pouvait en aucun cas se libérer tout seul, et satisfait du résulta obtenu, se remis sur sa moto, et continua a tourner comme si de rien n’était, autour du chalet, de la voiture, en restant toujours à proximité de la passerelle.

 

Il était temps, Oscar, le boss et Véronique arrivaient et s’apprêtaient à passer sur la passerelle. Oscar le premier, passa de l’autre côté. C’est le moment que choisit Mireille pour passer à l’attaque. Elle se laissa dévaler la pente avec sa moto en criant : « Attention, je n’ais plus de freins, garez-vous, haaaa ». A ce moment, Véronique était engagée sur la passerelle par le boss, qui voyant arriver Mireille, voulu l’éviter en se reculant, mais, trop tard, Mireille se laissa tomber sur lui avec la moto. Ils basculèrent ensemble dans le petit ruisseau.

 

Pendant ce temps Armand était passé de l’autre côté du gué et fonçait sur Oscar qui voulu prendre son arme en comprenant ce qui se passait. Mal lui en prit, car s’il savait se servir aussi de la main gauche avec son arme, mais les habitudes de toutes personnes, gaucher ou droitier, est de se servir en premier lieu de la main dont il a pour habitude de se servir. Et bien sûr oubliant que son bras avait été cassé, fit la maladresse de vouloir s’en servir. Un cri de douleur l’accompagna dans ce mouvement, et trop tard de toute façon, Armant de tout son poids, l’avait fait basculer lui aussi dans le ruisseau.

 

Robert sur ces entre-fait se dépêcha de retirer Véronique qui était toujours sur la passerelle. Il remit à Armand le pistolet du balafré en lui disant de bien surveiller les truands pendant qu’il irait avec Véronique rejoindre le groupe avec le commissaire. Il installa Véronique sur le réservoir de sa moto en la plaçant face à lui pour la protéger du vent et pour ne pas lui faire perdre sa respiration pend qu’il roulerait.

 

Trois kilomètres plus loin, il rencontra le petit groupe. Robert mit le commissaire au courrant de la réussite de l’opération. Le commissaire annonça par radio la levée du barrage aux gendarmes restés au carrefour, et de venir le rejoindre avec le fourgon cellulaire. Il pria les trois beloteurs d’aller tenir compagnie à Mireille pour lui donner un coup de main. Lorsqu’ils arrivèrent au chalet, ils y firent entrer Oscar et le boss, qu’ils attachèrent sur une chaise. Le balafré reprenait doucement ses esprits.

 

Pipo entreprit de récupérer la mitraillette restée de l’autre côté du ruisseau, et en profita pour jeter un coup d’œil au coffre de la voiture resté encore ouvert, et prendre toutes les armes et munitions qui s’y trouvaient. Il demanda également l’arme que Armand avait récupéré du balafré, lui expliquant que c’était pour agrandir sa collection.

 

S’adressant ensuite au boss, il lui dit d’un air ironique : « Je sais que nous ne sommes pas encore à la Saint Nicolas ni à la Noël, mais comme j’ai horreur d’écrire, je te charge de les remercier de ma part le moment venu. Tu en aura tout le temps crois-moi, car avec tout ce que nous avons appris, plus le rapt d’enfant, tu n’est pas prêt de voir la sortie de l’endroit qu’on te réserve. » 

 

Ensuite, il fit un colis avec toutes les armes et munitions, et alla les planquer dans le bois, se promettant de venir les rechercher d’ici deux ou trois jours, le temps de faire oublier cette histoire aux policiers et gendarmes, qui sur le moment même oublieront certainement de penser aux armes en ayant fait une si belle prise pensait Pipo.

 

Un quart d’heure plus tard on embarquait le trio dans le fourgon qui se dirigea (mais non pas tout seul, il y a un chauffeur) ensuite vers la plus proche prison sécurisée de la région, en attendant d’être jugés.

 

Une demi heure après, nous étions tous réunis chez Jérôme pour assister à la joie de celui-ci d’avoir retrouvé Caroline saine et sauve. Il ne savait plus quoi faire ; il riait et pleurait en même temps. Il serrait Véronique dans ses bras ; allait chez Luigi, chez Armand, chez Robert pour les remercier l’un l’autre. Ne sachant plus quoi dire, il déposa Véronique et se jeta littéralement dans les bras de Mireille en l’embrassant également.

 

Tu es une fille épatante réussi-t-il enfin à dire les larmes dans les yeux. Toi et tes copains avez fait un travail excellent et vous avez rempli votre mission de main de maître. Comme remerciement, je vous offre à tous les quatre, ces motos de cross qui vous faisaient tant envie.

 

O,n ne sait pas ce qui lui a pris tout d’un coup, mais lorsque Jérôme s’est élancé au cou de Mireille, Yolande éclata en sanglots et s’enfuyait en courant comme une folle vers l’endroit où était garée sa moto.

 

Retenez-là cria alors Jérôme comprenant la situation.

 

Réalisant qu’elle ne pourrait pas partir avec sa moto qui était entourée par plusieurs motards, Yolande enfourcha la première qui se présentait à elle, chercha vainement et désespérément à la mettre en marche. Lorsqu’elle compris que c’était la moto spéciale de Shu-Yen, et qu’elle n’arriverait pas à la mettre en route, il était trop tard pour en choisir une autre. Tout le groupe faisait presque un tour complet autour d’elle. Caroline et Véronique lui prirent chacune une main.

 

Faut pas pleurer dit Véronique à Yolande, tu es si belle quand tu souris. Rappelle-toi, c’est toi qui m’avait dit cela l’autre jour dans la voiture de papa avant de me prendre en moto avec toi.

 

C’était l’autre jour cela ma chérie, réussi a dire Yolande en étouffant un sanglot, et aujourd’hui …

 

Et aujourd’hui reprit Jérôme, qui venait d’arriver derrière elle, je voudrait demander à mademoiselle Yolande, si elle consentirait a vouloir s’occuper de mes enfants à titre définitif, et me donner un coup de main pour la gérance de mes garages ?

 

Les larmes dans les yeux, Yolande se retourna vers Jérôme, et la gorge serrée demanda : serait-ce … serait-ce …

 

Oui fini par ajouter Jérôme, une demande en mariage, en bonne et due forme, en la recevant dans ses bras.

 

Hourra ! s’écrièrent les 22 - pardon les 26 - motards. Vive les futurs mariés. Hip, hip, hip, hourra !


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10 : Le retour


Le restant de notre séjour se passa sans encombre (mais non, je n’ai pas dis concombre). On fit encore de la natation, du bronzage, du golf miniature. Ben quoi ! Il avait tout prévu l’arrière cousin Germain ; et pourquoi pas en profiter puisque nous étions en vacances. Bref, on s’en est donné à cœur joie. On a fait aussi divers promenades en moto. Nous avons aussi étés faire un tour à Paris pendant deux jours. Yolande en a profité de ramener une petite Tour Eifel comme souvenir.

 

On n’oubliera pas les parties de cartes que les beloteurs on organisés avec les quatre filles de la régions. Elles ont aussi voulu savoir comment organiser des tournois de belotes, choses que nos compères firent sans la moindre difficulté naturellement. Il y eut aussi les parties interminables de notre champion au flipper (j’ai nommé Claudy pour rappel).

 

Shu-Yen avait eut l’occasion de terminer les photos du mariage, ainsi que le développement du film, qui, l’on s’en souvient, avait été fait sur les quatre beloteurs lors du voyage aller. Lorsqu’il leur montra le film, ils n’en revenaient pas quand à la réussite et à la discrétion dont il avait usé.

 

Pendant tout ce temps, l’ English ou si vous préférez John, répétait sans cesse : « My taylor is rich, my taylor is rich, … »

On sait bien que tu apprends l’anglais avec la méthode Assimil lui dit Yolande, mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut répéter les phrase six mille fois pour les connaître.

 

Il fallut pourtant songer au retour. Le dernier jour, Jérôme laissa ses dernières instructions à monsieur Lefin, lui donnant tous pouvoir pour gérer son garage et station d’essence, lui promettant de revenir aussitôt qu’il aurait réglé ses affaires concernant le garage qu’il possédait en Belgique.

 

On fit le voyage du retour sans annicroches. On s’arreta bien sûr à Ars où nous comptions maintenant beaucoup d’amis. Nous sommes repassés dire bonjour a la famille Legentil. Nous avons demandé au fils Legentil s’il était toujours satisfait de sa moto. Nous sommes aussi allés rendre visite à l’hôtel où les deux fils du patron avaient eut un accident. Ils ont étés satisfait de nous voir, et nous rassurèrent sur l’état de leur voiture qui avait été bien réparée.

 

Don Juan et Bernard en profitèrent encore un peu en allant roucouler quelques instants auprès de leurs belles dulcinées. A elles aussi, ils leurs promirent de venir leur rendre visite.

 

Nous ne restâmes pas longtemps. La route que nous devions faire était encore longue.

 

On n’oubliera pas non plus le repassage de la frontière. Surtout la douane française, où les agents nous reconnûrent, et où nous avons encore bien ri. Evidemment, c’est par Yolande, toujours elle, que nous eûmes droit à cet exploit.

 

Comment, fit-elle au douanier, vous ne me fouillez pas cette fois ?

Non mademoiselle répondit l’agent, ce n’est pas tous les jours fête, et de plus , la personne qui s’occupe des femmes est abscente.

 

C’est dommage fit Yolande, elle me plaisait vraiment et je me serais bien laisser pelottée par ses mains. Enfin que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir. En attendant j’ai un petit cadeau pour vous. Elle ouvrit une des sacoches de sa moto et y prit un petit paquet qu’elle tendit au douanier. Tenez, c’est pour vous.

 

Qu’est-ce que c’est fit-il l’air étonné ?

 

Oh, fit Yolande ! Pas grand chose, juste un boulon de la Tour Eifel. Je voulais avoir un souvenir de Paris, alors comme c’était trop compliqué, et que vraiment ils étaient trop nombreux à déboulonner, j’en ai dégoté un au marché au puces. Mais j’ai quand même voulu avoir une petite Tour Eifel, et je vous la donne aussi.

 

Ben Pourquoi vous ne la gardez pas, c’est un beau souvenir ?

 

Je n’aimes que les choses réelles fit encore Yolande. Celle-ci n’est qu’une vulgaire copie. Si vous regardez de plus près votre Tour Eifel, vous verrez qu’il y fait inscrit sous un des pieds : « MADE IN CHINA » . Si je l’aurais su, je ne l’aurais pas pris. Non vraiment, c’est sans regrets que je vous l’offre.

 

Le douanier ouvrit le paquet et se mit à rire en découvrant un boulon en plastic. Allez dit-il, vous nous avez encore une fois bien eut, j’ai été content de vous avoir revue. Bonne route et bon retour chez vous.

 

Quelques heures plus tard, nous étions enfin de retour chez nous.



F I N

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Auteur : Tranquillin Orfeo

Remerciements : Toutes les personnes qui me feront connaître les fautes d'orthographes que j'aurais laissé passer par inadvertance, malgré l'emploi du vérificateur.
Corrections:

Remerciements aussi à tous ceux (m/f) qui améliorent l'histoire en me proposant d'y insérer du texte. (Envoyez-le via mon email)
Modifications :

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